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Fraudes à l’apprentissage : des écoles de commerce sont pointées du doigt

 Fraudes à l’apprentissage : des écoles de commerce sont pointées du doigt

Alors que les frais de scolarité des grandes écoles de commerce françaises connaissent une importante inflation au cours de ces dernières années au grand désarroi des étudiants qui pendant la second confinement ont lancé une pétition récoltant plus de 20 000 signatures, un nouveau scandale vient d’être révélé par les Echos. En effet, des écoles de commerce seraient soupçonnées de fraudes à l’apprentissage. « Pour toucher jusqu’à 3.000 euros par étudiant, des grandes écoles ont déclaré environ 5.000 jeunes en tant qu’apprentis sans contrat alors qu’ils ne suivent pas de cursus par alternance. Alerté, le ministère du Travail a lancé une enquête. » (Les Echos)

 

L’apprentissage, une alternative croissante

En pleine explosion dans une pluralité d’écoles, l’alternance ou l’apprentissage permet d’étudier tout en se formant à un métier, au sein d’une entreprise. Ce système permet aussi de s’intégrer plus facilement dans la vie et la culture de l’entreprise et s’avère être une véritable aubaine pour les étudiants qui peuvent acquérir une solide expérience professionnelle et bénéficier d’une rémunération pendant leurs études. Les étudiants en alternance ne paient pas leurs frais de scolarité étant donné que ceux-ci sont à la charge de leur entreprise. 

 

Des écoles de commerce pointées du doigts pour fraude

La Ministre du Travail, Elisabeth Borne, explique que « des formations supérieures se sont soudain prises d’amour pour l’apprentissage, y compris un certain nombre qui ont 100 % d’apprentis sans contrat, dans des écoles de commerce notamment »

L’auteur de cet article, Alain Ruello, estime qu’« environ 5.000 faux apprentis seraient concernés malgré eux, inscrits dans des écoles plutôt de seconde catégorie. Le préjudice potentiel est relativement faible en montant, 15 millions d’euros au maximum, mais dommageable pour l’image de cette forme d’enseignement en alternance. » Mais qu’entend-on par « seconde catégorie », s’agit-il de grandes écoles de commerce reconnues Post-Prépa, d’écoles Post-Bac, ou d’autres types d’écoles de commerce ?

 

L’enquête suit donc son cours, les sanctions restent pour le moment indéterminées. Une chose est cependant sûre, il ne faut pas accuser telle ou telle école à tort, ni faire d’amalgame sur l’ensemble des grandes écoles de commerce, notamment celles ayant fortement développé l’alternance sans en profiter sur le dos de leurs étudiants.

Dorian ZERROUDI

Directeur de Mister Prépa et Co-fondateur de Planète Grandes Écoles j'ai à coeur de transmettre et oeuvre pour l'égalité des chances.