Rencontre avec Jules Robin, refondateur de l’association Polo Marco à l’ESSEC

 Rencontre avec Jules Robin, refondateur de l’association Polo Marco à l’ESSEC

Rencontre avec Jules Robin, refondateur de Polo Marco, association de voyage et de la promotion de la culture européenne à l’ESSEC.

 

Bonjour Jules, peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Jules Robin, j’ai 21 ans et j’ai intégré l’ESSEC après deux années de classe préparatoire ECS au lycée Descartes à Tours. Je suis en première année du Programme Grande Ecole, et avec 4 camarades de promo, Joachim, Anthony, Emeric et Coline, nous avons décidé de relancer et de reprendre complètement une association : Polo Marco.

 

Qu’est-ce que l’association Polo Marco ?

Polo Marco est l’association de voyage et de promotion de la culture européenne à l’ESSEC. Très concrètement, on organise chaque trimestre un weekend dans une capitale européenne et on propose aux étudiants des places à prix réduit. Notre but est de rendre les voyages accessibles au plus de personnes possibles et de permettre de découvrir des villes, des quartiers et des bons plans à ceux qui n’en ont pas forcément l’opportunité. A côté de cela on organise au fil de l’année des événements sur l’ouverture internationale et l’Europe pour mieux faire connaître la culture européenne aux étudiants français et internationaux de l’ESSEC. Malheureusement à cause de la covid-19, les voyages et les événements associatifs de Polo Marco ont été complètement annulés, et l’asso est restée au point mort depuis.

 

Comment l’idée de reprendre cette association vous est-elle venue ?

J’avais découvert l’asso en me renseignant sur la vie associative de l’ESSEC avant d’intégrer l’école, le principe m’avait directement plu, mais en intégrant j’ai appris que l’asso était complètement inactive. Je trouvais ça vraiment dommage qu’une asso avec un concept aussi intéressant et avec autant de potentiel sombre complètement dans l’oubli, d’autant plus qu’à chaque fois que j’en parlais autour de moi les gens étaient aussi intéressés que moi. Quand j’ai compris qu’il n’y avait personne pour reprendre l’asso et qu’aucune autre asso de l’ESSEC ne reprendrait ses activités, je me suis dit que je ne pouvais pas laisser Polo Marco disparaître entièrement. J’ai trouvé 4 camarades de promo motivés et on s’est lancé dans cette aventure de faire revivre l’asso.

 

Quelles démarches avez-vous menées jusqu’à présent et comment se sont-elles passées ?

La première des démarches que nous avons faite a été de contacter l’ancien bureau pour savoir s’il était d’accord pour nous laisser reprendre l’asso. Ils auraient très bien pu refuser, heureusement pour nous ils ont accepté. Ensuite il a fallu effectuer toutes les démarches administratives avec l’école et avec la préfecture – de loin les plus longues et fastidieuses. C’était assez intense à combiner avec les cours, les recherche de stage, les autres engagements associatifs de chacun, surtout que l’on était qu’un petit groupe de 5. Nous nous sommes également beaucoup renseignés sur la façon dont l’asso fonctionnait auparavant. Nous avons contacté les anciens membres, fouillé dans les archives, etc. Cela a été très important pour nous quand il a fallu savoir si nous voulions conserver exactement le même concept d’association avec les mêmes missions, ou si au contraire nous voulions l’adapter tout en restant fidèle à l’âme et la philosophie de l’association. Finalement nous avons opté pour de légères modifications, sans nous éloigner fondamentalement de ce qu’était l’asso originellement.

 

Comment vont se passer les recrutements ?

Pour l’instant l’asso n’est composée que des 5 membres du bureau. L’objectif de ces recrutements est de trouver des personnes motivées et prêtes à s’investir avec nous pour relancer Polo Marco. On sait bien qu’on ne pourra pas faire de voyage ni organiser d’événement d’ici la fin de l’année compte tenu du contexte sanitaire. On compte recruter 8 personnes pour nous aider à faire renaître l’asso et être prêts au moment où les conditions sanitaires nous permettrons d’organiser à nouveau des voyages. C’est une sorte de course contre la montre assez excitante en soi.

 

Quels sont vos projets pour cette année ? Quels sont les défis que vous allez devoir surmonter ?

Tout d’abord nous allons devoir travailler sur la communication pour gagner en visibilité. Sans ça, on ne pourra pas vraiment parler de « renaissance » de l’asso ni atteindre un public suffisamment large et varié pour nos voyages et événements. Cela demandera particulière d’efforts puisque qu’il faudra se faire connaître auprès d’étudiants de tous les programmes de l’ESSEC – Grande Ecole, BBA, Masters spécialisés – et des étudiants français comme internationaux. Ensuite il va falloir démarcher des entreprises pour trouver de partenaires et des sponsors, et rassembler les fonds nécessaires pour faire vivre l’association et lui permettre de réaliser ses projets. Cette année sera consacrée à remettre l’association sur pied, mais on a déjà plein d’idées pour la suite : des voyages (bien évidemment), des conférences, des rencontres internationales et une Semaine Européenne sur le campus.

 

Que penses-tu que cette expérience va t’apporter, ou que t’a-t-elle apporté jusqu’ici ?

Nous n’en sommes qu’au début et nous avons tous déjà énormément appris. On apprend beaucoup sur le tas, notamment quand il s’agit de faire des démarches administratives, prendre des initiatives et aller jusqu’au bout, se renseigner sur ce qu’une association peut ou ne peut pas faire, établir et respecter des protocoles précis – en particulier les protocoles sanitaires pour cette année. Personnellement, je pense retirer principalement 2 choses de cette expérience. La première, c’est savoir mobiliser, motiver et coordonner un groupe de personnes pour mener à bien un projet tous ensemble. C’est le plus important pour une asso d’ailleurs, et on se rend vite compte que c’est le travail d’équipe qui permet de réussir. Le tout est d’arriver à avoir une envie de réussir particulièrement communicative et à transmettre son enthousiasme et ses projets pour ce projet en commun. La seconde chose que cette expérience va m’apporter, c’est la certitude qu’il faut aimer totalement le projet pour lequel on œuvre, croire totalement en ce qu’on fait et s’engager à 100%. Je suis convaincu que si l’on n’aime pas ce qu’on fait, alors le résultat n’est pas là en bout de chaîne.

 

Est-ce difficile de mener ce projet en parallèle de tes études ?

Effectivement c’est assez prenant puisque nous devons relancer complètement l’association, mais les recrutements qui arrivent très bientôt nous permettront de mieux se répartir le travail et de souffler un peu. Il faut garder à l’esprit que c’est avant tout une association étudiante et que le but reste de passer de bons moments entre potes et de s’amuser, donc même s’il y beaucoup à faire, on prend quand même plaisir à le faire avec les autres membres de l’asso.

 

As-tu des conseils pour des étudiants qui aimeraient créer ou recréer une association ?

Si vous êtes convaincus du potentiel de votre association, lancez-vous. C’est une expérience aussi formatrice qu’enrichissante et qui permet de tisser des liens forts avec ceux avec qui l’entreprend. Vous en sortirez forcément gagnants. Mon conseil serait justement de ne pas avoir peur d’entreprendre. On court forcément le risque de vouloir trop en faire et de voir les choses en trop grand au début, puis on se rend compte qu’on a été trop ambitieux. Mais ce n’est pas grave, c’est la règle du jeu, et c’est bien ce qui rend encore plus beaux les projets qui réussissent. Un autre conseil serait de trouver les bonnes personnes avec qui le faire, celles qui partagent la même envie et les mêmes convictions que vous pour ce projet. Une fois que ce sera fait, le passionnant vous attendra.

 

Nous remercions Jules Robin pour le temps qu’il nous a accordé !

Coline Bernard