Cryptech, la start-up qui démocratise les investissements en cryptomonnaies

 Cryptech, la start-up qui démocratise les investissements en cryptomonnaies

Rencontre avec Ludovic de Froissard, fondateur de Cryptech qui nous partage sa vision sur les enjeux des cryptomonnaies dans les années à venir.

Bonjour Ludovic, peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Ludovic de Froissard, j’ai 24 ans et je suis en train de finir mon parcours au sein d’emlyon, business school après une licence de droit privé.

Tu as récemment créé Cryptech, c’est quoi ?

Cryptech est une solution de gestion d’actifs dédiée aux cryptomonnaies. En clair, il s’agit de proposer à nos clients de gérer leurs fonds sur des marchés de cryptomonnaies, pour les faire fructifier, tout en étant capable de manager les risques liés (essentiellement) à la volatilité des cours. J’ai eu l’idée de créer Cryptech il y a 4 ans, et nous sommes opérationnels depuis début 2021. 

 

Quel est ton objectif avec cette entreprise ?

Vaste question, je vais y répondre en fonction de nos objectifs sur les deux ans à venir :

  • En année 1 : l’objectif est de montrer que notre premier produit fonctionne, qu’il a du potentiel. Nous voulons également développer notre savoir-faire autour d’autres produits de gestion.
  • En année 2 : l’objectif sera surtout de faire grossir notre équipe et de scaler un maximum la société.

Pourquoi avoir lancé ce projet ?

En tout honnêteté, par flemme ! J’ai découvert les cryptomonnaies en 2016, alors que je m’ennuyais sur les bancs de la fac avec un ami. J’ai commencé à boursicoter et je me suis très rapidement rendu compte que si je voulais réaliser des bénéfices, il allait falloir arrêter de manger, de boire, de dormir et de sortir, car contrairement à des places financières comme Euronext ou Wall Street, les marchés de cryptos tournent 7j/7, 24h/24.

C’est là que l’idée d’automatisation des prises de décision et d’investissement a germé, il m’a ensuite fallu un peu plus de 3 ans pour la développer, avec 4 équipes successives.

L’entrepreneuriat, une première pour toi ?

Non, pas exactement. J’ai aussi fondé une agence événementielle en 2017, qui est toujours en activité aujourd’hui, même si le volume d’affaires a un peu diminué par rapport aux années précédentes.

 

Vous avez sorti un livre blanc portant sur les cryptomonnaies, quel été l’objectif de ce dernier ?

Comme tout livre blanc, le nôtre a un but promotionnel, mais pas seulement. On s’est rapidement rendu compte que beaucoup de nos clients potentiels comprenaient assez peu l’écosystème des cryptomonnaies, ou alors uniquement 2-3 notions qu’ils avaient pu glaner dans des médias. Assez peu de connaissances théoriques finalement. Et quand tu vends un produit un peu technique et que tu t’adresses à des particuliers, cela peut être problématique.

La meilleure façon d’éclairer leur investissement est donc de leur fournir un condensé très pédagogique sur les cryptos : qu’est-ce que c’est, comment ça marche, quel est l’intérêt, pourquoi elles vont changer le monde, etc.

Une fois que nos clients ont lu notre livre blanc, ils comprennent mieux notre démarche, et ont suffisamment de connaissances pour jauger notre produit en connaissance de cause.

 

Les cryptomonnaies sont-elles l’avenir de notre système financier ?

Très bonne question, d’autant plus au regard de l’actualité récente (Mastercard suit Visa et annonce prendre en charge en 2021 des transactions en cryptos sur son réseau). Déjà, il faut définir ce qu’on entend par « système financier » et par « cryptomonnaies ». Par exemple, Bitcoin ne sera sûrement pas utilisé en 2050 pour payer tous les salaires. En revanche, le principe des cryptos (décentralisé, en pair à pair) va, à mon sens, provoquer une évolution majeure dans le domaine des échanges financiers dans les années à venir.

Il faut aussi voir les cryptos comme une remise en question des monnaies fiduciaires et la façon dont l’économie est pensée aujourd’hui (économie de la dette notamment). Enfin, le domaine d’application des cryptomonnaies n’est pas que financier. Quand tu regardes le fonctionnement d’Ethereum et des smart contracts, il y a fort à parier que cela va faire évoluer la manière d’exécuter les contrats et leur environnement.

 

Tesla a récemment annoncé acheté pour 1,5Mds$ de BTC, ton analyse par rapport à ça ?

Ils ne sont pas les premiers, et sûrement pas les derniers ! MicroStrategy, PayPal, Square et d’autres grandes entreprises américaines avaient déjà passé cette étape en 2020.A titre d’anecdote, ces PDG sont tellement sûrs de leur stratégie que Michael Saylor (CEO de MicroStrategy) avait même déclaré que MicroStrategy garderait tous les Bitcoin acquis, même si leur valeur tombaient à zéro.

Au-delà de l’effet d’annonce, c’est avant tout une question de stratégie de gestion de trésorerie. Quand tu regardes Tesla, ils ont placé 1,5Mds sur un total de 19Mds, soit environ 8% de leur cash. C’est une décision purement comptable, le marché suit une forte tendance haussière, ça « vaut » donc le coup de placer une petite part de sa trésorerie pour faire des profits. Il faut aussi rappeler qu’en ce moment, avoir du cash « coûte » cher avec l’inflation. C’est un signe supplémentaire que Bitcoin est vu comme une valeur refuge, un or numérique.

Après, c’est sans compter sur notre cher Elon, qui a démontré plusieurs fois sa capacité à influer sur le cours d’une crypto avec un seul tweet.

Comment vois-tu Cryptech dans les mois, années à venir ?

Pour l’instant, je considère Cryptech comme un POC. Les prochains mois vont être déterminants, car c’est là que l’on verra si les résultats sont au rendez-vous. Ensuite, l’objectif sera de grandir de manière structurée et accélérée, un gros challenge. L’objectif derrière tout ça, est de devenir un acteur de référence dans les cryptos. C’est doublement intéressant, car en tant que jeune start-up nous sommes en perpétuelle évolution, mais le marché également évolue de manière structurelle. Il y a donc un gros travail de prospective et de stratégie de développement.

 

Quels conseils donnerais-tu aux étudiants qui souhaiteraient entreprendre ?

  • Commencer dès que c’est possible 

J’entends souvent des potes dire « quand je serai sorti d’école », « quand j’aurai fini mon stage », « quand j’aurai 5 ans d’expérience »… La planification c’est le meilleur moyen de ne rien faire. Si tu as une idée, développe-la, travaille dessus et si tu le sens, il faut la lancer, et maintenant ! Pas dans 1 mois, dans 1 an ou dans 5 ans.

  • Ne pas avoir peur de l’échec

On a un gros problème avec l’échec en France et on le cache sous des airs de prévoyance. On le voit même avec nos clients aujourd’hui, la première question qu’ils nous posent, c’est « vous faites quoi si ça échoue ? »

Un peu comme si tu demandais à un constructeur de voiture ce qu’il ferait si sa voiture tombe en panne. Son travail c’est JUSTEMENT de faire une voiture qui ne tombe pas en panne.

  • Ne pas hésiter pas à partager son idée 

On se dit souvent que quand on a une idée, il faut la garder secrète, de peur de se la faire voler. Sauf que tous les pontes de l’entrepreneuriat te diront que c’est la personne qui compte, pas l’idée en elle-même. Le film The Founder sur l’histoire de McDonalds est un très bon exemple : les deux frères qui ont inventé McDo n’auraient jamais pu en faire ce que c’est devenu tous seuls, même si leur idée était brillante.

Partager son idée, c’est le meilleur moyen de recevoir les premières objections et de l’améliorer. Si je n’avais pas partagé mon idée sur Cryptech, je n’aurais pas trouvé mon associé !

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