Rencontre avec Ranitea Gobrait, sur son retour d’expérience à la Société Générale en Polynésie française

 Rencontre avec Ranitea Gobrait, sur son retour d’expérience à la Société Générale en Polynésie française
Rencontre avec Ranitea Gobrait, ayant eu une expérience professionnelle au sein de la Société Générale en Polynésie française.

Salut Ranitea, peux-tu te présenter rapidement ?

Coucou, je m’appelle Ranitea GOBRAIT, j’ai 21 ans et je suis originaire de Tahiti, en Polynésie Française. J’ai fait toutes mes études à Tahiti avant d’arriver à Paris pour la prépa. J’ai fait une prépa MPSI-MP à Janson de Sailly et je suis maintenant à Télécom SudParis.

Les années prépa :

Comment organisais-tu ton travail pendant ces 2 ans de prépa ?

Tous les jours, nous avions cours de 8h à 17h et avec les khôlles, cela pouvait aller jusqu’à 19h ! Les journées étaient très chargées et à la fin, nous avions tous hâte de manger et de dormir. Mais, il fallait travailler. Je travaillais donc jusqu’à 22h tous les soirs. Tout simplement parce qu’après 22h, je n’étais plus du tout efficace. Dès que nous avions un blanc entre 2 cours, j’allais à la bibliothèque réviser les khôlles de la semaine et revoir les exercices techniques. Après le DS du samedi matin, je préparais les khôlles de la semaine et fichais les maths et la physique. Le soir, je faisais une pause en allant rejoindre des amis dans Paris. Parce que oui, les pauses sont hyper importantes. Il faut au moins prendre 3h loin des cahiers chaque semaine pour se ressourcer. Et le dimanche c’était DM, révisions des TDs et préparation du DS de la semaine suivante.

Quels résultats as-tu obtenu au concours ?

Pour être honnête, je ne me souviens plus du tout de mes notes… Mais ma petite fierté reste quand même mon 15 en physique aux Mines. Tout simplement parce que les sujets des Mines sont connus pour être les plus techniques.

Dans quelle école as-tu été prise et pourquoi avoir choisi Télécom SudParis ?

J’ai été prise à Télécom SudParis, mais aussi l’ENAC, l’EDHEC et l’EM LYON en concours parallèles. J’ai longtemps hésité entre l’EDHEC et Télécom SudParis. Étant donné que je veux travailler dans le domaine de la finance bancaire, l’EDHEC semblait être le meilleur choix. Mais, je savais que le côté scientifique allait me manquer. De plus, après avoir discuté avec plusieurs professeurs, professionnels du milieu et amis étudiants dans chacune de ces écoles, j’ai décidé de choisir Télécom SudParis.

La vie à Télécom SudParis :

Comment s’est passée la transition entre la classe préparatoire et l’école d’ingénieur ?

Avec le Covid, nous avions énormément de restrictions : nous étions regroupés, en binôme. Une semaine sur deux, mon binôme allait en cours en présentiel tandis que je suivais les cours à distance et vice versa. C’était extrêmement dur de suivre les cours à distance et quand l’annonce du deuxième confinement est tombée, mes parents m’ont rapatriée à Tahiti. J’ai donc passé toute ma première année d’école à Tahiti à suivre les cours à distance. Avec le décalage horaire, je suivais les cours à distance de 21h à 5h du matin et cela pouvait aller jusqu’à 8h quand j’avais cours de mandarin. C’était exténuant. Pour tenir, j’étais obligée de boire 10L de café par soir et de prendre des shoots de vitamines.

Tu fais partie du pôle logistique du forum Corner Tech. Pourquoi ce choix ?

Je voulais faire partie d’une association ayant un côté professionnel, me permettant de développer mon réseau. C’est pourquoi j’ai choisi le Forum des Télécommunications aussi dénommé Forum Corner Tech.Pourquoi le pôle logistique ? Mon parrain était membre du pôle logistique et j’ai été énormément touchée par la passion qu’il accordait à son poste. C’est ce qui m’a poussée à postuler pour ce pôle.

Parle-nous de tes expériences associatives. Qu’est-ce qu’elles t’ont apporté dans ta formation ?

Je participe à énormément d’associations : le Forum des Télécommunications, Pomp’INT qui est le club de pom-pom girl de l’école, Cook’IT le club de cuisine et Emoty’s depuis cette année. C’était important pour moi de garder un équilibre entre le côté professionnel et le côté fun. Chaque association m’a permis de découvrir un peu plus ce que j’aimais réellement et de faire des nouvelles rencontres.

Quelles relations entretiens-tu avec les étudiants de l’Institut Mines-Télécom Business School ?

J’ai beaucoup d’amis qui sont à l’Institut Mines-Télécom Business School. C’est assez intéressant de partager un campus avec une école de commerce, on a l’impression d’être un énorme campus comme à l’Américaine.

La vie professionnelle :

Décris-nous la Société Générale de Papeete dans laquelle tu as effectué ton stage. Pourquoi avoir choisi ce stage et qu’est-ce qu’il t’a apporté ?

J’ai effectué mon stage à la Banque de Polynésie qui fait partie du Groupe Société Générale. J’ai travaillé au sein d’une équipe de 13 personnes qui avaient chacun un parcours très différent. C’était intéressant de pouvoir échanger avec eux et de voir concrètement en quoi leur travail consistait. J’ai également pu échanger avec plusieurs autres collaborateurs travaillant dans des services différents : le service risques et analyse des risques, le service des flux internationaux etc. J’étais très curieuse de voir à quoi ressemblait le monde de la finance et plus particulièrement des banques. Ce stage m’a permis de préciser mon projet futur et de réellement comprendre les ficelles du métier.

Tu étais à la direction financière et au service comptabilité ? De quelle façon as-tu abordé la finance en tant qu’ingénieur ?

Oui, c’est exact. Je n’y connaissais vraiment rien avant de commencer mon stage. J’ai donc passé les 3-4 premiers jours à potasser un bouquin que m’avait confié mon maître de stage. Mais c’est vraiment au cours de la deuxième semaine que j’ai été formée par chaque membre du service. Ils avaient chacun une tâche bien particulière à effectuer tous les jours. Le directeur financier m’a également confié la tâche d’étudier et analyser les chiffres des opérations diverses au cours des dernières années et de rendre un modèle permettant d’expliquer les hausses et baisses. Je pense que c’était vraiment la tâche la plus complexe que j’ai pu réaliser.

Quelles sont les particularités professionnelles ou non de la Polynésie comparé à la France métropolitaine ? Comment sont perçus le monde professionnel ainsi que les études ?

N’ayant encore à ce jour jamais effectuée de stage dans une entreprise en France métropolitaine, je ne peux pas réellement affirmer qu’il y ait une quelconque différence. Mais, si je me base sur les retours que j’ai eu de mes camarades, je pense qu’il y a déjà une meilleure atmosphère de travail. Chaque personne était très accueillante et je me suis vite intégrée au sein du groupe. De plus, il y avait pleins d’activités mises en place afin de faire participer chaque membre du service et donc renforcer les liens. Ils étaient tous à l’écoute et ont eu la patience de me former au cours de ces deux mois. Je pense que cela dépend des personnes. Mais, d’après mon expérience, je trouve que le monde professionnel est très important et il ressemble à celui que l’on peut voir en France. Nous prenons également tous à cœur de poursuivre nos études et d’exceller dans celles-ci.

Qu’envisages-tu de faire une fois diplômée ? Vers quel secteur comptes-tu te diriger ? Penses-tu retourner en Polynésie pour travailler ?

J’aimerais pouvoir dégoter un job dans une banque française afin d’affiner mes compétences et enrichir mes connaissances. Comme je l’ai mentionné plus haut, je souhaite travailler dans le domaine de la finance bancaire.Oui. Avant même de partir faire mes études en France, je savais déjà que je voulais revenir travailler à Tahiti plus tard. C’est un projet qui me tient particulièrement à cœur.

Quels sont tes projets pour 2022 ?

J’espère pouvoir obtenir le double diplôme avec Imperial College London afin de pouvoir faire ma rentrée 2022 à Londres et découvrir une nouvelle ville d’Europe.

Le mot de la fin : quels conseils donnerais-tu aux candidats de cette année ?

Bossez à fond mais prenez du temps aussi pour souffler, c’est important ! Mais bossez quand même plus. Après vous pourrez vraiment vous amuser en école et découvrir la (vraie) vie étudiante.Lire plus : Télécom SudParis adapte sa formation d’ingénieurs face à l’urgence climatiqueLire plus : L’Institut Mines-Télécom, une pluralité de formations autour d’un maître mot : l’excellence