Amaury : « j’ai étudié au Canada, en France et aux États-Unis »

Amaury : « j’ai étudié au Canada, en France et aux États-Unis »

Nous sommes allés à la rencontre d’Amaury, fraîchement diplômé de trois institutions de renoms dans trois pays différents. Suite à cela, il s’est lancé dans une aventure entrepreneuriale pour la moins surprenante : Your Friends Are Boring. Retour sur son parcours très inspirant à plusieurs égards !

 

Bonjour Amaury, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Amaury, 25 ans et en phase d’être diplômé du PGE d’emlyon. Je suis en train de terminer ma dernière année d’études en Californie, à UC Berkeley au sein du programme Le Bridge (échange académique et création d’entreprise sur un an). Avant emlyon j’ai effectué ma licence au Canada directement après le lycée.

 

Tu as commencé tes études directement à l’étranger, pourquoi ce choix ?

J’ai grandi à Mulhouse en Alsace et j’avais une aspiration à voyager et vivre à l’étranger. C’est en voyageant en Alberta avec mon lycée que j’ai eu le déclic. J’étais censé rester avec ma classe pendant deux semaines mais je suis finalement resté deux mois tout seul en immersion totale. Des proches qui avaient suivi le parcours classique classe prépa puis grande école m’ont également poussé à considérer partir à l’étranger, une expérience qui serait peut-être un peu moins intense académiquement mais tout en étant tout de même d’une grande richesse. J’étais accepté en prépa littéraire mais je suis finalement parti pour Montréal, sans aucun regret.

 

Comment as-tu effectué ta recherche d’université ? Choix du pays etc.

J’ai fait mon choix selon plusieurs critères précis. Je souhaitais évoluer dans un environnement anglophone, une université de type anglo-saxonne. Je considérais donc l’Amérique du Nord et l’Angleterre. Le second critère a été économique. Des études au Etats-Unis n’étaient par exemple pas envisageables ($100,000 pour une licence). Dans cette catégorie le Québec était imbattable : Je ne payais que 10% des frais de scolarité et je bénéficiais d’une couverture complète de l’assurance maladie. J’ai donc concentré mes recherches sur le Québec en cherchant une école anglophone et prestigieuse. McGill et Concordia correspondaient à ma recherche. J’ai finalement eu une offre de l’université de Concordia pour étudier l’économie.

 

Après ton Bachelor au Canada, tu as décidé de revenir en France pour faire un Master, comment as-tu procédé ?

Je suis passé par le concours commun de la Chambre de Commerce de Paris Ile-de-France : SAI. Cette épreuve permettait d’intégrer le PGE de 8 écoles de commerce sur dossier et entretiens en tant qu’étudiant provenant de l’étranger. J’ai dû passer un test GMAT qui est un test international d’anglais et de math pour intégrer des masters de management. J’étais admissible jusqu’à emlyon. J’ai passé mes entretiens dans les locaux de la chambre de commerce avec des professeurs et professionnels. L’entretien s’est très bien passé et j’ai obtenu une offre d’emlyon pour le programme PGE.

 

Ensuite, tu es reparti à l’étranger, à UC Berkeley cette fois…

J’ai passé une très bonne année à Lyon mais j’ai vite ressenti l’envie de repartir. Mon échange prévu en Russie a été compromis par le Covid et j’envisageai de m’installer en Californie pour tenter une aventure entrepreneuriale par mes propres moyens. Un soir de confinement j’ai reçu un mail de mon école qui présentait un nouveau programme avec l’incubateur Schoolab et UC Berkeley. J’ai sauté sur cette opportunité et me voilà en Californie.

 

D’un point de vue pro, tu as d’abord commencés en finance : en M&A et Audit

Je ne savais pas ce que je voulais faire et mon premier instinct a été de me diriger vers la finance, et plus particulièrement la fusion-acquisition. Mes études au Canada et à l’emlyon m’ont permis de décrocher des entretiens dans des banques d’affaires mais ils se sont tous plutôt mal passés. Je pense que je n’étais pas intrinsèquement motivé. J’ai effectué 6 mois en audit chez Deloitte, une expérience formatrice qui s’est bien déroulée mais qui n’est pas devenue une vocation.

 

Puis tu lances ta première start-up durant tes années à Berkeley, qu’est-ce qui t’a motivé dans ce choix ?

Comme je le disais j’avais déjà ce rêve de tenter une aventure entrepreneuriale en Californie. Dès que je suis arrivé à Berkeley en septembre 2021 j’ai tout de suite cherché un projet et des cofondateurs. J’ai alors rencontré Clara, une camarade de classe espagnole qui suivait un programme similaire au mien. Nous avons décidé de nous associer et de lancer un projet ensemble. Je ne me vois pas faire autre chose aujourd’hui.

 

Qu’est-ce que Your Friends Are Boring ?

Your Friends Are Boring a pour mission de connecter les jeunes professionnels de la baie de San Francisco à travers des expériences mémorables. Nos recherches nous ont permis de comprendre la pandémie de solitude qui touche particulièrement cette tranche de la population. Par exemple nous avons organisé un voyage au Nicaragua dans un surf camp avec 7 inconnus. Résultat : une nouvelle bande d’amis et des souvenirs plein la tête. Nous souhaitons créer une communauté forte dans la baie de San Francisco, qui se retrouve autour d’activités et de voyages.

 

Un conseil pour les étudiants qui souhaiteraient se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Je n’ai pas encore beaucoup de conseils à donner compte tenu du fait que je viens tout juste de me lancer, mais celui qui me vient directement à l’esprit est d’exécuter. Il est primordial de se jeter à l’eau et de tenter le projet même dans une forme extrêmement basique. Cela permet de prouver son concept, montrer du potentiel et prendre en confiance. En exécutant on construit une base solide pour construire la suite du projet.

Directeur de Mister Prépa et Co-fondateur de Planète Grandes Écoles j'ai à coeur de transmettre et oeuvre pour l'égalité des chances.