Zoom sur le domaine du conseil: de GEM à Accenture !

Zoom sur le domaine du conseil: de GEM à Accenture !

Chaque année, des centaines de candidats portent un intérêt au domaine du conseil au moment des oraux. Nous vous présentons aujourd’hui ce secteur un peu plus en détail avec Ugo Mahin, diplômé Grenoble Ecole de Management et aujourd’hui en poste chez Accenture à Paris !

Bonjour Ugo, peux-tu présenter ton parcours ?

Avec plaisir! J’ai intégré GEM en 2011 à l’issue d’une CPGE ENS Cachan D1 (Droit & Economie) réalisée au Lycée Juliette Récamier à Lyon. J’ai choisi GEM car c’était (et c’est toujours le cas) l’une des très rares écoles à proposer un double cursus droit et management permettant de poursuivre l’étude du droit (notamment des affaires) jusqu’au grade de Master tout en y associant une solide formation au monde de l’entreprise (stratégie, marketing, finance, géopolitique, etc.). Diplômé en 2015, j’ai d’abord commencé mon parcours professionnel dans l’industrie en continuité de mes stages avant de rejoindre assez rapidement, en 2015, le secteur du conseil dans lequel je suis toujours aujourd’hui.

 

Le conseil, c’est quoi ?

J’aurais deux niveaux de réponse, l’un plutôt théorique pour restituer rapidement les choses, et l’un plus personnel pour partager ma vision du métier de consultant (au sens générique du terme). Tout d’abord, le secteur du conseil en France est un secteur important, c’est un débouché majeur pour les futurs diplômés d’écoles de commerce et d’ingénieur ! Il représente selon le Syntec (syndicat de la profession) plus de 80 000 entreprises, créé plus de 60 000 emplois annuellement et participe à hauteur de 8 % au PIB national. S‘agissant de définir le métier, je dirais que le consultant est un spécialiste d’un domaine (un secteur, une fonction, une technologie, etc.), qui est mandaté par un client qui recherche un appui extérieur et indépendant, pour l’aider à négocier un virage stratégique ou opérationnel qu’il n’a jamais négocié jusqu’à présent et pour lequel il souhaite être guidé pour réussir son pivotement.

 

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Pourquoi as-tu été attiré par ce domaine en particulier ?

Le goût de la nouveauté, de l’envie de contribuer à la réussite de projets impactants, bref le goût du challenge! Nouveauté, car au gré des changements de missions et de clients, on découvre de nouvelles personnes, de nouveaux secteurs, de nouveaux projets etc. C’est passionnant intellectuellement ! Il n’y a clairement pas de routine dans ce métier exigeant. Challenge, car comme je le disais, les clients nous sollicitent souvent pour que nous les aidions dans des moment critiques et/ou sur des projets sensibles pour leur opérations en cours ou à venir. Il faut donc se pousser soi-même dans ses propres retranchements pour étudier et proposer les bons scénarios. On se sent vraiment engagé aux côtés du client pour faire en sorte que le projet sur lequel on l’appui réussisse et produise un impact positif. C’est extrêmement stimulant!

 

À quoi ressemble une journée type ?

Il n’y en a pas ! C’est là tout ce qui fait l’intérêt du métier de consultant ! Au gré des missions, vous intervenez dans des environnements très différents, sur des problématiques qui ont certes des points communs au regard de ce qui sera progressivement votre domaine de spécialisation, mais qui conservent des particularités qui leur sont propres. Il peut parfois y avoir des urgences qui vous poussent à vous réorganiser rapidement, etc. Votre boussole, c’est la satisfaction de votre client, et c’est encore une fois très stimulant !

 

Quelles sont les grandes problématiques que rencontre Accenture actuellement ?

Nos clients font face aujourd’hui à des changements importants tant en interne (nouvelles méthodes de travail, attractivité des talents, performance opérationnelle, etc.) qu’en externe, pour préserver ou prendre des parts de marchés dans un monde caractérisé par l’acronyme « VUCA » (Volatility, Uncertainty, Complexity, Ambiguity). Le rythme des innovations technologiques s’est très fortement accéléré. On peut considérer qu’avant une entreprise se transformait en 10 ans, désormais c’est plutôt 5! Des nouvelles technologies comme le Cloud ou l’Intelligence Artificielle sont des opportunités à saisir, pour raccourcir les temps de mise sur le marché d’un produit ou d’un service.

 

Derrière son apparence très technique, cet enjeu est avant tout culturel et humain car, en soi, les technologies existent déjà. En revanche, les façons de penser un service, un produit, ou encore de conduire un projet doivent évoluer. L’utilisation de ces nouvelles technologies nécessite de nouvelles compétences, qui sont aussi les premières impactées par ce phénomène d’accélération. C’est impressionnant ! Enfin, un autre enjeu majeur que nos clients commencent à adresser pleinement est celui de la responsabilité sociale et environnementale. Il est consécutif de l’évolution de la société et des attentes des citoyens et consommateurs que nous sommes, et prend une place au centre des échanges et des projets aujourd’hui. Nos clients souhaitent en effet intégrer dans leur ADN cet enjeu, afin qu’il se diffuse dans leurs différentes opérations (achats, logistique, informatique, etc.).

 

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Et Grenoble Ecole de Management dans tout ça ?

Très tôt, GEM s’est intéressé à la transformation numérique et à son impact. Aujourd’hui cela peut sembler une évidence tant le numérique est omniprésent dans la société, mais c’était très novateur et un vrai pari à l’époque. Il en va de même pour la géopolitique: cette « culture générale du monde moderne », ou comment prendre du recul sur un fait pour l’analyse et décider ! Transposée au management, cette mécanique de pensée et d’analyse vous sera utile dès demain. Je reste très attaché à l’école, en gardant des contacts réguliers avec les équipes et étudiants, et en participant autant que possible à sa vie (Présidence de Jurys d’entrée, Jurys de sorties, Conseil Stratégique du Centre de Géopolitique de GEM, Relais de promo, etc.).

 

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Pour finir… Comment parler du conseil en entretien de personnalité des écoles de management selon toi ?

  • Mon premier conseil (sans mauvais jeu de mot) : renseignez-vous en regardant des témoignages vidéo par exemple (sur les chaines YouTube des cabinets, sur des pages comme Welcome to the Jungle, Planète Grandes Écoles etc.), ceci afin de vous faire une idée plus précise de ce métier multi-facettes.
  • Deuxième conseil : affinez votre projet. Dire que l’on veut travailler en sortie d’école dans le secteur du conseil, c’est comme dire que l’on veut travailler dans le secteur de la finance. Ça reste très vague. Pour le conseil, c’est pareil : vous pouvez aspirer à vous spécialiser dans différents domaines : lié à un secteur (ex. l’énergie, le secteur public, etc.), lié à une fonction de l’entreprise (ressources humaines, finances, etc.) ou encore à un domaine technologique (cybersécurité, big data, etc.). Démystifier le métier est aussi une des meilleures façons pour vous de faire votre choix d’orientation et de parler correctement du métier.
  • Dernier conseil (valable pour le conseil mais plus largement pour tout autre projet) : soyez vous-même et parlez vrai ! La sincérité et l’honnêteté payent toujours !

 

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Ancienne B/L, je suis aujourd'hui étudiante à Sciences Po Lyon.