Le BDA, l’association qui anime la vie culturelle d’emlyon

 Le BDA, l’association qui anime la vie culturelle d’emlyon

Rencontre avec Félicité, présidente du BDA d’emlyon business school, association qui promeut une pluralité d’arts tout au long de l’année !

 

Bonjour Félicité, peux-tu te présenter ?

Salut, je m’appelle Félicité Lambel et je suis la présidente du Bureau des Arts 2021 d’emlyon business school ! J’ai intégré l’EM après une prépa littéraire à Blomet pour définir mon avenir pro que j’imaginais déjà dans un théâtre, un opéra ou un festival ! 

 

Décris-nous le BDA d’emlyon ?

Le BDA promeut l’art et la culture sur le campus et dans toute la ville de Lyon. On a la chance d’être l’association disposant de la plus grande variété́ d’évènements autant par leurs formes que leurs tailles, la diversité́ de contenus proposés et les publics auxquels ils s’adressent ! Cette année, nous avons choisi l’univers de Miyazaki pour notre mandat, parce qu’il parvient à réunir un large public de tous les âges tout en étant poétique et beau. C’est ce qu’on veut pour le BDA : réussir à toucher autant d’emlyens que de lyonnais, en leur faisant découvrir (ou re-découvrir) des artistes !

 

Le BDA est une association à liste à emlyon, comment avez-vous vécu vos campagnes ?

Ce sera sans doute l’un des souvenirs les plus marquants de nos années d’école. Les campagnes à l’em s’étendent sur plusieurs mois et sont très intenses. On doit organiser beaucoup d’évènements, jusqu’à la Campagne de Renouvellement des Assos (CRA) qui dure 3 jours et qui est vraiment l’aboutissement de tout ce qu’on a appris et démarché de janvier à mars. On avait des concurrents très coriaces qui nous ont bien challengés pendant 3 mois et qui nous ont poussés à voir plus grand et à être toujours plus ambitieux. Je suis très fière de ma liste, et de mon mandat, quand je vois ce qu’on a réussi à organiser pour la CRA. C’est là que l’on a vraiment senti l’excitation d’organiser des évènements pour 1000 personnes et qui nous motive toujours aujourd’hui.

 

Depuis le début de l’aventure BDA, quel a été le moment le plus fort pour toi ?

Si on considère que l’aventure a commencé avec les campagnes, je dirai que le premier jour de la CRA a été le moment le plus marquant. Nous devions organiser un festival de musique, et il a fallu démarcher des artistes, décorer une salle gigantesque, démarcher de la nourriture et des boissons, bref, organiser un vrai évènement qui ne soit pas bricolé et qui fasse plaisir aux participants. La journée s’est bien passée et le clou du spectacle était le dj set de Nhyx, un artiste que j’aime beaucoup et que j’étais trop contente de voir sur scène. On a pu monter sur scène pendant son show et voir la foule des autres listeux et promos danser et crier. Ca provoque un sentiment très fort d’émotion et de satisfaction que de voir que ce pour quoi tu as bossé pendant des semaines avec toute ta liste fait kiffer les autres.

Depuis que je suis officiellement en mandat (janvier 2021) on a lancé plusieurs évènements qui ont dû être annulés à cause du covid-19. On n’a pas retrouvé ce sentiment, mais chaque avancée dans l’organisation de n’importe quel projet me booste et me donne envie de faire plus. Je trouve génial de voir que 36 personnes bossent dans le même but et cherchent toujours à s’adapter pour faire vivre l’association.

 

Quelles sont les actions que vous réalisez tout au long de l’année ?  

Comme je le disais tout à l’heure, le BDA organise beaucoup d’évènements. En temps normal, on organise des festivals musicaux (MANE, Festival des Carottes Rouges), ou de courts-métrages (festival Certains L’Aiment Court), et des évènements plus réguliers (projection de film en appart et masterclass, scènes ouvertes, concerts en appart) ainsi que des ateliers musicaux avec l’association Musique Pour Tous dont on a développé l’antenne lyonnaise. On fait tout notre possible pour qu’ils aient lieu malgré les conditions sanitaires en trouvant des alternatives digitales, des lieux plus grands pour respecter les jauges, d’autres dates en espérant que les restrictions soient assouplies etc. Le but est bien sûr de favoriser les évènements en présentiel, mais surtout de faire en sorte qu’ils aient lieu.

 

 

Votre évènement majeur ?

Le BDA a deux évènements majeurs. D’abord, le festival de courts-métrages, le CLAC, est un festival lyonnais qui s’étend sur deux jours (19 et 20 mai cette année !). Le premier jour est composé d’une Masterclass délivrée par des personnalités du milieu du cinéma, on essaie de varier les métiers et les âges représentés pour obtenir différents points de vue sur un même sujet. Le deuxième jour ont lieu la projection des courts-métrages sélectionnés et la remise des prix, suivies d’un cocktail pour que les jurys rencontrent les réalisateurs, leur donnent des conseils et pour discuter tout simplement ! Le Festival est soutenu par la BNP qui remet l’un des prix, et l’un des autres prix concerne une partie bien spécifique du Festival : la CLASS. C’est la partie RSE de l’évènement qui nous tient particulièrement à cœur et qu’on essaie d’approfondir. La CLASS permet à de jeunes lycéens des alentours de Lyon, de participer au CLAC en leur proposant de réaliser un court-métrage sur thème de l’édition grâce à la location des locaux et du matériel d’une école de cinéma. Cette partie de l’évènement est en partenariat avec l’association Astuce.

L’autre évènement majeur est une nouveauté de cette année ! Nous avons décidé de créer un festival de musique, Le Festival des Carottes Rouges : si ce nom ne vous parle pas, c’est normal, c’est du lyonnais ! L’une de nos ambitions est d’ouvrir le BDA à la population lyonnaise et de créer un évènement qui devienne lyonnais et pas seulement emlyen. Ce festival durera trois jours avec un premier jour en Open Air puis deux jours de tremplin rock et électro pour des étudiants d’autres écoles, lyonnaises ou non. Le but étant à termes de toucher d’autres personnes que des étudiants. Les deux premiers jours se termineraient par des soirées électro animées par des dj de renom. Ce festival a également une partie RSE, dont un partenariat avec des associations qui auront la possibilité de présenter leurs actions via des stands, comme AREMACS qui nous accompagnera dans la gestion et la valorisation de nos déchets.

Ces deux évènements sont très importants pour notre mandat et représentent un véritable challenge cette année, mais c’est très motivant !

 

Qu’apprenez-vous au sein de votre association ?

Le cœur de notre association est l’évènementiel, on apprend donc à démarcher, à trouver des salles, des financements, à communiquer autour des évènements pour attirer toujours plus de monde, à staffer les gens, à organiser… Mais on apprend aussi à vraiment travailler ensemble. Le mandat associatif apporte des connaissances et des qualités organisationnelles indéniables, mais je pense que l’on a tous beaucoup progressé dans la communication au sein du mandat, on a appris à s’écouter, à se responsabiliser. On a aussi appris à se faire confiance, et à être résilients. Ce dernier point est primordial pour une année de mandat comme celle que l’on a : il ne faut pas baisser les bras, ce n’est pas parce qu’une date ne peut avoir lieu qu’elle ne verra jamais le jour. Le mandat associatif apprend à être soudé et à travailler dans un but commun.

 

Quels sont vos projets pour les mois à venir ?

 Le CLAC a lieu le 19 et 20 mai ! Il sera en présentiel à moins d’un confinement national donc il a de grandes chances d’avoir lieu. On a conçu le calendrier comme pour une année normale. Tout le monde est mobilisé et bosse dans son pôle pour que les évènements soient prêts et puissent avoir lieu si la situation venait à s’améliorer. En conclusion, on a autant de projets que les autres années, donc des évènements toutes les 2-3 semaines !

 

Comment se déroulent les recrutements au sein du BDA emlyon ?

La liste gagnante est composée d’au moins 32 personnes, donc il reste peu de places vacantes. Nous avons obtenu deux places supplémentaires cette année, le BDA compte désormais 38 places, il fallait donc recruter 6 personnes de notre côté, sur 52 postulants. On a fait passer des entretiens quelques semaines après la victoire, vers mi-mars. L’important est la motivation et l’envie qu’on sent chez les cooptants.

 

Faire une association centrée sur l’art et la culture, un réel atout pour le monde pro et ce secteur ?

Je pense qu’être en mandat est vraiment une expérience très formatrice. On découvre l’évènementiel, le contact avec les artistes, la communication et l’image, la gestion des imprévus et le management des équipes ! Je suis sûre que ce qu’on apprend nous servira dans beaucoup de secteurs différents. En revanche, le secteur de la culture est soumis à plus d’imprévus que d’autres, comme le montre cette année si particulière, et y être confrontés dès maintenant nous permet de développer des réflexes d’adaptation qui nous serviront certainement. On est mené à contacter et rencontrer beaucoup d’artistes de domaines différents, ce qui nous servira tant sur la forme qu’au niveau du réseau.

 

En tant que présidente d’association quelles sont tes principales missions, qu’en retires-tu ?

 La mission du président assez diverse : la présidente est la responsable légale de l’association. Je m’occupe donc de vérifier et de signer les contrats, vérifier les transactions, toujours en compagnie de la trésorière qui engage également sa responsabilité. Il y a une grosse partie administrative dans ma mission et il est très important d’être attentif et consciencieux parce que d’importantes sommes d’argents sont engagées. J’ai reçu beaucoup de formations (juridiques, contre les VSS etc) que je dois re transmettre à mon mandat, ainsi que toutes les informations que je reçois chaque semaine lors des réunions avec le conseil de Corporation. Le président est également le lien de l’association avec l’extérieur : je suis l’interlocutrice avec la Corpo (l’association des associations), l’administration, les autres associations, nos partenaires financiers et culturels etc.

Je ne travaille quasiment jamais seule, je suis toujours accompagnée de mon bureau et des respos des différents pôles de l’asso. Une autre dimension de ma mission est donc de fédérer les membres du mandat en m’assurant de la communication inter-pôles et en étant un élément moteur pour les booster (du moins j’essaie !) !

Enfin, être présidente d’un bureau demande de savoir trancher en cas de gros dilemme qui peut avoir un impact sur l’ensemble de l’asso, et de trouver des alternatives lorsqu’un pôle est confronté à un problème (de dates, d’annulation au dernier moment etc.).

En fait la présidente doit avoir une vision d’ensemble de ce qui se passe dans l’association pour pouvoir toujours rebondir et s’assurer que l’on respecte bien la vision et les ambitions du mandat qui ont été définies entre autres par la présidente et la vice-présidente.

 

Est-ce difficile de gérer un tel poste en parallèle des études ?

Je pense que ça aurait pu l’être si on avait eu une année normale avec tous les cours en présentiel. Dans les rapports de passation rédigés par mes prédécesseurs, j’ai lu plusieurs fois que les premiers mois étaient les plus difficiles parce que ce sont les plus remplis. Je l’ai senti malgré tout parce qu’on avait des formations et des réunions plusieurs fois par semaine, voire par jour. J’étais impliquée dans un autre projet en parallèle, il m’a donc fallu m’organiser, mais encore une fois, je ne travaille jamais seule et j’ai la chance d’être très soutenue par mon bureau rapproché.

 

Un conseil pour les étudiants qui souhaiteraient travailler dans le monde de l’art et de la culture ?

Soyez ambitieux et motivés ! C’est un milieu qui demande du culot et de voir plus grand que ce que l’on peut imaginer obtenir. Il faut oser, quitte à prendre un refus !