Rencontre avec les Fondatrices et Présidentes de l’association Skemafrica

 Rencontre avec les Fondatrices et Présidentes de l’association Skemafrica

Nous avons rencontré Rim El Maqrini et Coralie Quenum, fondatrices et présidentes de Skemafrica, respectivement sur les campus lillois et parisien de SKEMA Business School.  Cette association vise à promouvoir le continent africain et sa culture au sein de l’école et au-delà.

 

Bonjour, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Rim : Bonjour, je m’appelle Rim El Maqrini, j’ai 20 ans. Après deux années de CPGE ECS au sein du Lycée Lakanal à Sceaux, j’ai intégré SKEMA sur son campus de Lille. Je suis originaire du Maroc où j’ai obtenu mon baccalauréat au lycée Lyautey de Casablanca.

Coralie : Bonjour, je m’appelle Coralie, j’ai 21 ans et je viens d’Abidjan, Côte d’Ivoire. Après la guerre civile de 2011 je suis arrivée seule en France à l’âge de 11 ans.  J’ai été scolarisée en internat et j’ai eu mon baccalauréat scientifique dans le pensionnat privé Saint Martin de France. J’ai intégré SKEMA Business School sur le campus de Paris en septembre dernier après trois années de classe préparatoire.

 

Qu’est-ce que Skemafrica ?

Rim : Skemafrica est l’African Club de SKEMA, c’est donc une association dédiée à la promotion du continent africain au sein de l’école. Nous cherchons à la fois à promouvoir la culture du continent encore méconnue ou au mieux « mal connue », mais nous visons aussi à relier les skémiens aux opportunités professionnelles sur le continent par la création d’un African Business Club dont les actions sont variées également. Nous aspirons ainsi à apporter notre soutien au développement du continent africain en changeant les mentalités et perceptions courantes mais aussi en construisant des ponts plus concrets entre SKEMA et l’Afrique via le réseau alumni SKEMA, notamment. Nous sommes déjà présents sur les campus parisiens et lillois de SKEMA et nos actions vont également s’appuyer sur le nouveau campus de SKEMA en Afrique du Sud.

Coralie : En effet, nos deux principaux objectifs : relayer les opportunités de travail et de stage sur le continent et promouvoir la diversité des cultures présentes en Afrique. Les valeurs que nous souhaitons véhiculer sont le partage, la connaissance et la solidarité !Nous avons choisi ces valeurs pour les raisons suivantes: le partage parce que nous souhaitons partager avec les élèves de skema nos cultures, nos traditions et nos ambitions pour le continent, la connaissance car elle est la clé ultime du succès de notre association mais c’est aussi la clé de succès du continent africain, et enfin la solidarité car Skemafrica c’est une grande famille que nous souhaitons agrandir au fur et à mesure des promotions afin de développer un réseau d’entraide et de partage. 

 

Pourquoi avez-vous décidé de fonder Skemafrica et vous positionner en tant que présidentes sur vos campus respectifs ?

Rim : J’ai fondé Skemafrica Lille parce qu’en arrivant à SKEMA j’ai remarqué qu’un African Club manquait à la vie associative skémienne. Ce concept d’association axée « Business » autour d’un espace géographique précis existe dans d’autres écoles de commerce. J’ai donc pris l’initiative personnellement et ai donc contacté les responsables de la vie associative de SKEMA et leur ai proposé mon projet, j’ai ensuite été mise en contact avec Coralie qui travaillait sur le même projet sur le campus parisien et c’est ainsi que nous avons fondé Skemafrica sur les deux campus. Nous avons pour ambition de développer l’association sur les autres campus de SKEMA (sur le campus sud-africain par exemple).

À Skemafrica, on souhaite briser les préjugés que les gens ont habituellement sur l’Afrique. Souvent perçu comme étant le continent du mal-développement et qui serait déterminé à le rester, nous sommes une association afro optimiste qui veut montrer que c’est le continent où toute initiative peut avoir un impact démultiplié sur les sociétés et les économies, sans oublier les nombreuses opportunités professionnelles qui y existent déjà.

En tant que présidente d’association, ce projet est pour moi une succession de challenges, un premier pas dans l’entrepreneuriat, une façon de porter un projet à impact au sein de mon école. Et plus concrètement, au quotidien, Skemafrica Lille c’est aussi de la gestion d’imprévus, de l’organisation et le management d’une équipe de 26 personnes organisée en 5 pôles.

Coralie : De mon côté, ​j’ai décidé de fonder Skemafrica Paris quasiment à la fin du premier semestre. J’étais intéressée par plusieurs associations présentes sur le campus parisien, mais aucune d’elle ne m’emballait particulièrement alors que j’avais envie de faire quelque chose de « grand » et de passionnant cette année. J’avais remarqué que les étudiants africains et l’Afrique dans sa globalité n’étaient pas assez représentés et que la plupart des gens avaient une connaissance assez limitée et peu flatteuse de l’Afrique qui se limitait le plus souvent à la misère, aux paysages et à l’insécurité. Je me suis donc dit que faire découvrir aux élèves de SKEMA la dynamique et la richesse culturelle du continent et créer un réseau qui lierait les étudiants souhaitant travailler en Afrique serait un beau projet pour occuper cette année de L3.

 

Être présidente d’un projet étudiant visant à mettre en avant un axe culturel et professionnel de l’Afrique, qu’est-ce-que cela représente ?

Rim : Cela représente beaucoup de richesse et un champ de possibilités illimités. Dans sa conception comme dans l’organisation des nombreux évènements du mandat, le projet est plein d’opportunités et l’engouement autour de son lancement nous conforte aussi dans notre objectif initial : celui de vouloir avoir un impact et de réunir des personnes différentes autour de la cause. La face cachée de l’iceberg c’est aussi notre travail. Un tel projet demande du travail, de la responsabilité et de l’engagement, l’enjeu c’est de ne pas se perdre dans la multiplicité des informations qui arrivent avec le lancement de l’association mais de garder une ligne directrice, une organisation irréprochable, de faire un planning de l’année, de répartir les tâches au sein de l’équipe et de s’entourer de personnes bienveillantes.

Coralie : Je ne me suis pas vraiment demandée qui devrait être président de l’association, je me devais d’endosser mes responsabilités jusqu’au bout puisque j’avais décidé de porter le projet. Être présidente d’un tel projet c’est à la fois très stressant et excitant et ça demande beaucoup de temps et d’investissement, c’est encore plus stressant parce que l’association est nouvelle et qu’il faut faire ses preuves, et pourquoi pas atteindre le niveau d’autres grandes structures présentes de longue date comme l’African Business Club de l’ESCP ou encore l’ASPA de Science Po Paris !

 

Pouvez-vous nous faire une présentation des actions et des événements que l’association organise ?

Rim : Sur le plan culturel, nous organisons des conférences pour sensibiliser et éduquer, des soirées, des dégustations culinaires en partenariat avec l’association de cuisine de SKEMA Diskovery, et une semaine de la culture africaine avec de nombreux ateliers culturels. Sur le plan professionnel, notre premier événement était une table ronde digitale en partenariat avec le club Afrique de Deloitte diffusée à la fois à Lille et Paris, mais nous avons aussi prévu d’organiser des tables rondes et conférences sur des thématiques variées telles que l’entrepreneuriat social, l’investissement en Afrique, l’entrepreneuriat au féminin en Afrique mais aussi un forum Carrières en Afrique. 

Coralie : Sur les deux campus, l’association est divisée en cinq pôles, le pôle “Business and Networking” en charge du volet professionnel de l’association, le pôle “Content Management” en charge de la rédaction des articles, des vidéos et podcasts, le Pôle évènementiel chargé de l’organisation de nos évènements, le Pôle démarchage qui déniche les partenaires et intervenants et le pôle communication qui s’occupe de gérer l’image de l’association sur les réseaux sociaux. À Paris, nous avons réalisé une conférence sur l’entrepreneuriat en Afrique, et nous avons pour ambition d’organiser la journée de l’Afrique lors de la semaine de la culture au sein de SKEMA. Sur nos réseaux sociaux, nous comptons publier des vidéos en format « Brut » sur des thématiques comme le Franc CFA et l’ECO ou encore, en double campus, une simulation de crise africaine MUN organisée par l’association Pourparlers, la tribune étudiante de SKEMA.

 

Quel est votre évènement majeur au cours du mandat ?

Rim et Coralie : Sur le plan culturel, c’est la semaine de la culture africaine, une semaine prévue au mois de novembre qui vise à mettre en avant la culture africaine par le biais de nombreux ateliers culturels : projection d’un film en partenariat avec l’association de cinéma de SKEMA Septième Art, un concert de musique, un fashion talk, des cours de danse, etc. Mais qui va aussi couvrir des thématiques économiques, sociales et politiques africaines.

Sur le plan professionnel, c’est un forum des métiers prévu en octobre en multi-campus, dans le cadre du Career Fair de SKEMA. L’idée est de permettre à des entreprises qui ont des bureaux en Afrique de rencontrer les étudiants de SKEMA et de permettre aux étudiants de décrocher un stage et d’ainsi élargir leurs horizons professionnels.

 

Bien que ce soit le début, quelles sont les perspectives d’évolutions de l’association ?

Rim et Coralie : Skemafrica c’est notre bébé. Nous aspirons à développer l’association davantage en multi-campus, c’est déjà le cas actuellement parce qu’on est présents sur les campus lillois et parisiens de SKEMA. Nous espérons nous étendre prochainement sur le campus de Sophia Antipolis et sur le campus sud-africain de Stellenbosch afin de construire des ponts concrets entre le continent africain et la France. On compte aussi sur le prochain mandat pour avancer sur nos pas, s’engager davantage et continuer à faire briller l’association dans tout ce qu’elle entreprend.

 

As-tu un dernier mot à ajouter ?

Rim : En plus de rassembler les étudiants ayant un intérêt pour le continent Africain, Skemafrica c’est aussi une association qui permet aux étudiants qui s’y engagent de tester leur adaptabilité, leur curiosité et leur ouverture d’esprit parce qu’être capable de jongler entre des projets culturels et des projets business ça demande une grande souplesse d’esprit. Merci à Planète Grandes Écoles pour cette interview.

Coralie : Merci à Planète Grandes Écoles qui nous a permis de partager ce projet qui nous tient profondément à cœur. Nous espérons qu’à l’avenir Skemafrica sera une belle et grande association qui permettra aux membres et aux étudiants de se dépasser et de s’ouvrir à d’autres horizons.

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Rédacteur pour Planète Grandes Ecoles. Etudiant à BSB après une année de classe préparatoire ATS Economie-Gestion.