Rang du dernier admis au SIGEM 2026 : ECG et littéraires, école par école
- DIVERTISSEMENT EMLYON INTERVIEWS
- Noely Delabia
- 21 octobre 2025
Beubzi : l’étudiant d’emlyon qui fait rire toute une génération
À 22 ans, Benoît – alias Beubzi – jongle entre sa 3ᵉ année à emlyon business school et sa carrière naissante de créateur de contenu humoristique. Entre rigueur héritée de la prépa, organisation millimétrée et passion pour le rire, il a su bâtir une communauté fidèle en moins d’un an.
Dans cette interview, il revient sur son parcours, ses inspirations et les réalités derrière la création de contenu quand on est encore étudiant.
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Salut Benoit, peux-tu te présenter et revenir sur ton parcours ?
Benoît, 22 ans ! Pur produit nantais, j’y ai vécu toute mon enfance jusqu’au baccalauréat. J’ai passé un bac spés maths & SES, option maths expertes puis j’ai intégré la prépa ECG de Janson de Sailly à Paris. J’étais en filière maths approfondies et ESH, et j’ai intégré emlyon aux concours : c’est l’école que je visais et qui m’intéressait le plus. Ce mois-ci, j’ai fait ma rentrée en 3ᵉ année !
En parallèle de tes études tu te lances dans la création de contenus, qu’est-ce qui a motivé ton choix ?
Ça va paraître cliché, mais un jour ordinaire de novembre 2023, je me suis dit : mon rêve d’enfance, c’est de devenir créateur de contenu, pas d’avoir un job de bureau comme la plupart des diplômés d’école de commerce. Alors je me suis lancé et deux ans plus tard, ça a fini par marcher !
Comment as-tu trouvé ton pseudo « Beubzi » ?
Pendant le confinement 2020, j’ai dû créer un compte pour jouer massivement en ligne à Call Of Duty Mobile avec mes amis d’enfance et c’est ce pseudo que j’avais choisi un peu par hasard.
Ce qui fait que « Beubzi » était devenu mon identité fictive sur les jeux-vidéos en général et un pseudo que mes amis utilisaient donc quand j’ai créé mon compte Tik Tok ça me semblait évident !
Pourquoi avoir choisi le format des sketchs humoristiques ?
J’ai passé beaucoup de temps à chercher ce que je voulais faire comme format, quel était mon but avec mon activité. Avec le temps, les sketchs se sont imposés naturellement, parce que ce qui me rend le plus heureux, c’est de me dire que j’ai pu améliorer une minute de la journée d’un abonné qui traversait un moment difficile, et qu’il l’a oubliée le temps d’un fou rire devant mes vidéos.
Comment trouves-tu l’inspiration pour écrire tes sketchs ?
J’analyse beaucoup ce qu’il y a autour de moi avant tout, donc la plupart de mes sketchs en disent pas mal sur ma vie ahah ! Que ce soit la famille, mes amis, les études que j’ai faites et les comportements que j’y ai observés. Et quand je veux parler d’un sujet que je maîtrise moins je me renseigne dessus pour faire un sketch toujours pertinent.
Peux-tu nous décrire ton processus de création, de l’idée à la publication ?
Je commence par définir les sujets dont j’ai envie de parler en écrivant des titres de sketch. Après, en fonction de ce qui me vient, je complète les scripts un peu tous en même temps, quand l’un est terminé et me satisfait je le tourne, le monte et le publie !
Je m’étais imposé de publier un sketch par jour jusqu’au 10 000 abonnés sur Instagram mais c’était trop contraignant pour que cela dur plus longtemps !
Quelles compétences acquises en prépa et en école t’aident aujourd’hui dans ton activité de créateur de contenu ?
Concernant la prépa, mon organisation et ma discipline sans aucun doute.
Sortir un sketch par jour, sans jamais en rater un malgré les aléas du quotidien, demande une vraie rigueur : il faut se forcer les jours où on n’a pas envie de rire et éviter de se laisser submerger par sa to-do list. En somme, tout ce qu’on apprend en prépa, finalement ahah.
Concernant l’école de commerce, j’y ai acquis des compétences souvent invisibles aux yeux des autres, mais essentielles pour gérer mon activité, que ce soit sur le plan administratif ou pour les partenariats. En plus, mes électifs tournent autour de l’entrepreneuriat et des réseaux sociaux, ce qui me permet de bien comprendre les milieux dans lesquels j’évolue.
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Comment arrives-tu à gérer ton emploi du temps entre études, vie perso et création de contenu ?
La méthode que j’ai trouvée, c’est de sacrifier un peu de flexibilité à court terme : j’ai toujours un planning très précis des 3 à 4 prochains jours pour être sûr de tout faire sans rien oublier. J’y intègre aussi ma vie perso – ce qui peut sembler étrange – mais ça m’oblige à vraiment prendre du repos et à rester aligné avec mes objectifs, que ce soit dans mes études ou mes vidéos.
Et mon petit secret, c’est qu’en bon extraverti, je recharge mes batteries au contact des gens. Donc même quand je suis crevé et que j’ai beaucoup bossé, je me force à sortir, voir mes amis et mes proches, pour me vider la tête et rester connecté au quotidien d’un étudiant « normal ».
Tu arrives aujourd’hui à 10 000 abonnés, qu’est-ce qui t’a le plus marqué depuis ton lancement ?
Alors là, aucun doute : c’est la bonté des gens. Que ce soit en ligne, dans mes messages, ou dans la vraie vie avec ceux que je commence à croiser, le soutien et l’énergie que je reçois sont impossibles à décrire. Rencontrer des personnes qui aiment mes vidéos, qui en connaissent parfois des passages par cœur… ça me touche à chaque fois. Même aujourd’hui, ça me surprend encore ahah.
As-tu déjà collaboré avec des marques ou des entreprises, et si oui, comment ça s’est passé ?
Oui ! Je dirais qu’environ la moitié de mes collaborations viennent de mon propre démarchage, et l’autre moitié de marques qui m’ont contacté spontanément. Les formats varient, mais pour les sketchs promotionnels, je reçois généralement une liste d’éléments à intégrer, puis j’ai carte blanche sur la création.
Globalement, toutes les marques avec lesquelles j’ai travaillé m’ont fait confiance pour écrire à ma manière, tant que leur message était bien mis en valeur. Et ça, j’en suis vraiment fier et reconnaissant : je pense que c’est exactement ça, l’avenir de la promotion sur internet.
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Quels conseils donnerais-tu aux étudiants qui aimeraient se lancer dans la création de contenu ?
Le plus important, c’est de ne jamais lâcher, même quand ça prend du temps. Ça fait bientôt deux ans que j’ai posté mon premier TikTok. Il y a encore neuf mois, j’avais “seulement” une centaine d’abonnés, et aujourd’hui, on approche les 20 000 en cumulant TikTok et Instagram. Si c’est vraiment votre passion, si vous croyez en ce que vous faites, ne laissez personne vous décourager. Le mot-clé, c’est la passion.
Armez-vous de persévérance, parce que c’est un milieu exigeant. Il faut être prêt à faire des sacrifices sur sa vie perso. J’ai moi-même eu l’air un peu fou à tout organiser autour de mes vidéos alors que peu de gens les regardaient… mais quand ça finit par faire quelques millions de vues, tout prend sens.
Et surtout, gardez la tête froide. Ne prenez pas de décisions précipitées : gardez vos études ou une autre activité en parallèle le plus longtemps possible. Donnez tout dans votre projet, mais restez conscients que ce milieu est aussi risqué qu’instable.
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