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 Vendre, négocier, voyager : le quotidien de Valentine en tant que V.I.E Business Developer à Singapour

Vendre, négocier, voyager : le quotidien de Valentine en tant que V.I.E Business Developer à Singapour

Après trois années passées à Barcelone à gérer les exports pour l’Europe, Valentine a décidé de pousser l’expérience internationale encore plus loin en s’installant à Singapour dans le cadre d’un V.I.E ! Aujourd’hui Business Developer chez Interscience, elle couvre sept pays d’Asie du Sud-Est : une aventure professionnelle aussi exigeante qu’enrichissante, où chaque pays visité est une nouvelle opportunité.

 

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Valentine, peux-tu nous présenter ton parcours académique et professionnel ?

Après le bac, j’ai suivi une licence LEA (Langues Étrangères Appliquées). Cela m’a permis de découvrir l’international, notamment grâce à un semestre de six mois aux États-Unis. Mais je me suis vite rendu compte que ce n’était pas la voie qui me correspondait totalement. Ce qui me passionnait vraiment, c’était le commerce international.

Je me suis donc réorientée vers un Master en Développement des Affaires à l’International (MDAI), en alternance chez Compactor, une entreprise française spécialisée dans le rangement sous vide. Pendant deux ans, j’ai intégré l’équipe commerciale, puis on m’a proposé un poste à Barcelone dans l’équipe export. Là, je gérais toute la partie Europe.

Après trois ans en Espagne, j’ai eu envie de relever un nouveau défi… direction Singapour !

 

Pourquoi avoir choisi Singapour et Interscience ?

Honnêtement, c’est d’abord la zone géographique qui m’a attirée. Après Barcelone, j’avais envie d’un vrai dépaysement culturel. L’Europe reste proche de la France culturellement et je voulais une immersion totale, un environnement qui me pousse à m’adapter.

L’Asie-Pacifique me permet aujourd’hui de gérer une région extrêmement diverse. Chez Interscience, je couvre sept pays, chacun avec ses propres pratiques et cultures professionnelles. C’est exactement le genre de challenge que je recherchais.

 

Quelles sont tes missions chez Interscience ?

Interscience est une entreprise française qui conçoit et fabrique des équipements et consommables pour l’analyse microbiologique. Ses produits sont utilisés dans l’agroalimentaire, la santé, la recherche et d’autres secteurs.

Mon rôle, en tant que Regional Business Developer pour l’Asie et le Pacifique, c’est de développer le business sur ces sept marchés. Je travaille avec des distributeurs locaux, à qui je fournis toutes les clés pour maximiser leurs ventes, et je me rends régulièrement sur place pour représenter l’entreprise lors de salons ou pour présenter nos nouveautés aux clients finaux.

 

Travailler avec sept pays aux cultures différentes, ça donne quoi ?

C’est un défi quotidien. Chaque pays a ses propres codes et rythmes de travail. Par exemple, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont très proches des pratiques européennes : je peux leur confier un projet et savoir qu’il sera géré de manière autonome.

À l’inverse, d’autres marchés comme la Malaisie, l’Indonésie ou les Philippines demandent plus de suivi et d’accompagnement régulier.

Ce que j’adore, c’est que chaque interaction m’oblige à ajuster ma communication, à trouver la bonne manière d’aborder un sujet pour que le message passe.

 

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Tu voyages souvent dans le cadre professionnel, comment ça se passe ?

Oui, environ une semaine par mois. Il y a deux types de déplacements : les salons et conférences, où je représente l’entreprise devant de nombreux visiteurs et les visites de distributeurs et clients finaux, pour faire un suivi, présenter les nouveautés et planifier les actions futures.

Depuis mon arrivée en juin, j’ai déjà participé à un salon en Malaisie, puis je suis partie aux Philippines pour rencontrer nos partenaires sur place.

Ce que j’aime, c’est que le contact humain change tout. En visio, on reste dans l’échange formel ; sur place, on peut montrer les produits, répondre aux questions en direct, créer une vraie relation de confiance.

 

As-tu le temps de découvrir la culture lors de ces déplacements ?

C’est parfois compliqué en semaine, car les journées sont bien remplies. Mais il y a toujours des moments : un dîner avec les distributeurs, une visite rapide entre deux rendez-vous, ou simplement des échanges informels où ils me racontent l’histoire et les traditions de leur pays. Même si c’est court, ça apporte énormément pour comprendre comment les gens vivent et travaillent.

 

Selon toi, quelles qualités sont essentielles pour ce type de poste ?

La première, c’est l’ouverture d’esprit. Les différences culturelles peuvent surprendre, voire déstabiliser. Par exemple, en Asie, se moucher en public est très mal vu… alors que roter à table ne pose aucun problème ! Il faut savoir accepter ces différences sans jugement.

Ensuite, l’anglais est incontournable, évidemment. Et enfin, je dirais la curiosité et la proactivité : en Asie, l’export est plus complexe qu’en Europe. Chaque pays a ses propres règles d’importation, et on peut se retrouver avec une machine bloquée aux douanes pour un simple document manquant. Il faut savoir chercher l’info, poser les bonnes questions et trouver des solutions.

 

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Une compétence que tu n’imaginais pas développer ?

Justement, la gestion logistique et réglementaire internationale. En Europe, avec l’espace Schengen, tout est fluide. Ici, j’ai appris à naviguer dans des procédures douanières très variées, avec parfois beaucoup d’imprévus. C’est une compétence précieuse pour l’avenir.

 

Une habitude de travail en Asie que tu aimerais importer en Europe ?

L’enthousiasme commercial. Dans beaucoup de pays d’Asie du Sud-Est, il y a une vraie volonté de conclure rapidement une vente, même si cela demande de travailler après les horaires officiels. C’est une énergie que j’apprécie beaucoup, à condition, bien sûr, de trouver un bon équilibre.

 

Et côté food : ton plat préféré à Singapour ?

Je ne mange pas épicé, donc parfois c’est un petit défi ! Mais j’adore le fried rice aux crevettes. Simple, abordable, délicieux et on en trouve partout. Mon objectif d’ici la fin de mon V.I.E ? Apprendre à apprécier les plats épicés !

 

Qu’as-tu appris sur toi-même depuis ton arrivée ?

Quand on part vivre à l’autre bout du monde, on laisse derrière soi ses repères, sa famille, ses amis. Les “piliers” que l’on avait construits sont à reconstruire. Cela m’a poussée à être plus proactive socialement : aller à des événements, rencontrer des gens, créer un nouveau cercle.

Je veux profiter à fond de ces deux années, voyager, partager des expériences avec de nouvelles personnes et ça, ça ne vient pas tout seul, il faut se donner les moyens.

 

Comment vois-tu la suite après ton V.I.E ?

Pour l’instant, je ne sais pas encore ! Mon objectif principal est d’enrichir mon expérience professionnelle avec cette immersion en Asie et de comprendre un nouveau marché.

Après ? Je verrai en fonction des opportunités. Je garde l’esprit ouvert, que ce soit pour rester, partir ailleurs ou revenir en Europe.

 

Recommanderais-tu le V.I.E ?

Sans hésiter. C’est un programme qui facilite énormément les démarches administratives et qui permet de vivre une expérience internationale dans un cadre sécurisé.

Et puis, on a la satisfaction de représenter la France à l’étranger et de contribuer au développement des entreprises françaises dans le monde.

La qualité essentielle, selon moi, c’est l’ouverture d’esprit. Si on sait s’adapter, on apprend énormément.

 

Si tu devais donner un titre à ce chapitre de ta vie ?

“Aventure”. Parce que c’est exactement ça : un saut dans l’inconnu, une découverte culturelle et professionnelle permanente, et la certitude de revenir transformée. Osez sortir de votre zone de confort. Un V.I.E, ce n’est pas juste un poste à l’étranger : c’est une expérience de vie qui vous changera profondément.

Étudiante à l’EDHEC BS et entrepreneuse, j’ai à coeur de partager mes expériences, mes conseils et mes anecdotes :) Bonne lecture !