L'Agence Média Grandes Écoles & Entreprises
Devenez attractif auprès des meilleurs
 Start-ups étudiantes : Les nouveaux parcours des étudiants-entrepreneurs

Start-ups étudiantes : Les nouveaux parcours des étudiants-entrepreneurs

Créer une entreprise quand on est étudiant, ça peut sembler ambitieux. Pourtant, beaucoup franchissent le pas, parce que leur parcours scolaire leur l’impose, par envie d’indépendance ou parce qu’une idée leur trotte dans la tête depuis des mois. Et le contexte est plutôt favorable : les outils, les accompagnements et les statuts sont là. Reste à jongler avec le quotidien étudiant, mais c’est possible.

 

Lire plus : Les métiers qui paient mieux en start-up qu’en grande entreprise

 

Monter sa boîte pendant ses études, c’est vraiment faisable

Aujourd’hui, un étudiant qui veut créer son entreprise ne part pas de zéro. Il peut obtenir le statut national d’étudiant-entrepreneur, accessible dès le bac. Ce statut lui permet de :

  • Travailler sur son projet tout en conservant son statut étudiant ; 
  • Accéder à des espaces de coworking ; 
  • Bénéficier d’un mentorat ; 
  • Et même valider un stage via son projet entrepreneurial.

C’est un vrai cadre, mis en place dans les universités grâce aux PÉPITE, les pôles régionaux dédiés à l’entrepreneuriat étudiant.

Autre option : passer par une CCI, comme celle de Paris Île-de-France, qui propose un accompagnement gratuit via le programme Entrepreneur#LEADER. Ce programme s’adapte aux étudiants, avec des temps d’échange, des ateliers, des conseils pour poser les bases de l’entreprise ou faire face aux premières galères : business plan, budget, communication, relation client…

 

Le vrai challenge : tout faire rentrer dans l’agenda

C’est souvent la première barrière : comment réussir à développer une boîte quand les journées sont déjà pleines de cours, de TD, d’exams et parfois de job étudiant ? Ceux qui s’en sortent le mieux sont très organisés. Beaucoup utilisent :

  • Trello ou Notion pour planifier leurs tâches ; 
  • Des blocs horaires fixes dédiés à leur projet ; 
  • Des priorités claires selon les moments de l’année.

Mais tout n’est pas qu’une question de to-do list. Il faut aussi savoir lâcher du lest : accepter de mettre le projet un peu de côté pendant les partiels ou d’alléger ses études si le projet prend de l’ampleur.

 

Trouver de l’argent quand on n’en a pas (ou peu)

Lancer une entreprise coûte rarement 0 euro. Même en mode débrouille, il faut souvent :

  • Payer les frais de création ; 
  • Commencer à produire quelque chose ;
  • Communiquer un minimum.

Pour ça, les étudiants peuvent chercher du financement via :

  • Des concours organisés par les écoles ou les régions ; 
  • Du crowdfunding (Kickstarter, Ulule) ; 
  • Des aides publiques (comme celles de la BPI France) ; 
  • Le love money (amis et famille).

Autre stratégie : confier son projet digital à une agence spécialisée e-commerce pour éviter de perdre du temps sur des aspects techniques qu’on ne maîtrise pas (site, boutique, SEO…).

 

S’entourer, poser des questions, faire des erreurs

Ceux qui avancent vite ne sont pas forcément les plus doués, mais souvent ceux qui savent demander de l’aide. Dans les écoles, il y a des clubs, des incubateurs, des anciens élèves à contacter, des ateliers à suivre. Tout ça est utile, surtout quand on n’a encore jamais monté de boîte.

Et parfois, il faut aussi penser à son image, à sa crédibilité en ligne. Travailler en partenariat avec une agence experte en SEO et e-réputation peut aider à poser des bases solides, surtout quand le projet commence à prendre de l’ampleur.

 

Lire plus : Travailler dans une startup ou un grand groupe après une Grande Ecole ?

 

Le statut juridique, à choisir sans précipiter

On entend souvent dire qu’il faut commencer en auto-entrepreneur. C’est simple, rapide… mais pas forcément adapté à une startup, surtout si l’idée est de lever des fonds, de s’associer ou de viser la croissance.

Les structures les plus utilisées :

  • SASU (si on est seul)
  • SAS (si on s’associe dès le départ)

Ces statuts permettent de faire entrer facilement des investisseurs, de garder une certaine souplesse, et d’éviter quelques galères juridiques plus tard. La SARL, plus rigide, peut aussi convenir dans certains cas, mais c’est moins fréquent.

 

Et si ça ne marche pas ?

Ça peut arriver. Même souvent. Mais ce n’est pas forcément un échec. Monter une boîte pendant ses études, c’est un labo grandeur nature. On teste, on plante, on corrige, on pivote. Et si ça ne décolle pas, tant pis. On repart avec de vraies compétences, un réseau, un profil qui sort du lot.

Beaucoup disent que c’est là qu’ils ont le plus appris : pas en cours, mais en essayant de vendre, de convaincre, de comprendre un client ou de faire tourner un budget avec 100 euros en poche.

Créer sa boîte en étant étudiant, ce n’est pas une lubie. C’est de plus en plus fréquent, et surtout de mieux en mieux accompagné. Ce n’est pas simple, mais ce n’est plus inaccessible. Et pour beaucoup, ça change totalement la façon d’envisager la suite.