Intégrer Sciences Po Paris après une Grande Ecole de commerce !

 Intégrer Sciences Po Paris après une Grande Ecole de commerce !

Si les Grandes Ecoles de management françaises offrent des formations très pointues dans plusieurs domaines plébiscités par les recruteurs, des dizaines d’étudiants pensent chaque année à poursuivre leur scolarité avec un Institut d’Etudes Politiques afin de venir chercher des connaissances et des compétences supplémentaires. Conscientes de la nécessité de s’ouvrir à des parcours plus portés sur les sciences humaines et politiques, plusieurs écoles de management permettent d’effectuer des doubles diplômes avec des IEP de province : EDHEC – Sciences Po Lille, Emlyon – Sciences Po Lyon, Audencia – Sciences Po Saint Germain en Laye, Grenoble Ecole de Management – Sciences Po Grenoble, TBS Education – Sciences Po Toulouse. Pourtant, aucune école de management en dehors d’HEC Paris ne propose de double parcours avec le plus prestigieux des IEP : Sciences Po Paris. Conscients de cela, des dizaines d’étudiants d’écoles de management décident chaque année de tenter d’intégrer, de leur côté, la fameuse école de la rue Saint Guillaume. Découvrez leurs témoignages !

 

Bonjour ! Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Yasmine : Après un bac scientifique, j’ai complétement changé de voie, en commençant mes études supérieures par deux ans de classe préparatoire littéraire à Louis le Grand (hypokhâgne khâgne). J’ai passé les concours de la BCE pendant ma khâgne, et j’ai atterri à emlyon en Programme Grande École. À la fin de ma première année, j’ai fait un stage de 6 mois à Lisbonne dans une start-up où j’ai un peu touché à tout (marketing, communication, stratégie…). J’ai intégré Sciences Po Paris en septembre 2019 (début de 3A à l’EM). J’ai fait un an de master 1 en droit économique (généraliste), puis une année de césure avec deux stages en cabinet d’avocats. En parallèle, j’ai fini mes cours à l’EM. Je suis actuellement en M2 spécialité Droit public économique, et je rédige mon PFE (Projet de Fin d’Etudes) en même temps pour l’EM. Si tout va bien, je serai diplômée de Sciences Po et l’EM en fin d’année scolaire !

Pierre-Yves : Je m’appelle Pierre-Yves Ducreux, j’ai 23 ans. Je suis titulaire d’un Bac ES option Mathématiques, après quoi j’ai fait deux ans de prépa ECE à Notre-Dame de Sainte-Croix à Neuilly-sur-Seine. J’ai passé les concours des écoles de commerce après ces deux ans et ai intégré l’EDHEC en 2017.
Le parcours à l’EDHEC se décompose en trois temps. Deux ans sont consacrés exclusivement à l’académique, avec la possibilité de s’orienter vers les parcours de finance à la fin de la première année, ce que je n’ai pas fait. On a ensuit un an de césure, que j’ai consacré à l’économie sociale et solidaire avec un stage dans un accélérateur de start-ups et un stage en investissement solidaire à la Caisse des Dépôts On termine par un an de M2, au cours duquel j’ai effectué un LL.M (Master en droit) car j’étais intéressé par l’aspect juridique des affaires. Lors de mon M2, j’ai postulé à Sciences Po Paris, et après l’envoi d’un dossier de candidature et d’un oral, j’ai été pris en juin 2021. Je suis donc maintenant en M1 Politiques Publiques, spécialité Administration Publique. 

Nathan : Je m’appelle Nathan Granier, j’ai 23 ans. À l’issue de 3 années de classe préparatoire, j’ai intégré l’ESCP où je suis actuellement un Master orienté en finance et en stratégie. En parallèle de l’ESCP j’ai effectué une L3 puis un M1 de droit public à Paris I Panthéon-Sorbonne et une licence d’économie appliquée à Paris Dauphine-PSL.  En parallèle de mon M2 à l’ESCP je suis également étudiant à Sciences Po Paris depuis septembre 2021 en Master Politiques Publiques. Par le passé j’ai eu une expérience dans un cabinet d’audit puis  en tant que collaborateur parlementaire à l’Assemblée nationale et à la direction de la stratégie de la Caisse des dépôts. J’ai enfin monté un média – Easynomics – qui a vocation à démocratiser les grands principes de l’économie. 

 

 

Comment avez-vous vécu votre scolarité en école de management ?  

Yasmine : J’ai bien aimé l’école, j’y ai rencontré quelques amis et j’ai adoré Lyon, mais le système de cours ne me convenait pas totalement. J’avais besoin de retrouver la dimension académique que j’aimais en prépa, et avec laquelle j’ai renoué à Sciences Po. J’ai tout de même eu des intervenants intéressants à l’em, et je pense avoir appris beaucoup de choses qui me seront utiles pour comprendre le monde de l’entreprise.

Pierre-Yves : Déjà l’arrivée en école de commerce a ceci de spécial qu’on arrive dans un univers dont le rythme est totalement différent de la prépa. Ce qui est plaisant c’est qu’on sent dès le départ qu’on va vivre une expérience aux antipodes de la prépa : des cours très pratiques et appliqués au monde de l’entreprise, et une vie associative qui nous lance dans le grand bain. Ensuite l’école nous fait acquérir de nouvelles compétences, nous spécialise, nous fait appréhender le monde professionnel, etc. L’école de commerce a l’avantage de nous permettre d’arriver sereinement sur le marché du travail, que ce soit grâce aux cours , aux expériences associatives et professionnelles, à son réseau… 

Nathan : J’ai beaucoup apprécié ma scolarité à l’ESCP ! J’y ai fait beaucoup de rencontres avec des centres d’intérêt très différents. Les cours en tout début de scolarité étaient plutôt pas mal, mais ont gagné en qualité au fur et à mesure de l’avancée dans notre parcours. Les opportunités professionnelles étaient aussi vraiment intéressantes, on sent que l’ESCP inspire confiance aux professionnels de différents milieux. J’ai aussi trouvé l’ESCP plutôt souple dans l’aménagement de notre projet pro et l’accompagnement des étudiants.

 

Lire plus : Sciences Po – Le guide de candidature en Master

 

Pourquoi avoir choisi de postuler à Sciences Po Paris ?

Yasmine : J’avais la volonté de devenir avocate depuis un moment déjà, donc le passage par la fac de droit était inévitable. J’avais d’ailleurs hésité à faire du droit directement après le bac. J’ai également songé à faire le parcours droit de l’em, puis j’ai découvert que Sciences Po proposait une formation en deux ans, destinée à des personnes au parcours « atypique », i.e. qui n’avaient pas fait de licence de droit avant. J’ai postulé et ça a fonctionné !

Pierre-Yves : Au cours de mon année de césure, je me suis découvert cette envie de travailler directement pour l’intérêt général, et j’ai été attiré par le secteur public. Une fois que j’avais mûri ce projet et que j’étais déterminé à le suivre, j’ai entendu parler de la possibilité d’intégrer Sciences Po Paris en Master. À partir de là, je n’ai pas hésité et j’ai postulé. 

Nathan : J’ai choisi de postuler à Sciences Po car cela a toujours été ce que j’ai envie de faire. Pour moi c’est une école qui a une reconnaissance historique importante, qui a une vraie place dans la vie politique française et dans l’imaginaire collectif de la nation. Etant particulièrement intéressé par les politiques publiques et par la haute administration publique, il m’a semblé que c’était le meilleur endroit pour potentiellement présenter des concours qui débouchent sur ces domaines. Sciences Po me paraissait être bien complémentaire de l’ESCP, où je me focalisais surtout sur des matières très orientées business.

 

 

 

Comment s’est déroulée pour toi la phase d’admissibilité (lettre de recommandation, de motivation etc) ?

Yasmine : Quand j’ai postulé (2019) le concours écrit avait déjà disparu. J’ai donc eu une procédure en deux temps : dossier/oral. Pour le dossier, les deux points cruciaux étaient la lettre de motivation et les lettres de recommandation académique. J’ai échangé avec une ancienne étudiante de l’em qui avait également fait Sciences Po Paris dans le même master que moi, et qui m’a donné beaucoup de (bons) conseils sur la façon de rédiger la lettre, le déroulement de l’oral, etc. Pour les lettres de recommandation, j’ai demandé à l’une de mes professeures de khâgne et à l’un de mes professeurs de l’em dont j’avais beaucoup apprécié l’encadrement. Elle surprend car elle arrive très tôt dans l’année : il faut envoyer le dossier courant janvier. Pour ma part je n’avais pas trop anticipé donc j’ai dû trouver deux lettres de recommandation au der-nier moment, heureusement que deux de mes profs de l’Edhec ont accepté de me recomman-der !

Pierre-Yves : Ensuite, la lettre de motivation a été le gros du travail : elle est relativement longue, et je n’avais pas fait de lettre de motivation académique depuis 2015 pour les prépas, donc je n’étais pas sûr de savoir comment m’y prendre. J’ai essayé de paraître le plus sincère possible et de traiter de tous les sujets importants (pourquoi le secteur public, pourquoi avoir envie de refaire deux ans supplémentaires, ce qui me plaît dans les cours de Sciences Po, etc).

Nathan : La phase d’admissibilité se déroule en deux temps. Il faut d’abord préparer son dossier et centralisant toutes les pièces demandées par Sciences Po (lettre de motivation, lettres de recommandation, bulletins scolaires etc), il faut bien préparer cela en amont. J’avais vraiment essayé d’avoir des lettres de recommandation de qualité, de professeurs qui me connaissaient bien et qui sauraient parler de moi de manière pertinente. J’ai aussi beaucoup travaillé ma lettre de motivation et ai revérifié mon dossier encore et encore pour m’assurer que rien ne serait manquant. 

 

Qu’est-ce qui, selon toi, a joué en ta faveur ?

Yasmine : Plutôt mon dossier académique, mes notes en classe prépa, parce que je pense que c’est ce que l’école de droit de Sciences Po recherche avant tout Mais également, à mon sens, le fait que mon parcours soit assez diversifié, entre une partie purement littéraire et un pied dans le monde des affaires avec l’EM.

Pierre-Yves : Je pense qu’il y a plusieurs choses. Déjà, j’ai été le plus sincère possible dans ma lettre : j’ai expliqué depuis quand je voulais travailler dans le secteur public, pourquoi l’intérêt général, etc Ensuite, je pense qu’avoir démontré la cohérence de faire Sciences Po après une école de commerce, avoir montré que Sciences Po allait être à la fois complémentaire et m’apporter beaucoup par rapport à l’école de commerce, m’ont beaucoup servi. Enfin, je pense que le fait d’avoir poussé mon projet professionnel jusqu’au bout dans ma lettre m’a été très utile. À mon avis, on gagner toujours à dire précisément ce que l’on vient chercher dans telle ou telle école. 

Nathan : Je pense que le fait de venir de l’ESCP a pu jouer en ma faveur puisqu’il s’agit d’une Parisienne qui est quand même bien connue dans cet écosystème. Mon CV disposait aussi de bonnes expériences professionnelles qui étaient cohérentes avec ce que je disais vouloir faire dans le futur. Ma lettre de motivation a, je pense, été bien préparée et pertinente : je n’avais d’ailleurs pas hésité à demander à des étudiants de Sciences Po de la relire et de me conseiller à ce sujet. Je pense que c’est l’ensemble de ces raisons qui m’ont aidé à être admissible, sachant qu’être admissible est probablement la partie la plus difficile pour intégrer Sciences Po. 

Campus de Sciences Po, rue Saint Guillaume (crédits photo : Sciences Po)

 

Vient ensuite la phase des oraux… Comment s’est-elle passée ?

Yasmine : L’oral s’est très bien déroulé, avec très peu de questions techniques puisque l’idée du master est justement de former des néo-juristes. Beaucoup de questions sur mon parcours, mes ambitions, projets, sur ma vision du droit et de la profession d’avocat également.

Pierre-Yves : Mal ! Je pensais vraiment avoir raté. Déjà, le format est surprenant car il s’agit d’un oral unique de 20 minutes, qui s’est déroulé en Zoom. J’ai eu aussi une ou deux questions sur lesquelles je me suis perdu, et une petite hésitation à la fin au moment de poser une question à mes interlocuteurs…
En ce qui concerne le contenu de l’oral, je m’étais beaucoup préparé, et j’avais anticipé des questions de motivation et personnalité, mais aussi des questions techniques sur la fonction publique. Finalement, la plupart des questions ont porté sur ma personnalité et mon parcours académique et professionnel, comme l’indiquait le site du Master. Je suis convaincu que le fait d’avoir fait une lettre de motivation très sincère m’a permis de ne pas être désemparé par des questions que je n’aurais pas préparées spécifiquement pour l’oral : j’ai eu droit à des questions que je ne m’étais jamais posées, mais auxquelles j’avais déjà partiellement répondu dans ma lettre de motivation. Ça m’a beaucoup servi. 

Nathan : Mon oral s’est déroulé sur Zoom, il a duré 20 minutes. C’est très court. La particularité de Sciences Po est que le jury pose pas mal de questions sur l’actualité, sur la vie politique et intellectuelle du pays, ce qui est un peu moins le cas lors des oraux des écoles de management en général. Il faut donc bien se préparer à parler sur différents sujets de manière précise et concise car c’est très complexe à improviser cela en entretien ! Mon entretien a beaucoup tourné sur mes projets, sur mes expériences, sur le livre que j’avais écrit (Footonomics – Expliquer l’économie par le football) et le blog d’économie que je tenais… Le projet professionnel a quand même été évoqué mais l’entretien ne s’est pas focalisé dessus. C’était plutôt axé sur le fait de savoir si j’allais pouvoir être un bon étudiant de Sciences Po et si mon profil était cohérent avec l’école et le Master en particulier. 

 

Lire plus : Matthias Vicherat élu à la tête de Sciences Po 

 

Comment avez-vous géré la scolarité en business school ET à Sciences Po ?

Yasmine : Alors pour ma part

  • Beaucoup de cours en ligne
  • Nécessite d’être organisée et surtout très prévoyante –
  • À l’EM l’administration est très conciliante pour faire des aménagements de scolarité s’ils sont bien justifiés : j’ai par exemple pu obtenir des équivalences de crédits ECTS grâce à des cours suivis à Sciences Po qui avaient un équivalent à l’EM. Mais ce n’est apparemment plus le cas aujourd’hui malheureusement.

Nathan : Personnellement, j’ai à la fois fait un semestre où je cumule une spécialité de l’ESCP et une spécialité de Sciences Po en jouant sur le choix des cours à Sciences Po et j’ai aussi fait valider certains crédits ECTS de l’ESCP avec Sciences Po. L’ESCP s’est montrée très conciliante sur le fait de gérer cette double scolarité, mais je sais que c’est vraiment au cas par cas selon les écoles pour les profils qui comme moi intègrent Sciences Po avant d’avoir achevé leur scolarité ailleurs. 

 

Avec du recul, quelles sont les différences entre une Grande Ecole de Management et Sciences Po Paris ?

Yasmine : Comme évoqué, à mon sens, Sciences Po Paris (du moins l’école de droit) se distingue par son côté académiquement très exigeant, alors qu’à emlyon, les apprentissages sont plus opérationnels, plus diversifiés également, l’idée est davantage d’avoir un contact avec de « vrais » acteurs du monde du travail /entrepreneurs / etc.

Pierre-Yves : Déjà, les cours n’ont rien à voir. Les cours d’école de commerce permettent d’appréhender à peu près tous les aspects de l’entreprise et de la vie économique, sans nécessairement nous spécialiser. Les cours de Sciences Po sont différents et sont parfois plus techniques. Mais Sciences Po propose aussi des cours plus ou moins semblables à ceux d’école de commerce, comme l’économie ou la gestion. Ce qui me change aussi beaucoup est le fait qu’on sent rapidement à Sciences Po une atmosphère très politisée, avec beaucoup de personnes passionnées voire déjà impliquées dans la vie politique. Ce n’était pas du tout le cas en école de commerce. Les deux ont des avantages et des inconvénients, mais c’est toujours intéressant de découvrir deux univers différents. 

Nathan : Déjà, je dirais que les différences tendent à se réduire dans le sens où Sciences Po s’inspire de certaines caractéristiques de grandes écoles de management (notamment au sein de l’Ecole du Management et de l’Innovation qui représente une sorte de business school made in Sciences Po). Mais il existe tout de même de grosses différences : la marque Sciences Po Paris est très puissante, « j’ai fait Sciences Po », cela marque les esprits des interlocuteurs, notamment des recruteurs qui apprécient énormément ces profils multi-disciplinaires. L’institution Sciences Po jouit d’une excellente réputation, notamment en dehors de Paris. Deuxièmement, Sciences Po a une tradition beaucoup plus portée sur les sciences humaines, qui apprécie les profils littéraires, alors qu’en école de management beaucoup de gens viennent de voies scientifiques et sont plus matheux. Le modèle de la dissertation persiste à Sciences Po alors qu’en école de commerce, il tend à s’effacer après la prépa. J’ai le sentiment que Sciences Po valorise plus le savoir là où une école de management valorise plutôt l’efficacité, le résultat etc. 


Au niveau de l’insertion professionnelle, je dirais que les écoles de management ont peut-être un contact un peu plus proche avec les entreprises. Dans certains domaines (affaires publiques, politiques publiques, droit notamment), Sciences Po est par contre bien plus réputée que les écoles de management. Pour le reste (finance, conseil notamment), les top écoles de management sont plutôt du même niveau que Sciences Po aux yeux des recruteurs. 

Enfin, pour ce qui est des échanges, Sciences Po a un catalogue plus fourni et offre de meilleurs opportunités selon moi que les écoles de management (découvrez la liste complète des universités partenaires de Sciences Po en cliquant ici). 

Plus de 2/3 des diplômés de Sciences Po exercent dans le privé

 

« Sciences Po Paris ouvre toutes les portes », qu’en penses-tu ?

Pierre-Yves : Je pense que c’est de plus en plus vrai. Il y a beaucoup de fantasmes autour des étudiants de Sciences Po, qui voudraient tous devenir ministres ou au minimum être fonctionnaires. De ce que je vois, ça me semble assez faux. Évidemment, beaucoup de personnes veulent travailler dans la fonction publique et heureusement vu le nom de l’école !
Mais Sciences Po offre aussi de nombreuses opportunités dans le secteur privé, dans tous les domaines d’activité.
Globalement, Sciences Po propose des cours très diversifiés, dont on choisit la plupart à chaque semestre, ce qui permet de modeler son parcours comme on l’entend pour s’orienter vers les métiers que l’on veut. 

Nathan : Je pense que c’est assez vrai dans le sens où les Masters de l’école débouchent sur un ensemble d’opportunités professionnelles très variées. Mais je ne suis pas vraiment fan de ce genre d’expression non plus puisque cela voudrait dire qu’on a juste à intégrer l’école, à attendre et tout tombe du ciel : c’est évidemment faux. Une Grande Ecole, que ce soit Sciences Po ou une autre, te donne une clé et des moyens d’ouvrir des portes, mais c’est à nous en tant qu’étudiant et futur professionnel à aller les ouvrir et de se donner les moyens de vraiment réussir dans le domaine qui l’intéresse le plus. 

 

Que projettes-tu pour les années à venir ?

Pierre-Yves : Pour le coup, je suis personnellement venu à Sciences Po pour passer les concours administratifs et travailler dans le secteur public. Je me vois plutôt travailler dans une collectivité territoriale pour être au plus proche du terrain, mais j’attends d’avoir une peu d’expérience en la matière pour me décider vraiment ! 

Nathan : J’aimerais passer les concours de la haute fonction publique, et tout simplement exercer une profession qui a un lien avec les domaines qui me passionnent : économie, politique publique, stratégie… Faire un métier qui me donne envie de me lever le matin et si possible qui soit au service de la France et de l’intérêt général ! 

Co-fondateur du média, je gère les relations avec les entreprises partenaires et les Grandes Ecoles.En parallèle étudiant à Sciences Po Paris ainsi qu'à emlyon business school.