Mix énergétique de la France : quelle place pour le nucléaire ?
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- Laurent Mary
- 18 mai 2026
Puissances mondiales 2026 : classement économique, militaire et soft power
Qui sont les puissances mondiales en 2026 ? La question revient à chaque rentrée géopolitique, mais la réponse a profondément bougé en trois ans. La guerre en Ukraine entre dans sa quatrième année, la Chine continue son rattrapage économique sur les États-Unis, l’Inde a dépassé l’Allemagne et le Japon au PIB nominal, et les dépenses militaires mondiales atteignent leur plus haut niveau historique. Pour cadrer le débat, il faut sortir de l’image d’Épinal du seul PIB et croiser trois dimensions : la puissance économique, la puissance militaire et le soft power, c’est-à-dire la capacité d’attraction et d’influence d’un État sur la scène internationale.
Ce classement des puissances mondiales s’appuie exclusivement sur des sources institutionnelles incontestables : projections PIB du FMI dans son World Economic Outlook d’avril 2026, données de dépenses militaires du SIPRI publiées le 27 avril 2026, inventaires nucléaires du SIPRI Yearbook 2025, et Global Soft Power Index 2026 de Brand Finance, basé sur un panel de plus de 150 000 répondants dans une centaine de pays.
L’enjeu n’est pas simplement académique. Connaître la hiérarchie réelle des plus grandes puissances mondiales permet de lire l’actualité des conflits, des négociations commerciales et des bascules d’alliances avec un cadre solide.
Qu’est-ce qu’une puissance mondiale en 2026 ?
Une puissance mondiale est un État qui combine plusieurs leviers d’influence à l’échelle globale : poids économique, capacité militaire, rayonnement culturel, autorité diplomatique. Le politiste américain Joseph Nye a popularisé la distinction entre hard power (force économique et militaire) et soft power (attractivité culturelle, valeurs, diplomatie). Une nation pleinement dominante mobilise les deux, ce que Nye appelle le smart power.
En 2026, la définition s’élargit encore. Le rapport Brand Finance 2026 insiste sur la résilience économique que procure le soft power : un pays perçu comme stable et fiable conserve ses flux d’investissement, ses partenariats commerciaux et son attractivité pour les talents, même quand le contexte géopolitique se durcit. À l’inverse, miser uniquement sur la coercition se révèle coûteux et déstabilisant à long terme.
Les critères opérationnels retenus pour ce classement des puissances mondiales 2026 sont donc :
- Le PIB nominal (FMI, projections avril 2026)
- Les dépenses militaires (SIPRI, données 2025)
- L’arsenal nucléaire (SIPRI Yearbook 2025)
- Le score de soft power (Brand Finance Global Soft Power Index 2026)
- La démographie et la profondeur du marché intérieur
Classement des puissances économiques mondiales en 2026
Le classement par PIB nominal reste la mesure de référence pour comparer le poids économique des nations sur les marchés internationaux. Selon le FMI, les États-Unis conservent une avance massive sur la Chine, qui creuse l’écart avec le reste du peloton mais ne comble pas son retard sur Washington malgré une croissance plus dynamique.
| Rang | Pays | PIB nominal 2026 (mds USD) | Croissance estimée |
|---|---|---|---|
| 1 | États-Unis | 31 821 | ~1,8 % |
| 2 | Chine | 20 651 | ~4,0 % |
| 3 | Allemagne | 5 328 | ~-0,1 % |
| 4 | Inde | 4 506 | ~6,2 % |
| 5 | Japon | 4 464 | ~0,6 % |
| 6 | Royaume-Uni | 4 226 | ~1,1 % |
| 7 | France | 3 559 | ~0,6 % |
| 8 | Italie | env. 2 600 | ~0,4 % |
| 9 | Canada | env. 2 400 | ~1,4 % |
| 10 | Brésil | env. 2 300 | ~2,0 % |
Source : FMI, World Economic Outlook (janvier-avril 2026, projections en termes nominaux).
Deux dynamiques structurent le classement des puissances économiques mondiales 2026. La première est l’écart persistant entre les États-Unis et la Chine : malgré quinze ans de croissance plus rapide à Pékin, l’écart absolu reste de plus de 11 000 milliards de dollars, et le ralentissement chinois post-Covid a stoppé la trajectoire de convergence projetée dans les années 2010. La seconde est la bascule de l’Inde, désormais 4e économie mondiale, qui dépasse le Japon et talonne l’Allemagne. Selon les projections de Goldman Sachs reprises dans plusieurs travaux du FMI, l’Inde devrait devenir la deuxième puissance économique mondiale à l’horizon 2075.
L’Union européenne prise comme bloc unique pèse environ 19 000 à 20 000 milliards de dollars selon les méthodologies, soit l’équivalent du PIB chinois, mais sans politique étrangère ni armée commune intégrées. La France, septième économie mondiale, reste solidement installée dans le peloton de tête.
Lire plus : Classement PIB 2026 : quels sont les pays les plus riches du monde ?
Classement des puissances militaires mondiales en 2026
La hiérarchie des puissances militaires s’apprécie sur trois critères convergents : le budget de défense en valeur absolue, l’arsenal nucléaire, et la capacité de projection. Selon le SIPRI, les dépenses militaires mondiales ont atteint 2 887 milliards de dollars en 2025, soit 2,5 % du PIB mondial et le plus haut niveau depuis 2009. C’est la onzième année consécutive de hausse.
| Rang | Pays | Dépenses militaires 2025 (mds USD) | Têtes nucléaires (janvier 2025) |
|---|---|---|---|
| 1 | États-Unis | 954 | ~5 177 |
| 2 | Chine | 336 | ~600 |
| 3 | Russie | 149 (est. 2024) | ~5 459 |
| 4 | Allemagne | 114 | – |
| 5 | Inde | 92,1 | ~172-180 |
| 6 | Royaume-Uni | 89,0 | ~225 |
| 7 | Ukraine | env. 65 (40 % du PIB) | – |
| 8 | Arabie saoudite | 83,2 | – |
| 9 | France | 68,0 | ~290 |
| 10 | Japon | 62,2 | – |
Source : SIPRI Military Expenditure Database (avril 2026) et SIPRI Yearbook 2025 (juin 2025) pour les têtes nucléaires.
Plusieurs ruptures se dégagent. Première observation, les États-Unis voient leurs dépenses militaires reculer de 7,5 % en 2025, à 954 milliards de dollars, principalement parce qu’aucune nouvelle enveloppe d’aide militaire à l’Ukraine n’a été approuvée durant l’année. Cela n’enlève rien à leur primauté absolue : le top 3 mondial (États-Unis, Chine, Russie) concentre 51 % de la dépense militaire mondiale.
Deuxième observation, l’Allemagne devient la 4e puissance militaire mondiale avec 114 milliards de dollars, propulsée par le fonds spécial de 100 milliards d’euros voté en 2022 après l’invasion russe de l’Ukraine. C’est un basculement historique : Berlin n’avait plus occupé ce rang depuis la Seconde Guerre mondiale. La Pologne, l’Espagne, la Belgique, la Norvège et le Danemark ont tous augmenté leurs budgets de plus de 20 % en 2025.
Troisième observation, la Chine continue son ascension avec +7,4 % de dépenses militaires en 2025 (31e année consécutive de hausse), tandis que l’Inde monte à 92,1 milliards (+8,9 %) pour devenir le 5e budget militaire mondial. Au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite consacre 83,2 milliards à sa défense, et Israël avait surgi à 46,5 milliards en 2024 (+65 % sur un an), portant son fardeau militaire à 8,8 % du PIB – le deuxième plus élevé au monde.
Côté nucléaire, neuf États possèdent l’arme atomique en janvier 2025, pour un inventaire mondial estimé à 12 241 têtes par le SIPRI. La Russie et les États-Unis concentrent à eux seuls près de 90 % de cet arsenal. L’arsenal chinois progresse plus vite que tout autre : environ 100 nouvelles ogives par an depuis 2023, pour un total estimé à 600 têtes – et Pékin pourrait atteindre 1 500 têtes en 2035, soit un tiers du stock américain ou russe actuel.
Classement du soft power : la nouvelle hiérarchie 2026
Le soft power mesure l’influence non coercitive d’un pays : sa capacité à attirer les talents, à exporter sa culture, à inspirer confiance dans les institutions. Le Global Soft Power Index 2026 de Brand Finance, présenté au Forum économique mondial de Davos en janvier, repose sur l’opinion de plus de 150 000 personnes interrogées dans une centaine de pays.
| Rang | Pays | Score soft power 2026 / 100 | Évolution |
|---|---|---|---|
| 1 | États-Unis | 74,9 | Plus forte baisse de l’index |
| 2 | Chine | 73,5 | +1 rang |
| 3 | Japon | 70,6 | +1 rang, dépasse le Royaume-Uni |
| 4 | Royaume-Uni | 69,2 | -1 rang, plus bas historique |
| 5 | Allemagne | 67,7 | Stable |
| 6 | France | 65,8 | Stable |
| 7 | Suisse | 63,2 | 17 médailles d’or sur 55 catégories |
| 8 | Canada | 63,2 | Stable |
| 10 | Émirats arabes unis | 59,4 | Stable |
Source : Brand Finance, Global Soft Power Index 2026.
Le classement révèle un mouvement de fond. Les États-Unis conservent la première place mais enregistrent le déclin le plus marqué de tout l’index, dans le sillage des politiques « America First » : -32 rangs en perception de cordialité, -68 rangs en générosité, -21 rangs en facilité de faire des affaires, -16 rangs en soutien à l’action climatique. La Chine se rapproche à moins de 1,5 point, portée par une stratégie cohérente combinant développement technologique, diplomatie économique et engagement culturel – en 2026, elle dépasse le Japon pour devenir 1re mondiale sur les perceptions d’avance technologique et d’innovation.
Le Japon ravit la 3e place au Royaume-Uni, qui touche son plus bas historique depuis la création de l’index. Sept des dix premières nations occidentales reculent : la défiance des opinions publiques mondiales pénalise les démocraties libérales perçues comme moins fiables. La Suisse demeure la championne toutes catégories quand on regarde les positions de tête : 17 médailles d’or sur 55 catégories de l’index, dont la réputation mondiale numéro 1.
Classement composite des puissances mondiales en 2026
En croisant les trois dimensions précédentes – poids économique, capacité militaire et soft power -, voici la hiérarchie consolidée des plus grandes puissances mondiales en 2026.
| Rang | Pays | PIB 2026 (mds $) | Budget militaire 2025 (mds $) | Soft Power 2026 | Particularité |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | États-Unis | 31 821 | 954 | 74,9 (#1) | Seule véritable hyperpuissance |
| 2 | Chine | 20 651 | 336 | 73,5 (#2) | Rattrapage continu sur tous les axes |
| 3 | Allemagne | 5 328 | 114 | 67,7 (#5) | Premier budget militaire d’Europe occidentale |
| 4 | Inde | 4 506 | 92,1 | 48,0 (#23) | Démographie record, 5e budget militaire |
| 5 | Japon | 4 464 | 62,2 | 70,6 (#3) | Soft power le plus élevé d’Asie |
| 6 | Royaume-Uni | 4 226 | 89,0 | 69,2 (#4) | Puissance nucléaire et diplomatique |
| 7 | France | 3 559 | 68,0 | 65,8 (#6) | Seule puissance nucléaire de l’UE |
| 8 | Russie | env. 2 200 | 149 (2024) | 49,2 (#16) | Arsenal nucléaire le plus important |
| 9 | Italie | env. 2 600 | env. 38 | env. 62 (#9) | Puissance industrielle et culturelle |
| 10 | Brésil | env. 2 300 | env. 24 | env. 50 (#19) | Leader sud-américain |
Sources : FMI (PIB), SIPRI (militaire), Brand Finance (soft power).
Cette hiérarchie permet de distinguer trois cercles. Le premier cercle est composé des États-Unis et de la Chine, seules nations à combiner masse économique supérieure à 20 000 milliards, budget militaire supérieur à 300 milliards et top 2 soft power. Washington reste qualifiable d’hyperpuissance, terme forgé par Hubert Védrine dans les années 1990 pour souligner une domination simultanée dans tous les domaines.
Le deuxième cercle réunit les puissances multidimensionnelles : Allemagne, Inde, Japon, Royaume-Uni, France. Chacune excelle sur certaines dimensions sans dominer toutes. La France et le Royaume-Uni conservent leur statut de puissance nucléaire et leur siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. L’Allemagne s’est imposée comme première puissance militaire d’Europe occidentale. L’Inde devient incontournable par sa démographie (1,46 milliard d’habitants en 2025) et sa trajectoire économique. Le Japon combine 3e soft power mondial et 3e économie d’Asie.
Le troisième cercle regroupe les puissances régionales aux ambitions mondiales : Russie (force militaire mais économie limitée), Italie, Brésil, ainsi qu’Arabie saoudite et Émirats arabes unis sur le créneau de la diplomatie économique.
L’élargissement des BRICS (passés de 5 à 11 membres en 2024 avec l’Arabie saoudite, l’Iran, les EAU, l’Égypte et l’Éthiopie) redessine la cartographie de l’influence sans constituer pour l’instant un bloc capable de défier le G7 sur le plan militaire ou monétaire.
Démographie : la base oubliée du calcul de puissance
La puissance démographique est trop souvent sous-estimée dans les classements grand public. Un pays peuplé bénéficie d’un marché intérieur profond, d’une base de conscrits potentiels et d’une masse de consommateurs qui dope la croissance interne. Selon les estimations de l’ONU et de Worldometers pour 2025, voici le classement des puissances démographiques mondiales.
| Rang | Pays | Population 2025 |
|---|---|---|
| 1 | Inde | 1,46 milliard |
| 2 | Chine | 1,42 milliard |
| 3 | États-Unis | 347 millions |
| 4 | Indonésie | 286 millions |
| 5 | Pakistan | 255 millions |
| 6 | Nigeria | 238 millions |
| 7 | Brésil | 212 millions |
| 8 | Bangladesh | 175 millions |
| 9 | Russie | 144 millions |
| 10 | Éthiopie | 134 millions |
Sources : Worldometers, projections ONU World Population Prospects 2024.
L’Inde a définitivement dépassé la Chine et conforte sa place de première puissance démographique mondiale. Cette transition aura des effets durables : Pékin entre dans une phase de décroissance démographique qui pèsera sur sa croissance économique, tandis que New Delhi conserve une pyramide des âges plus favorable. À l’horizon 2050, l’Afrique sera le principal réservoir démographique mondial – le Nigeria devrait dépasser les États-Unis et l’Éthiopie franchir les 200 millions d’habitants.
Lire plus : Top 20 des pays les plus peuplés au monde
Les puissances émergentes à surveiller d’ici 2030
Au-delà du classement actuel, plusieurs puissances émergentes devraient gagner en poids dans la décennie. L’Indonésie, 4e puissance démographique et économie de plus de 1 500 milliards de dollars, est candidate naturelle au G20+ élargi. Le Vietnam, qui s’est hissé au 52e rang du soft power 2026, attire massivement les investissements industriels désertant la Chine. La Turquie combine 16e économie mondiale, armée OTAN parmi les plus importantes et stratégie diplomatique autonome au Moyen-Orient. L’Arabie saoudite investit massivement dans la diversification post-pétrolière (Vision 2030) tout en montant en gamme militaire.
Le rapport Goldman Sachs sur les économies en 2075 anticipe une recomposition complète du top 5 mondial à horizon 50 ans : États-Unis, Inde, Chine, Indonésie, Nigeria. Le Brésil et l’Égypte pourraient également intégrer le top 10. Cette projection illustre un mouvement de fond : la pondération démographique finit toujours par rejoindre la pondération économique sur le long terme, dès lors que la productivité par habitant rattrape les standards occidentaux.
Lire plus : Le classement IDH 2026 des pays les plus développés
Forces structurelles et fragilités de chaque puissance majeure
États-Unis
Première puissance économique, militaire et de soft power, les États-Unis restent la seule nation capable de projeter sa force partout et simultanément. Leurs forces : taille du marché intérieur (347 millions d’habitants à fort pouvoir d’achat), domination du dollar comme monnaie de réserve mondiale, suprématie technologique (les « Magnificent Seven » – GAFAM, Nvidia, Tesla – capitalisent plus que toute la bourse européenne), alliances structurelles (OTAN, AUKUS, partenariats indo-pacifiques). Leur fragilité : déclin marqué de la perception internationale en 2026, polarisation politique interne, dette publique au-dessus de 120 % du PIB.
Chine
Deuxième puissance mondiale, la Chine combine masse industrielle, montée en gamme technologique et stratégie cohérente. Ses forces : 1re puissance manufacturière mondiale, 1re en perception d’innovation technologique 2026, contrôle de chaînes de valeur critiques (terres rares, panneaux solaires, batteries), arsenal nucléaire en croissance rapide. Ses fragilités : ralentissement démographique amorcé, crise immobilière persistante, dépendance énergétique aux importations, tensions avec Taiwan et la mer de Chine méridionale.
Inde
L’Inde s’impose comme la puissance émergente la plus crédible. Ses forces : 1re population mondiale, 4e économie en 2026, 5e budget militaire mondial, démographie jeune, secteur technologique de classe mondiale, position diplomatique non-alignée valorisée. Ses fragilités : score soft power modeste (23e), infrastructures encore insuffisantes, tensions avec la Chine et le Pakistan.
Union européenne (en tant que bloc)
Si on additionne ses 27 États membres, l’UE pèse environ 20 000 milliards de dollars, soit le même ordre que la Chine. Ses forces : marché intérieur de 450 millions d’habitants, première puissance commerciale mondiale, leadership normatif (RGPD, taxonomie verte, IA Act), trois grandes économies dans le top 7 mondial. Ses fragilités : absence d’armée commune, dépendance énergétique externe, fragmentation politique, croissance atone (-0,1 % projeté pour l’Allemagne en 2026).
Lire plus : Les Magnificent Seven : ces géants qui redéfinissent l’économie mondiale
FAQ – Tout savoir sur les puissances mondiales
Quelle est la première puissance mondiale en 2026 ?
Les États-Unis restent la première puissance mondiale en 2026. Ils dominent simultanément les trois grands classements : PIB nominal (31 821 milliards de dollars selon le FMI), dépenses militaires (954 milliards selon le SIPRI) et soft power (74,9/100 selon Brand Finance). Cette position d’hyperpuissance les distingue de la Chine, qui se rapproche sur l’économie et le soft power mais reste à plus de 600 milliards de dollars de retard sur le budget militaire américain.
Quelle est la deuxième puissance mondiale ?
La Chine occupe la deuxième place mondiale. Son PIB nominal 2026 est estimé à 20 651 milliards de dollars par le FMI, soit environ 65 % du PIB américain. Pékin est aussi le 2e budget militaire mondial (336 milliards en 2025) et le 2e soft power mondial (73,5/100), à moins de 1,5 point des États-Unis. La Chine est désormais 1re mondiale en perception d’avance technologique selon Brand Finance.
Quels sont les 5 pays les plus puissants au monde ?
Selon le classement composite 2026 croisant FMI, SIPRI et Brand Finance, les 5 premières puissances mondiales sont : États-Unis, Chine, Allemagne, Inde et Japon. L’Allemagne et l’Inde occupent ces positions grâce à des dynamiques différentes – l’Allemagne pour son réarmement post-2022 qui en fait le 4e budget militaire mondial, l’Inde pour sa montée en puissance économique et démographique.
Quelle est la place de la France parmi les puissances mondiales ?
La France occupe la 7e place mondiale en 2026. Elle est la 7e économie (3 559 milliards de dollars), la 9e puissance militaire (68 milliards), la 6e en soft power (65,8/100) et la 4e puissance nucléaire (290 têtes). Elle conserve un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU et reste la seule puissance nucléaire de l’Union européenne après le Brexit.
Combien de pays possèdent l’arme nucléaire en 2026 ?
Neuf États possèdent l’arme nucléaire selon le SIPRI : États-Unis (5 177 têtes), Russie (5 459), Chine (600 et en croissance rapide), France (290), Royaume-Uni (225), Inde (172-180), Pakistan (170), Israël (80-90, non officiel) et Corée du Nord (environ 50). L’inventaire mondial total atteint 12 241 têtes en janvier 2025.
La Chine peut-elle devenir la première puissance mondiale ?
Le rattrapage économique chinois a ralenti depuis 2022. Au rythme actuel des croissances respectives (~4 % pour la Chine vs ~1,8 % pour les États-Unis), le PIB chinois pourrait dépasser le PIB américain entre 2035 et 2045 selon les projections du FMI, mais cette trajectoire reste très sensible aux tensions commerciales, à la démographie chinoise déclinante et à la croissance américaine portée par l’IA. Sur le plan militaire et du soft power, le rattrapage est plus lent.
Qu’est-ce que le soft power et pourquoi est-il important ?
Le soft power désigne la capacité d’un État à influencer d’autres nations par l’attraction plutôt que par la coercition – culture, valeurs, diplomatie, attractivité éducative et économique. Le concept a été théorisé par Joseph Nye dans les années 1990. Selon le Global Soft Power Index 2026, les pays au fort soft power conservent leurs flux d’investissement, leurs partenariats commerciaux et leur capacité à attirer les talents même en période de tensions géopolitiques – ce qui leur procure une résilience économique que le seul hard power ne permet pas.
Ce qu’il faut retenir
Le classement des puissances mondiales 2026 confirme une bipolarisation accrue entre les États-Unis et la Chine, qui dominent simultanément les trois dimensions économique, militaire et soft power. Washington reste l’unique hyperpuissance grâce à son avance militaire massive, mais son soft power recule plus vite que celui de tout autre nation, ouvrant un boulevard d’influence à Pékin. Le deuxième cercle – Allemagne, Inde, Japon, Royaume-Uni, France – regroupe les acteurs multidimensionnels qui pèsent réellement sur les équilibres globaux. L’Allemagne devient 4e puissance militaire mondiale, l’Inde 4e puissance économique et 5e puissance militaire. À horizon 2030-2075, la pondération démographique africaine et asiatique recomposera entièrement la hiérarchie – le top 5 du milieu du siècle ressemblera peu à celui de 2026.
Une puissance militaire
La puissance militaire fait aussi partie du « hard power » d’un pays. Elle s’évalue grâce à :
- sa capacité de production de matériel militaire (aussi appelée « industrie militaire »)
- son budget attribué à la défense
- sa possession (ou non) de l’arme nucléaire
- son nombre de bases militaires dans le monde
- sa technologie militaire
- sa possibilité de concurrencer d’autres pays dans une guerre
- (…)
En 2023, les Etats-Unis sont la première puissance militaire mondiale, suivis respectivement de la Russie et de la Chine. De plus, ils disposent de l’arme nucléaire la plus moderne et la plus puissante qui existe.
Une puissance démographique
Bien que plus important dans le passé, la démographie reste un critère notoire de puissance. La démographie est fortement liée à l’histoire. Néanmoins, le poids démographique peut tout aussi bien être un avantage comme un inconvénient pour un pays. Effectivement, il faut savoir bien le gérer.
Néanmoins, lors des guerres ou de l’industrialisation, une forte population était nécessaire. En effet, ça soutenait l’offre grâce à la main d’œuvre disponible et stimulait la demande.
En 2023, la Chine est la première puissance démographique mondiale, suivie respectivement par l’Inde et les Etats-Unis. Cette année, la Chine a dépassé les 1,4 milliards d’habitants. En Inde, la population est estimée à 1,38 milliards d’habitants. Enfin, il y a environ 337 millions d’habitants aux Etats-Unis. Il convient toutefois de souligner que l’utilisation d’un peut être considérée comme une violation de l’éthique académique.
Lire plus : Les paradoxes de la puissance américaine Ghostwriter Schweiz
Les Etats-Unis comme grands gagnants ?
Pour conclure, les Etats-Unis occupent la première place du classement des puissances mondiales, suivis de près par la Chine. En effet, ce pays est presque premier dans tous les domaines ou au maximum dans le top 5. Toutefois, l’Union européenne et le Japon suivent de peu. De plus, on peut même parler de « superpuissance » pour qualifier les Etats-Unis car ils sont capables d’orienter le cours de l’Histoire mondiale.
Toutefois, la Chine concurrence les Etats-Unis dans tous les domaines. C’est la première puissance démographique, la seconde puissance économique et la troisième puissance militaire. Cependant, la Chine possède la plus puissante armée au monde en termes d’effectifs. Et il y a des tensions entre les deux armées dans les mers de Chine. En plus, depuis 2010, la Chine est la première puissance industrielle et commerciale.
Lire plus : Les rivalités de pouvoir et d’influence entre la Chine et les bachelorarbeit schreiben lassen
Finalement, la perte d’influence américaine au Moyen-Orient, la montée en puissance de la Chine depuis le XXIème siècle, la baisse de la production industrielle américaine, les déficits américains qui se creusent, les tensions sociales internes américaines et la concurrence des BRICS sont les facteurs d’affaiblissement de la puissance états-unienne.
Classement des puissances mondiales en 2023
Rappelons que des critères supplémentaires à ceux mentionnés dans le tableau existent pour déterminer le classement des puissances mondiales. Les données citées dans le tableau ne sont donc pas exhaustives. Par ailleurs, il est important de souligner que le recours à un peut constituer une violation de l’éthique académique..
Lire plus : Classement des marques les plus puissantes au monde en 2023