L'Agence Média Grandes Écoles & Entreprises
Devenez attractif auprès des meilleurs
Presid, le Tinder de la présidentielle 2027 lancé par deux étudiants emlyon

Presid, le Tinder de la présidentielle 2027 lancé par deux étudiants emlyon

Cinq ans après Elyze, un nouvel outil vient occuper le créneau du Tinder de la présidentielle. Baptisée presid, l’application swipe des idées plutôt que des visages : elle demande à l’utilisateur de trancher, en un geste, des mesures de société tirées des programmes et déclarations des personnalités engagées dans la course à l’Élysée en 2027. Le nom des candidats n’apparaît qu’une fois la réponse donnée. Derrière le projet, deux étudiants de l’emlyon, Louis Coudière et Victor Parcollet, qui ont conçu, codé et sourcé l’intégralité de l’outil sans investisseur ni subvention.

Le lancement intervient dans un contexte où l’offre d’outils d’aide au choix électoral s’est multipliée depuis le précédent cycle présidentiel. presid s’en distingue par un parti pris central : ne jamais afficher une position sans preuve documentée, et ne jamais révéler l’auteur d’une mesure avant que l’utilisateur ait répondu.

Louis Coudière et Victor Parcollet, le duo derrière presid

Louis Coudière a 20 ans et vit à Lyon. Selon le dossier de presse de l’application, il a conçu, développé et sourcé seul l’ensemble du corpus de presid, avec Victor Parcollet qui l’accompagne sur le projet. Aucun des deux n’est lié à un investisseur, une subvention publique ou une formation politique : l’application est intégralement gratuite, sans modèle publicitaire.

Louis Coudière justifie le projet par sa propre situation : en 2027, il votera pour la première fois à une élection présidentielle. Il explique avoir construit presid parce que, selon lui, l’entourage étudiant sait souvent « pour qui il ne votera jamais » sans connaître le détail des propositions de chaque camp.

Le profil rappelle un précédent bien identifié sur l’emlyon : l’école cultive une culture entrepreneuriale revendiquée et son classement 2026 confirme une école qui continue de produire des initiatives étudiantes à fort rayonnement médiatique, dans la lignée du débat organisé par les tribunes étudiantes de l’emlyon et de Sciences Po Paris à l’approche d’une précédente présidentielle.

Comment fonctionne presid ?

Le principe tient en trois étapes, présentées comme telles par l’éditeur.

L’utilisateur swipe une carte anonyme portant une mesure précise, par exemple « construire de nouveaux réacteurs nucléaires en France », et répond selon quatre degrés d’adhésion (pour, contre, j’adore, je déteste). Aucun nom, aucun parti n’apparaît sur la carte.

L’application révèle ensuite qui défend la position swipée, qui s’y oppose, et renvoie vers la source exacte avec sa date : programme officiel, déclaration publique datée ou vote à l’Assemblée nationale.

Au fil des réponses, l’utilisateur voit son podium d’affinités se mettre à jour, avec sa place représentée dans un hémicycle virtuel. Le calcul s’effectue directement sur le téléphone, sans passer par un serveur distant.

Le corpus s’appuie, selon les chiffres communiqués par l’éditeur, sur 405 cartes à trancher, tirées de 341 mesures sourcées, et couvre 31 personnalités recensées de l’extrême gauche à l’extrême droite.

Neutralité : les garde-fous mis en avant par presid

L’argument central de presid, martelé dans son dossier de presse, tient en une phrase : une application qui dit de qui l’utilisateur est proche n’a pas le droit de pencher elle-même. Plusieurs choix de conception sont présentés comme la traduction concrète de cette exigence.

  • Pas de preuve, pas de position. Aucune position n’est déduite d’une étiquette partisane. Si une personnalité ne s’est pas exprimée publiquement et de façon vérifiable sur un sujet, l’application ne lui prête aucune opinion.
  • Aucun portrait dans l’application. Les personnalités sont représentées par leurs initiales, jamais par une photo, et un test automatisé vérifie qu’aucune carte ne laisse deviner son auteur avant la réponse de l’utilisateur.
  • Départage aléatoire des égalités. En cas d’ex aequo, le tirage au sort est propre à chaque téléphone : aucun classement national ne favorise un même profil par défaut.
  • Seuil minimal de sourcing. Une personnalité n’est classée qu’à partir de cinq positions prouvées. En dessous, elle reste consultable dans l’application mais n’apparaît dans aucun classement, ce que l’éditeur présente comme « un manque de sources, pas un verdict ».
  • Aucune donnée collectée. Pas de compte utilisateur, pas de serveur, pas de mesure d’audience. L’application fonctionne y compris hors connexion.
  • Conformité au droit électoral. Le partage des résultats se coupe automatiquement la veille et le jour des deux tours de scrutin, en application de l’article L49 du code électoral, et les sondages affichés dans l’application portent les mentions légales exigées par la loi de 1977.

L’éditeur précise enfin ce que presid n’est pas : l’application n’appelle à voter pour aucun candidat, n’est affiliée à aucun parti ni institution, et son résultat ne constitue « ni un sondage, ni une prédiction, ni un conseil de vote ».

Un lancement remarqué sur l’App Store

Indicateur Chiffre communiqué
Classement App Store (gratuites, France) N°1 des applications Actualités, devant X, Le Monde et franceinfo
Date du relevé 16/09/2026
Cartes à trancher 405
Mesures sourcées 341
Personnalités recensées 31
Données collectées 0
Disponibilité Gratuit sur iPhone, Android annoncé « bientôt »

Ce positionnement en tête des applications d’actualité gratuites, devant des médias historiques comme Le Monde ou franceinfo, constitue le principal argument de traction mis en avant par l’éditeur à l’appui du lancement.

presid face à Elyze, l’autre « Tinder de la présidentielle »

presid n’est pas le premier outil à revendiquer l’étiquette de Tinder politique. En 2022, Elyze avait déjà occupé ce terrain à l’approche de la présidentielle française, avec un principe de swipe déjà comparable sur les propositions de candidats. Le format « Tinder appliqué à une décision engageante » avait aussi été décliné côté emploi, avec l’application JobMax, destinée aux 18-30 ans.

Ce qui distingue presid dans cette lignée, selon son propre positionnement, tient moins au geste de swipe lui-même, déjà popularisé, qu’à l’architecture de preuve : chaque position renvoie à une source datée, le corpus impose qu’un sujet n’entre que si des personnalités s’y sont engagées publiquement pour ET contre, et l’algorithme de classement revendique plus de 400 tests automatisés de vérification, présentés comme consultables en détail par toute rédaction qui en ferait la demande.

Ce qu’il faut retenir

presid est une application française lancée par Louis Coudière et Victor Parcollet, deux étudiants de l’emlyon, qui propose de comparer les réponses de l’utilisateur aux positions publiques et sourcées de 31 personnalités engagées dans la présidentielle 2027. Le principe : swiper une mesure sans connaître son auteur, découvrir ensuite qui la défend et la preuve qui l’atteste, puis voir son podium d’affinités se construire au fil des réponses, calculé localement sur le téléphone sans collecte de données. L’application revendiquait, au 16 septembre 2026, la première place des applications gratuites d’Actualités sur l’App Store français.

FAQ

Qu’est-ce que l’application presid ?

presid est une application française qui compare les réponses de l’utilisateur à des mesures de société aux positions publiques de personnalités engagées dans la présidentielle 2027, sans jamais révéler leur identité avant la réponse.

Qui a créé presid ?

L’application a été conçue par Louis Coudière, étudiant de l’emlyon, accompagné de Victor Parcollet, également étudiant à l’emlyon, sans investisseur ni subvention.

Comment fonctionne presid ?

L’utilisateur swipe une carte anonyme, l’application révèle ensuite qui défend cette position avec sa source datée, puis calcule un podium d’affinités mis à jour à chaque réponse, directement sur le téléphone.

presid collecte-t-elle des données personnelles ?

Non. Selon l’éditeur, l’application ne crée aucun compte, ne dispose d’aucun serveur et ne réalise aucune mesure d’audience ; elle fonctionne même hors connexion.

Quelle différence entre presid et Elyze ?

Les deux applications reprennent le principe du swipe politique popularisé par Elyze en 2022. presid met l’accent sur la traçabilité systématique de chaque position à une source datée et sur un seuil minimal de cinq positions prouvées avant tout classement d’une personnalité.

presid est-elle gratuite ?

Oui, l’application est disponible gratuitement sur iPhone. Une version Android est annoncée sans date précise par l’éditeur.

Je traite de l'actualité Grandes Écoles, business et sport