Salaire stagiaire 2026 : le montant moyen et les écarts par secteur, profil et région
Salaire stagiaire 2026 : le montant moyen et les écarts par secteur, profil et région
Le salaire stagiaire 2026 s’établit en moyenne à 1 233 euros par mois, contre 1 188 euros en 2025, soit une progression de 4 % en un an. C’est ce que révèle le baromètre annuel publié le 15 septembre 2026 par JobTeaser, plateforme de recrutement intégrée directement au sein de 400 écoles et universités françaises, sur la base de 4 190 offres de stage de niveau Master diffusées au premier semestre.
Derrière cette moyenne nationale se cachent des écarts considérables. Un stagiaire en banque touche en moyenne 250 euros de plus par mois qu’un stagiaire dans les médias. Un stagiaire francilien perçoit 229 euros de plus qu’un stagiaire en région. Et pour la première fois depuis que JobTeaser publie ce baromètre, les profils ingénieurs dépassent les profils école de commerce en matière de gratification. Ces trois lignes de fracture, sectorielle, géographique et par profil, structurent le marché du stage 2026 et se creusent année après année.
Banque, tech, conseil : les secteurs qui paient le mieux les stagiaires en 2026
Le secteur Banque & Assurance domine très largement le classement des dix secteurs recensés par JobTeaser, avec une gratification moyenne de 1 470 euros par mois. C’est à la fois le niveau de rémunération le plus élevé et la progression la plus forte de l’année, à +9,2 % contre 2025. L’écart avec la moyenne nationale dépasse 235 euros mensuels.
La banque et l’assurance investissent massivement sur les jeunes talents à un moment où, paradoxalement, les contrats d’alternance reculent dans la plupart des secteurs de l’économie. Le secteur fait figure d’exception : il continue d’y recruter davantage d’alternants, signe d’une stratégie de captation précoce des profils juniors qui se retrouve mécaniquement dans le niveau des gratifications de stage.
| Rang | Secteur | Rémunération moyenne | Évolution vs 2025 |
|---|---|---|---|
| 1 | Banque & Assurance | 1 470 € | +9,2 % |
| 2 | Tech & Numérique | 1 340 € | +5,9 % |
| 3 | Audit & Conseil | 1 302 € | -2,9 % |
| 4 | Pharma | 1 297 € | -1,4 % |
| 5 | Jeux vidéo & Divertissement | 1 288 € | +5,5 % |
| 6 | Agroalimentaire | 1 274 € | -0,9 % |
| 7 | Services scientifiques & techniques | 1 266 € | +1,9 % |
| 8 | Support administratif | 1 264 € | -8,8 % |
| 9 | Industrie & Chimie | 1 250 € | +2,5 % |
| 10 | Médias | 1 217 € | -3,0 % |
Le classement révèle une dynamique intéressante : la progression n’est pas uniforme. Trois secteurs affichent une baisse en 2026 (Audit & Conseil, Pharma, Agroalimentaire, Support administratif et Médias), pendant que Banque & Assurance, Tech & Numérique et Jeux vidéo tirent la moyenne vers le haut. Le support administratif enregistre même la plus forte contraction du classement, à -8,8 %, ce qui traduit une pression accrue sur les fonctions support jugées moins stratégiques par les entreprises.
Analyste M&A, Data Scientist, développeur : les métiers les plus rémunérateurs en stage
Au-delà du secteur, c’est le métier occupé qui détermine le plus fortement le niveau de gratification. Le stage d’analyste M&A ou de private equity arrive largement en tête avec 1 678 euros mensuels, loin devant les autres profils. Le métier, souvent associé aux stages en banque d’affaires, cumule deux avantages : une intensité de travail élevée et un secteur (la finance) qui rémunère structurellement au-dessus de la moyenne.
| Rang | Métier | Rémunération moyenne |
|---|---|---|
| 1 | Analyste M&A / Private Equity | 1 678 € |
| 2 | Data Scientist | 1 542 € |
| 3 | Développeur Full-Stack | 1 532 € |
| 4 | Consultant stratégie | 1 405 € |
| 5 | Account executive | 1 356 € |
Le podium confirme une tendance structurelle du marché du travail des jeunes diplômés : les compétences techniques rares (data, développement) et les fonctions à forte valeur ajoutée financière (M&A) captent la prime salariale la plus élevée, y compris au stade du stage. Un Data Scientist stagiaire gagne ainsi près de 190 euros de plus par mois qu’un consultant en stratégie, pourtant considéré comme l’une des voies de sortie les plus prisées des grandes écoles.
Ingénieurs vs profils commerce : un basculement inédit en 2026
C’est l’un des enseignements les plus notables du baromètre. En 2025, les gratifications versées aux deux profils étaient proches, avec un léger avantage pour les écoles de commerce : 1 227 euros contre 1 181 euros pour les ingénieurs. En 2026, l’ordre s’inverse. Les stagiaires ingénieurs touchent désormais 1 282 euros en moyenne, en hausse de 8,5 % sur un an, quand la rémunération des profils école de commerce et de management reste stable, à 1 222 euros, soit 0 % d’augmentation.
L’écart atteint 60 euros par mois en faveur des ingénieurs, un renversement de tendance qui confirme la montée en puissance des compétences techniques sur le marché de l’emploi des jeunes diplômés. Ce basculement est cohérent avec le classement sectoriel : la Tech & Numérique et les Services scientifiques & techniques figurent tous deux dans le haut du tableau, deux secteurs qui recrutent massivement des profils issus d’écoles d’ingénieurs. L’écart de gratification en stage préfigure souvent celui observé au premier emploi, où le salaire des ingénieurs dépend fortement du secteur d’embauche.
Île-de-France, grandes entreprises : où les écarts géographiques se creusent
La géographie reste un facteur de disparité majeur. Un stage de niveau Master est gratifié en moyenne 1 290 euros en Île-de-France, contre 1 061 euros dans les autres régions. L’écart atteint 229 euros par mois, soit 22 %. Il n’était que de 15 % en 2025 : la fracture territoriale se creuse plus vite que la moyenne nationale ne progresse.
En un an, la gratification francilienne a progressé de 69 euros, contre seulement 3 euros pour les autres régions, un différentiel qui traduit la concentration croissante des sièges sociaux, des directions financières et des fonctions à forte valeur ajoutée en région parisienne. À cette fracture géographique s’ajoute un effet taille d’entreprise : les grandes entreprises continuent de mieux rémunérer leurs stagiaires que les TPE et PME, avec un avantage de 9 %.
Transparence salariale : encore rare, mais un levier d’attractivité puissant
Sur le plan de la transparence, les chiffres du baromètre JobTeaser révèlent un paradoxe. La transparence sur la gratification des stages n’entre pas dans le champ d’application de la future loi relative à la transparence sur les salaires, et les pratiques évoluent lentement : au premier semestre 2026, seules 9 % des offres de stage de niveau Master publiées sur JobTeaser affichent le montant de la gratification, contre 5 % un an plus tôt.
Ce sont les TPE et PME qui sont en tête du mouvement, avec 20 % d’offres transparentes, contre seulement 5 % pour les grandes entreprises. Pourtant, cet affichage constitue un puissant levier d’attractivité candidat : selon l’étude, afficher le salaire rend une offre nettement plus attractive, générant 67 % de candidatures en plus sur la plateforme. L’effet est encore plus marqué sur les profils ingénieurs, avec une hausse de 96 % des candidatures lorsque le montant est indiqué. Ce différentiel illustre à quel point la question du salaire pèse dans le choix d’une offre de stage ou d’un premier poste, bien avant même les missions proposées.
À noter également que ce montant moyen de 1 233 euros reste très supérieur au plancher légal. La gratification minimale d’un stage a été revalorisée au 1er janvier 2026 et se situe très en dessous de la moyenne de marché mesurée par JobTeaser : la grande majorité des employeurs versent donc largement au-dessus du minimum légal, en particulier dans les secteurs les plus tendus sur le recrutement.
Salaire stagiaire 2026 : ce que révèlent les écarts
Les trois fractures mises en évidence par le baromètre JobTeaser (sectorielle, géographique et par profil de formation) ne sont pas indépendantes les unes des autres. Elles convergent toutes vers les mêmes viviers : la finance, la tech, l’Île-de-France et les grandes entreprises concentrent à la fois les gratifications les plus élevées et les plus fortes progressions. À l’inverse, les secteurs en tension budgétaire (support administratif, médias) et les régions hors Île-de-France voient leur écart avec le haut du marché se creuser d’année en année.
Le basculement en faveur des profils ingénieurs est sans doute le signal le plus structurant de ce baromètre 2026 : il traduit une révision à la hausse de la valeur perçue des compétences techniques dès le stade du stage, avant même l’entrée sur le marché du travail.
FAQ – salaire stagiaire 2026
Quel est le salaire moyen d’un stagiaire en 2026 ?
Selon le baromètre JobTeaser, la gratification moyenne d’un stage de niveau Master s’établit à 1 233 euros par mois en 2026, contre 1 188 euros en 2025, soit une hausse de 4 % en un an.
Quel secteur rémunère le mieux les stagiaires en 2026 ?
Le secteur Banque & Assurance arrive en tête avec une gratification moyenne de 1 470 euros par mois, suivi par la Tech & Numérique (1 340 euros) et l’Audit & Conseil (1 302 euros).
Les stagiaires ingénieurs gagnent-ils plus que les stagiaires en école de commerce en 2026 ?
Oui, pour la première fois : les stagiaires ingénieurs touchent en moyenne 1 282 euros, contre 1 222 euros pour les profils école de commerce et management, soit un écart de 60 euros en faveur des ingénieurs.
Pourquoi les salaires de stage sont-ils plus élevés en Île-de-France ?
Un stage y est gratifié 1 290 euros en moyenne, contre 1 061 euros dans les autres régions, un écart de 22 % qui s’explique par la concentration des sièges sociaux et des fonctions à forte valeur ajoutée en région parisienne.
Quel est le métier le mieux rémunéré en stage en 2026 ?
Le stage d’analyste M&A ou private equity arrive en tête avec 1 678 euros mensuels en moyenne, devant les métiers de Data Scientist (1 542 euros) et de développeur Full-Stack (1 532 euros).
Les offres de stage affichent-elles le montant de la gratification ?
Rarement : seules 9 % des offres de stage niveau Master publiées sur JobTeaser affichent le montant au premier semestre 2026, contre 5 % un an plus tôt. Les TPE et PME sont les plus transparentes, avec 20 % d’offres affichant la gratification.
Les grandes entreprises paient-elles mieux leurs stagiaires que les PME ?
Oui, les grandes entreprises offrent en moyenne une gratification supérieure de 9 % à celle versée par les TPE et PME, selon le baromètre JobTeaser.
Ce qu’il faut retenir
Le salaire stagiaire 2026 s’établit en moyenne à 1 233 euros par mois, en hausse de 4 % sur un an, mais cette moyenne masque des écarts considérables. La Banque & Assurance rémunère près de 20 % au-dessus de la moyenne nationale, l’Île-de-France verse 22 % de plus que les autres régions, et les profils ingénieurs dépassent pour la première fois les profils école de commerce. Autant de signaux qui confirment une segmentation croissante du marché du stage, où le secteur, la localisation et la formation pèsent davantage que jamais sur le niveau de gratification.