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- SCIENCES
- Enzo Bleriot
- 16 avril 2026
Artemis II : l’humanité de retour aux portes de la Lune
Le 2 avril 2026, une fusée géante s’élève depuis le Centre spatial Kennedy en Floride. À son bord : quatre astronautes, un vaisseau baptisé Integrity, et le poids de cinquante ans d’histoire spatiale. Dix jours plus tard, la capsule amerrit dans l’océan Pacifique au large de San Diego, mission accomplie. Artemis II vient d’écrire l’une des pages les plus marquantes de l’exploration humaine. Et accessoirement, d’offrir les coups de pub les plus inattendus de l’année.
Du programme Apollo à Artemis : pourquoi l’humanité retourne sur la Lune
Pour comprendre Artemis II, il faut remonter à 1972. Lors de la mission Apollo 17, Eugene Cernan est le dernier humain à avoir foulé le sol lunaire. Puis… plus rien pendant plus d’un demi-siècle.
C’est en 2017 que Donald Trump relance officiellement l’ambition américaine, donnant naissance au programme Artemis en 2019 — du nom de la déesse grecque jumelle d’Apollon. L’objectif est clair : retourner sur la Lune, y établir une présence durable, et préparer à terme des missions vers Mars. Pour y parvenir, la NASA s’appuie sur deux technologies majeures : le lanceur SLS (Space Launch System), la fusée la plus puissante jamais construite aux États-Unis, et le vaisseau Orion, conçu pour emmener quatre astronautes bien au-delà de l’orbite terrestre.
Avant d’envoyer des humains, la NASA teste ses systèmes. Le 16 novembre 2022, Artemis I décolle sans équipage. Le vaisseau Orion parcourt plus de 1,4 million de kilomètres, s’approche à 130 km de la surface lunaire, et rentre sur Terre le 11 décembre. Mission réussie — mais l’analyse post-vol révèle un comportement anormal du bouclier thermique, ce qui retarde d’un an le lancement d’Artemis II.
Un équipage historique pour une mission record
Quatre astronautes. Quatre premières historiques réunies dans une capsule de la taille d’une fourgonnette, pendant dix jours.
| Astronaute | Agence | Record |
|---|---|---|
| Reid Wiseman | NASA | Commandant de mission |
| Victor Glover | NASA | Premier Afro-Américain à voyager vers la Lune |
| Christina Koch | NASA | Première femme à s’aventurer vers la Lune |
| Jeremy Hansen | ASC (Canada) | Premier non-Américain à effectuer ce voyage |
Comme l’a résumé Victor Glover avant le décollage : « C’est l’histoire de l’humanité, pas l’histoire des Noirs ou des femmes, mais l’histoire humaine. » L’équipage emporte également Rise, une peluche mascotte dont le design s’inspire de la célèbre photo Earthrise prise lors d’Apollo 8 en 1968 — avec à l’intérieur une carte SD contenant les noms de plus de 5 millions de personnes inscrites pour voyager symboliquement autour de la Lune.
Le 7 avril, l’équipage survole la face cachée de la Lune à une distance record de 406 771 km de la Terre — la plus grande distance jamais atteinte par un équipage humain. Le 10 avril, la capsule Integrity amerrit dans le Pacifique à 17h07, heure locale. Artemis II est un succès total.
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Nutella, iPhone… les stars inattendues de la mission
Artemis II restera dans les mémoires pour ses exploits techniques. Mais aussi pour deux coups de pub involontaires qui ont enflammé les réseaux sociaux.
Le premier : un pot de Nutella en apesanteur. Lors d’un livestream diffusé quelques minutes avant que l’équipage ne batte le record de distance de l’Apollo 13, un pot de Nutella traverse nonchalamment le champ de la caméra, flottant en microgravité, label bien visible. La scène devient virale en quelques heures. Des millions de vues, des milliers de commentaires, et Ferrero qui surfe immédiatement sur la vague en publiant sur X : « Honorés d’avoir voyagé plus loin qu’aucune autre pâte à tartiner dans l’histoire ». La NASA a tenu à préciser qu’il ne s’agissait d’aucun accord commercial : le Nutella figurait simplement parmi les 189 aliments sélectionnés pour la mission. Un cas d’école de marketing accidentel que beaucoup de directeurs communication rêveraient d’avoir planifié.
Le second : un iPhone 17 Pro Max à bord d’Orion. Chacun des quatre astronautes était équipé d’un iPhone 17 Pro Max — qualifié par la NASA après une série de tests rigoureux — pour prendre des photos et vidéos personnelles. Wi-Fi, Bluetooth et accès internet désactivés pour éviter tout risque d’interférence avec les systèmes de navigation, mais l’appareil photo, lui, était bien opérationnel. Résultat : des selfies de Christina Koch et Reid Wiseman avec la Terre en arrière-plan, devenus instantanément iconiques. Tim Cook lui-même a réagi sur X : « You captured the wonders of space and our planet beautifully, taking iPhone photography to new heights. ».
Et maintenant ? La route vers l’alunissage
Artemis II n’est qu’une étape. En février 2026, le nouvel administrateur de la NASA Jared Isaacman a revu l’architecture du programme pour l’accélérer tout en restant plus réaliste sur les délais.
Artemis III (2027) ne sera finalement pas la mission qui posera des humains sur la Lune, contrairement au plan initial. Elle doit tester les opérations conjointes entre le vaisseau Orion et les atterrisseurs lunaires — notamment le Starship HLS de SpaceX et le Blue Moon de Blue Origin.
Artemis IV (2028) : c’est lors de cette mission que des astronautes fouleront enfin le sol lunaire pour la première fois depuis Apollo 17. Un moment qui s’annonce comme l’un des événements les plus marquants du XXIe siècle.
À plus long terme, la NASA vise l’établissement de la station spatiale Gateway en orbite lunaire, qui servira de base avancée pour les missions de surface et, un jour, pour les missions vers Mars. Le tout avec des partenaires industriels et internationaux de taille : l’Europe via le module de service Airbus, SpaceX, Blue Origin, et des agences spatiales du monde entier.
La Lune attend. Mars aussi.
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