Tout savoir sur le tableau de flux de trésorerie / cash-flow statement

Tout savoir sur le tableau de flux de trésorerie / cash-flow statement

Le Cash-Flow statement (ou flux de trésorerie) est un des trois états financiers (avec le compte de résultats et le bilan) qu’il faut connaître pour travailler dans la finance ou l’audit. Il permet de visualiser et analyser les ressources et flux de trésorerie dégagés par l’entreprise au cours d’un exercice comptable. Découvrez comment le construire pour savoir répondre à toutes les questions posées en entretien !

 

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Qu’est-ce que le Cash-Flow Statement ?

Le cash-flow statement rend compte des mouvements de cash sur une période donnée. On part du montant de cash du bilan de l’année N-1. Avec ce montant de cash que l’on possède à un moment T, on rend compte des mouvements de cash d’une période donnée (un trimestre, une année, etc) en fonction des opérations, des investissements et des financements de l’entreprise. Cet état comptable est donc le document qui traite et résume les mouvements de cash, leur source et leur utilité.

Le cash-flow statement est divisé en 3 sections, réparties en fonction des sources de mouvements de cash :

  • Le cash-flow lié aux Opérations (CFO) qui correspond aux mouvements de cash impactés par les opérations quotidiennes : les stocks, les amortissements, etc.
  • Le cash-flow lié aux Investissements (CFI) qui correspond aux flux de trésorerie impactés par des acquisitions et mises à niveau des immobilisations corporelles
  • Le cash-flow lié aux Financements (CFF) qui correspond aux flux de trésorerie de la dette, des emprunts et toute méthode de financement de l’entreprise

 

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Comment construire un Cash-Flow Statement ?

Le cash-flow statement se construit en additionnant les 3 sources de mouvements de cash citées ci-dessus. La somme de ces éléments donne le tableau de flux de trésorerie final sur une période donnée.

 

1) Le Cash-Flow lié aux Opérations (CFO)

Le cash-flow lié aux opérations est construit de la façon suivante : Résultat Net (Net Income) + Dépréciations et Amortissements – Variations du Besoin en Fonds de Roulement (Net Working Capital)

Concrètement, on a la formule : CFO = Résultat Net + D&A – ∆BFR

Expliquons cette formule. On commence dans la majorité des cas au Résultat Net. On lui ajoute les D&A puisqu’on les avait enlevés pour passer de l’EBITDA à l’EBIT. Les D&A n’ayant pas d’impact cash, en les enlevant à l’EBITDA, on crée une « erreur de cash » au résultat net. Il faut donc les rajouter (add back) pour avoir le meilleur équivalent cash possible. Ensuite, on retire le BFR car ce montant correspond à ce que l’entreprise a dépensé pendant une période donnée pour gérer l’activité quotidienne. Rappelons que des variations de BFR négatives ont en réalité un impact cash positif.

Par exemple, des variations de BFR d’un montant de -40 signifie que l’entreprise a dépensé 40 de moins pendant l’année N+1 que pendant l’année N. Le cash de l’entreprise est donc augmenté de 40. Pour traduire que des variations d’un montant négatif ont un impact cash positif, on met le signe -.

 

2) Le Cash-Flow lié aux Investissements (CFI)

Dans un premier temps, définissions les investissements mentionnés dans les Cash-Flow lié aux investissements. Il s’agit du cash utilisé pour acquérir, mettre à niveau ou maintenir les immobilisations corporelles.

Mathématiquement parlant, le CFI s’écrit par l’inverse du Capex (Capital Expenditures = capital lié aux dépenses d’investissements, soit les immobilisations). En effet, quand le Capex s’élève à 100, cela se traduit par une sortie de cash de 100, soit un CFI égal à -100.

On note donc la formule : CFI = – Capex

 

3) Le Cash-Flow lié aux Financements (CFF)

Le CFF correspond aux modalités de financements d’une entreprise. Il touche à la dette, aux remboursements de la dette et aux augmentations de capital. La formule qui correspond au CFF est donc :

CFF = Nouvelle dette – Remboursement du principal de la dette + Augmentation du capital – Dividendes

 

Pour expliquer chacun de ces éléments, il faut considérer que le cash lié aux financements est divisé en deux parties, qui sont la dette et les capitaux propres. Concernant la dette, on ajoute d’abord la dette contractée pendant une période donnée, à laquelle on enlève le précédent emprunt, qui est en train d’être remboursé. Il est très important de noter qu’on comptabilise dans le cash-flow statement le principal de la dette. Les intérêts ne sont pas pris en compte dans cet état financier.

Du côté des capitaux propres, de la même façon, on ajoute l’augmentation de capital (si de nouveaux associés rentrent au capital, ou des actionnaires achètent des parts en bourse, etc.) à laquelle on enlève les dividendes (payés aux actionnaires).

 

Le Cash-Flow Statement correspond donc à l’addition de ces trois éléments. En partant du cash de départ au bilan de l’année N-1, auquel on ajoute les mouvements de cash au cours de la période donnée (montant qui peut être négatif comme positif), on obtient le cash total au bilan de l’année N.

 

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Pour plus d’informations sur les trois états financiers, vous pouvez vous rendre sur Trainy.co.

Rédactrice en chef de Planète Grandes Ecoles et étudiante à TBS, j'ai à coeur d'aider les étudiants à mettre toutes les chances de leur côté pour réussir !