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Salaire VIE 2026 : barème complet, indemnités par pays

Salaire VIE 2026 : barème complet, indemnités par pays

Le salaire VIE est l’une des questions les plus posées par les jeunes diplômés tentés par le Volontariat International en Entreprise. La réalité du dispositif est particulière : le volontaire ne perçoit pas un salaire au sens strict mais une indemnité forfaitaire d’entretien (IFE), composée d’une part fixe identique pour tous et d’une part géographique qui varie selon le pays d’affectation. Le salaire VIE total peut ainsi aller de moins de 1 800 euros par mois dans les destinations à faible coût de la vie à plus de 5 200 euros dans certains pays. Avantage majeur : ces indemnités sont totalement exonérées d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales en France.

Ce guide détaille la composition du salaire VIE, le barème officiel applicable, les destinations qui paient le plus, le régime fiscal et les conditions à remplir pour accéder à cette rémunération VIE particulière. Les chiffres présentés proviennent du barème officiel publié par Business France au 1er janvier 2025, complété par la mise à jour issue de l’arrêté du 23 décembre 2025 entré en vigueur le 1er janvier 2026.

 

Comment se compose le salaire VIE en 2026

Contrairement à un contrat de travail classique, le statut de Volontaire International en Entreprise n’ouvre pas droit à un salaire mais à des indemnités forfaitaires d’entretien (IFE) versées chaque mois par Business France. Selon Service-Public.fr, ces indemnités ont vocation à couvrir les dépenses de séjour dans le pays d’affectation et n’ont juridiquement pas la nature d’un salaire au sens strict.

La rémunération du VIE repose sur deux briques additionnées : une indemnité commune identique pour tous les volontaires, quel que soit le pays, et une indemnité supplémentaire dite géographique, qui varie en fonction du pays et parfois de la ville d’affectation. Selon le code du service national (article L. 122-12) et le barème officiel publié par Business France, le total des deux constitue ce que les candidats appellent communément le salaire VIE.

L’indemnité commune est revalorisée par décret. Selon le barème Business France applicable au 1er janvier 2025, elle s’élève à 772,87 euros par mois. Ce montant n’a pas été modifié depuis janvier 2024, ce qui signifie que tous les VIE en mission en 2026 perçoivent cette même base, qu’ils soient à Tokyo, Lisbonne ou Mexico.

L’indemnité géographique, elle, fait l’objet d’un mécanisme bien plus dynamique. Selon Business France, elle est réajustée chaque trimestre (1er janvier, 1er avril, 1er juillet, 1er octobre) selon un mécanisme dit « change-prix » : elle combine l’effet-prix (différentiel d’inflation entre la France et le pays de mission) et l’effet-change (variation du taux de change de la monnaie locale par rapport à l’euro). C’est cette part qui fait la différence entre une affectation à Tunis et une affectation à San Francisco.

 

Barème officiel : le salaire VIE par pays

Le barème en vigueur s’appuie sur l’arrêté du 4 mai 2021, plusieurs fois modifié depuis (arrêtés du 28 janvier 2025 et du 23 décembre 2025). Selon Légifrance, l’arrêté du 23 décembre 2025 est entré en vigueur le 1er janvier 2026 et a actualisé les montants pour les pays dits « dérogatoires » – ceux où l’État de séjour impose un niveau de ressources spécifique pour autoriser l’entrée et le séjour des volontaires. D’après Business France, ces pays dérogatoires concernent notamment la Corée du Sud, les Émirats arabes unis, l’Espagne, les États-Unis, le Japon, Singapour, la Suisse et la Tunisie.

Le tableau ci-dessous présente l’indemnité totale VIE pour les destinations les plus demandées par les diplômés des grandes écoles, telle qu’elle ressort du barème officiel Business France applicable au 1er janvier 2025. Les chiffres sont en euros nets par mois et incluent l’indemnité commune (772,87 €) et l’indemnité géographique propre à chaque pays.

Pays / VilleIndemnité communeIndemnité géographiqueIndemnité totale
États-Unis (Californie)772,87 €4 407,78 €5 180,65 €
États-Unis (New York)772,87 €4 345,13 €5 118 €
Singapour772,87 €3 584,51 €4 357,38 €
Suisse (Zurich)772,87 €3 695,65 €4 468,52 €
Suisse (Genève)772,87 €3 465,05 €4 237,92 €
Royaume-Uni (Londres)772,87 €3 017,29 €3 790,16 €
Danemark772,87 €2 766,85 €3 539,72 €
Irlande772,87 €2 697,55 €3 470,42 €
Allemagne (Munich)772,87 €2 468,16 €3 241,03 €
Chine (Hong Kong)772,87 €2 518,08 €3 290,95 €
Pays-Bas772,87 €2 514,91 €3 287,78 €
Canada (Toronto)772,87 €2 510,48 €3 283,35 €
Australie (Sydney)772,87 €2 563,10 €3 335,97 €
Chine (Shanghai)772,87 €2 264,26 €3 037,13 €
Israël772,87 €3 008,08 €3 780,95 €
Inde (Bombay)772,87 €2 494,33 €3 267,20 €
Émirats arabes unis (Dubaï)772,87 €1 949,92 €2 722,79 €
Belgique772,87 €2 086,36 €2 859,23 €
Japon (Tokyo)772,87 €2 126,82 €2 899,69 €
Espagne772,87 €1 751,03 €2 523,90 €
Italie772,87 €2 135,07 €2 907,94 €
Brésil (São Paulo)772,87 €1 665,19 €2 438,06 €
Mexique (Mexico)772,87 €2 270,44 €3 043,31 €
Maroc772,87 €1 162,11 €1 934,98 €
Tunisie772,87 €935,14 €1 708,01 €

Source : Barème officiel V.I.E Business France applicable au 1er janvier 2025, mis à jour pour les pays dérogatoires par l’arrêté du 23 décembre 2025 entré en vigueur au 1er janvier 2026.

 

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Salaire VIE : où sont les destinations les mieux payées

L’analyse du barème officiel fait ressortir trois logiques distinctes. La première est celle des grandes économies à coût de la vie élevé. La Californie, New York, Zurich, Genève, Singapour ou Londres figurent en tête, avec des indemnités totales situées entre 3 800 et 5 200 euros par mois. Ces montants reflètent moins une volonté de récompenser le volontaire qu’un calcul mécanique : l’indemnité doit permettre au VIE de vivre décemment dans des villes où le loyer mensuel d’un studio peut absorber l’équivalent de l’indemnité commune.

La deuxième logique concerne les destinations à risque ou difficiles. Selon le barème officiel, des pays comme le Soudan du Sud, Haïti, l’Irak, le Liban, l’Iran ou la République démocratique du Congo affichent des indemnités totales supérieures à 4 000 euros, voire dépassant les 5 200 euros pour Haïti. Ce niveau ne traduit pas l’attractivité de ces destinations mais le surcoût lié aux conditions de sécurité et à la difficulté d’accéder à des biens et services de base. Pour un jeune diplômé d’école de commerce ou d’ingénieurs visant un poste classique en business development ou en finance, ces destinations restent marginales.

La troisième logique, plus stratégique pour la majorité des candidats, concerne les pays au pouvoir d’achat avantageux. Un VIE à Shanghai (3 037 euros) ou à Bombay (3 267 euros) bénéficie d’un coût de la vie nettement inférieur à celui de Londres ou de Munich, ce qui se traduit par une capacité d’épargne souvent plus élevée. Le salaire VIE brut ne dit pas tout : ce qui compte, c’est l’écart entre l’indemnité et les dépenses incompressibles dans le pays d’affectation.

L’Europe concentre par ailleurs la moitié des missions VIE, selon les données diffusées par Business France lors du Forum VIE 2024. Cela signifie que la plupart des candidats se positionneront sur des indemnités situées entre 2 100 et 3 800 euros mensuels – un niveau qui reste très compétitif pour un profil jeune diplômé, surtout en l’absence d’imposition.

Salaire VIE et fiscalité : pourquoi le net est si élevé

L’un des éléments les plus différenciants du salaire VIE par rapport à un contrat de travail classique tient à son régime fiscal et social. Selon le barème Business France, les indemnités versées aux volontaires sont exonérées d’impôt sur le revenu en France et non soumises aux cotisations sociales habituelles (CSG, CRDS, sécurité sociale, assurance chômage, retraite complémentaire).

Concrètement, un VIE à Londres percevant 3 790 euros par mois encaisse l’équivalent d’un salaire brut de l’ordre de 5 000 à 5 500 euros pour un salarié classique en France, une fois prises en compte les charges sociales et l’impôt sur le revenu. Cette singularité fait du dispositif l’un des mécanismes les plus avantageux fiscalement pour démarrer une carrière internationale.

Cette exonération a néanmoins des contreparties qu’il faut connaître. Selon Service-Public.fr et le code du service national, les indemnités VIE n’ouvrent pas de droits au chômage à l’issue de la mission. Elles ne donnent pas non plus lieu à cotisation à une caisse de retraite complémentaire, ce qui peut représenter un manque à gagner pour les missions longues. La période est en revanche bien prise en compte pour la retraite de base, à raison de quatre trimestres validés par an, le Fonds de solidarité vieillesse compensant l’absence de cotisations directes.

Le volontaire reste par ailleurs affilié à la Caisse des Français à l’étranger pour sa couverture santé, et bénéficie d’une protection sociale incluant assurance maladie, rapatriement et responsabilité civile, prise en charge dans le cadre du dispositif. La déclaration fiscale reste obligatoire en France, même si les sommes perçues ne sont pas imposables : le volontaire doit indiquer « 0 » en revenu et joindre une attestation sur l’honneur précisant la nature de sa mission au titre de l’article L. 122-12 du code du service national.

Salaire VIE : conditions à remplir et durée de la mission

Le salaire VIE s’inscrit dans un cadre juridique strict défini par le code du service national. Pour y accéder, plusieurs critères cumulatifs doivent être remplis. Selon Service-Public.fr, le candidat doit avoir entre 18 et 28 ans au moment de l’inscription et démarrer sa mission avant son 29e anniversaire. La nationalité requise est française ou ressortissante d’un État membre de l’Espace économique européen (les 27 pays de l’Union européenne, l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein).

D’autres conditions s’appliquent : casier judiciaire vierge, journée Défense et Citoyenneté effectuée pour les Français, certificat médical d’aptitude. La règle d’unicité prévoit qu’un volontaire ne peut effectuer qu’un seul VIE dans sa vie, et qu’il ne peut cumuler son volontariat avec une autre activité rémunérée.

La mission elle-même dure entre 6 et 24 mois, renouvelable une fois dans la limite de 24 mois cumulés. Selon le décret n° 2000-1159 du 30 novembre 2000 et Service-Public.fr, le volontaire doit effectuer au minimum 183 jours par an à l’étranger pour que sa mission reste éligible. Lorsque le volontaire se trouve en France ou dans son pays de résidence pendant une durée supérieure à 15 jours calendaires, son indemnité supplémentaire est ramenée à celle du pays de la zone euro la plus faible (1 301,46 € selon le barème 2025, soit la Croatie). Lorsque l’entreprise d’accueil prend en charge le logement, l’indemnité géographique est réduite de 20 %.

 

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Salaire VIE et débouchés : un dispositif tremplin

Au-delà du salaire VIE lui-même, l’attractivité du dispositif tient à la qualité de l’insertion qu’il génère. La 3e édition de l’enquête VIE menée conjointement par l’EDHEC NewGen Talent Centre et Business France, publiée en novembre 2025 et portant sur 3 150 anciens volontaires ayant terminé leur mission entre 2022 et 2024, livre des chiffres particulièrement parlants.

Selon cette enquête, 94 % des volontaires trouvent un emploi en moins de six mois après la fin de leur mission, soit une progression de deux points depuis 2021. Le taux de recommandation atteint 97 % – un niveau remarquablement stable depuis 2018. Toujours selon les données EDHEC × Business France 2025, 70 % des anciens volontaires considèrent le VIE comme un accélérateur de carrière, et 52 % d’entre eux trouvent leur mission grâce à leur réseau professionnel.

Lors du Forum VIE 2024, Business France indiquait que 11 500 volontaires étaient simultanément en poste dans plus de 120 pays, soit le plus haut niveau jamais atteint depuis la création du dispositif en 2000. Le chiffre dépasse de 1 000 unités les niveaux d’avant-crise sanitaire, malgré le Brexit et les tensions géopolitiques. Cette dynamique nourrit la cohérence économique du salaire VIE : un dispositif sécurisé pour le volontaire et avantageux pour les entreprises françaises qui cherchent à se développer à l’international à coût maîtrisé.

 

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L’analyse des secteurs qui recrutent en VIE fait apparaître une domination de la production industrielle et de l’ingénierie, suivies par la finance, l’audit et le conseil. Le commerce international et le business development concentrent l’autre grand bloc d’offres, particulièrement dans les filiales européennes et américaines des grands groupes français.

FAQ

Quel est le salaire d’un VIE en moyenne ? Selon le barème officiel Business France, l’indemnité totale VIE varie en moyenne entre 1 700 et 5 200 euros nets par mois selon le pays d’affectation. La fourchette la plus fréquente, qui couvre l’Europe et les destinations classiques pour un jeune diplômé, se situe entre 2 100 et 3 800 euros. L’indemnité commune fixe s’élève à 772,87 euros, l’indemnité géographique variant selon le pays et parfois la ville.

Le salaire VIE est-il imposable en France ? Non. Selon Service-Public.fr et le code du service national (article L. 122-12), les indemnités versées aux Volontaires Internationaux en Entreprise sont exonérées d’impôt sur le revenu en France, ainsi que de CSG, CRDS et cotisations sociales classiques. Une déclaration fiscale reste néanmoins obligatoire, avec attestation sur l’honneur à joindre.

Combien gagne un VIE à Londres en 2026 ? Selon le barème officiel Business France au 1er janvier 2025, un VIE affecté à Londres perçoit une indemnité totale de 3 790,16 euros nets par mois (772,87 € d’indemnité commune et 3 017,29 € d’indemnité géographique). Cette indemnité est non imposable.

Quel est le pays où le salaire VIE est le plus élevé ? Selon le barème Business France au 1er janvier 2025, les indemnités totales les plus élevées concernent Haïti (5 259,64 €), le Soudan du Sud (5 200,51 €), l’Irak hors Erbil (5 190,90 €), la Californie (5 180,65 €) et New York (5 118 €). Pour les destinations classiques visées par les diplômés d’écoles de commerce ou d’ingénieurs, ce sont la Californie, New York, Zurich, Singapour et Genève qui dominent.

Le salaire VIE peut-il être négocié avec l’entreprise ? Non. Selon Business France, le montant des indemnités est fixé par arrêté ministériel conjoint et n’est pas négociable, ni avec l’entreprise d’accueil ni avec Business France. Tous les VIE affectés dans une même ville perçoivent la même indemnité, indépendamment du diplôme, de l’âge ou de l’expérience.

Est-ce que le salaire VIE évolue dans le temps ? L’indemnité géographique est revue chaque trimestre par Business France selon un mécanisme « change-prix » qui combine variation des taux de change et différentiel d’inflation entre la France et le pays de mission. Le barème complet est mis à jour par arrêté ministériel publié au Journal officiel – le dernier en date étant l’arrêté du 23 décembre 2025, entré en vigueur le 1er janvier 2026.

Le VIE permet-il de cotiser pour la retraite ? Oui pour la retraite de base, non pour la retraite complémentaire. Selon Service-Public.fr et le code du service national, la période de VIE est prise en compte pour la retraite de base à raison de quatre trimestres validés par an, le Fonds de solidarité vieillesse compensant l’absence de cotisations directes. En revanche, le volontaire ne cotise pas aux régimes complémentaires (Agirc-Arrco), ce qui peut générer un manque à gagner sur des missions longues.

Ce qu’il faut retenir

Le salaire VIE est en réalité une indemnité forfaitaire d’entretien composée d’une part fixe (772,87 € par mois en 2026) et d’une part géographique variable selon le pays d’affectation. Le total varie de 1 700 à plus de 5 200 euros nets par mois, totalement exonérés d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales en France. Cette particularité fiscale rend le dispositif particulièrement attractif financièrement par rapport à un premier emploi classique.

Le barème officiel publié par Business France et mis à jour par arrêté ministériel – dernière révision en vigueur depuis le 1er janvier 2026 – garantit la transparence et l’égalité de traitement entre volontaires. Au-delà de la dimension financière, le VIE reste un dispositif tremplin reconnu : 94 % des volontaires trouvent un emploi dans les six mois suivant la fin de leur mission, selon l’enquête EDHEC × Business France 2025.

Pour les jeunes diplômés visant une carrière internationale, le salaire VIE combine donc trois atouts rares : un niveau de rémunération nette compétitif, un cadre juridique sécurisé encadré par l’État français, et un effet d’accélération sur l’employabilité validé par les chiffres officiels.

 

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