Rencontre avec Blanche, étudiante en double-diplôme ESSEC & ENSAE

 Rencontre avec Blanche, étudiante en double-diplôme ESSEC & ENSAE

Peux-tu nous détailler un peu ton parcours ?

J’ai intégré l’ESSEC après mes deux années de classe préparatoire ECS à Notre-Dame du Grandchamp (Versailles) avant de me lancer dans un double-diplôme avec l’ENSAE dès ma première année en école. J’effectue à présent ma deuxième année en école sur le campus de l’ENSAE.

Pourquoi avoir choisi une prépa ECS ?

J’ai choisi cette filière car je suis très attirée par les maths, les langues et la géopolitique. C’est selon moi la filière la plus complète en terme d’enseignement. Aujourd’hui à l’ENSAE on nous enseigne beaucoup de macroéconomie et de microéconomie, j’y retrouve un peu tous ces facteurs politiques et scientifiques que j’aimais bien en ECS.

 

Plus jeune, te voyais tu déjà dans ce genre de cursus ?

Pas vraiment, il y a beaucoup de choses qui ont joué dans ce choix. Je ne pense pas que j’aurais choisi l’ENSAE en ayant obtenu HEC après les concours. En sortant de prépa, j’ai beaucoup hésité entre l’ESSEC ou l’ENSAE et j’ai finalement intégré la première pour me laisser des portes ouvertes. Me voilà aujourd’hui dans les deux écoles !

 

Ce choix répond-t-il à un projet professionnel bien défini ?

J’ai suivi ce cursus principalement pour suivre ma passion pour les mathématiques. C’est pratique puisque l’ENSAE est une école d’ingénieur qui enseigne exclusivement les mathématiques et pas de physique. Contrairement à CentraleSupélec qui reste une école assez généraliste, l’ENSAE est une école très spécialisée dans certains domaines comme le Data Science ou l’économie qui est un domaine dans lequel je me dirige de plus en plus. J’envisage aujourd’hui une carrière dans le conseil en politique économique ou encore à l’INSEE.

 

Quelle est la valeur ajoutée de ce genre de double-diplôme ?

Tout d’abord, le fait de connaître plusieurs écoles, d’avoir à la fois un biais commercial et un biais ingénieur est génial pour ton développement personnel. Et d’un point de vue professionnel c’est génial car tu as les deux regards, celui du businessman qui sait faire parler les chiffres et présenter le travail et celui du concepteur technique. Ce double-diplôme me permet vraiment de faire la liaison entre le calcul et la présentation.

 

Pourrais-tu me décrire ta journée type en école ?

Contrairement à d’autres écoles, on bosse pas mal et l’on apprend énormément de choses à l’ENSAE, mon emploi du temps se rapproche beaucoup de celui du lycée. Les cours principaux sont les statistiques, l’économétrie, la microéconomie, la macroéconomie et la programmation et nous choisissons trois options par semestre. Ce qui est génial dans cette école et à ce niveau d’étude c’est que les maths prennent réellement du sens et deviennent très concrètes.

 

Comment se déroule la scolarité d’un étudiant ayant choisi ce cursus ?

Au lieu de faire 3 ou 4 ans d’étude comme les étudiants de l’ESSEC, je fais 5, voire 6 ans d’étude si je prends une année de césure. On peut synthétiser mon cursus de la manière suivante :

 

Comment se déroule la sélection pour ce double-diplôme ?

En arrivant en école de commerce, on a tendance à croire que tout est possible et à portée de main mais il existe une sélection sur quasiment tous les cursus. La sélection est assez rude pour ce cursus et j’ai dû travailler les maths pendant tout le premier confinement. Il y a un écrit, un oral et un mémoire de microéconomie à rendre. Sur les 14 étudiants initialement inscrits pour ce cursus, seuls 5 ont réussi à braver les sélections. Lors de cette sélection, on exige de nous de rattraper toute la théorie des probabilités, tous les fondements des théories probabilistes. Deux semaines d’harmonisation sont également mises en place lors de notre arrivée sur le campus de l’ENSAE pour nous permettre de rattraper les lacunes dans les autres matières.

 

Et la vie associative dans tout ça ?

Je me suis investie à fond dans la vie associative lors de ma première année à l’ESSEC pour ne pas avoir de regrets plus tard. J’étais à Musical (comédie musicale), Raid ESSEC et j’étais dans le bureau de Each One (insertion des étrangers dans la vie professionnelle). Cette année à l’ENSAE, je suis dans l’association de running, de théâtre et l’association féministe de l’école.

 

Quels conseils pourrais-tu donner aux futurs étudiants qui souhaitent se lancer dans ce cursus sélectif ?

J’aimerais tout d’abord conseiller aux lycéens qui hésitent entre une classe préparatoire ECS et scientifique de ne pas penser que la première va leur fermer des portes pour plus tard. Il est tout à fait possible de se rediriger vers une école d’ingénieur lorsque vous avez intégré une école de commerce. Je conseille également aux étudiants qui viennent d’intégrer une école de commerce de faire des choix et de se spécialiser dans ce vers quoi vous êtes passionnés.

Raphael Romand Ferroni

Étudiant à l'ESSEC après deux années de classe préparatoire ECS, je suis passionné par l'univers des écoles et le monde de l'entreprise.