Interview de Mathilde Peine : Major du Pré-Master de KEDGE BS 2025/2026
Interview de Mathilde Peine : Major du Pré-Master de KEDGE BS 2025/2026
Rencontre avec Mathilde Peine, qui a brillamment intégré KEDGE BS à la rentrée 2025, où elle vient d’être nommée major de promotion du Pré-Master pour cette année scolaire 2025-2026.
Bonjour Mathilde, peux-tu te présenter ?
Bonjour, je m’appelle Mathilde Peine. J’ai intégré KEDGE Business School en 2025 après un BTS Commerce International. Cette année, j’ai eu la chance d’être nommée major de promotion du Pré-Master 2025-2026. Mon parcours est un peu différent de celui de nombreux étudiants en Grande École : j’ai commencé par une formation professionnalisante avant de rejoindre le Programme Grande École. Avec le recul, cette expérience m’a apporté une approche plus concrète de l’entreprise et constitue aujourd’hui une vraie richesse dans mon parcours.
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Peux-tu revenir sur ton parcours avant ton entrée à KEDGE ? Quels ont été les moments clés de ton BTS avant d’intégrer KEDGE BS ?
J’ai commencé par obtenir un Abitur, le baccalauréat franco-allemand. J’apprenais l’allemand depuis la maternelle et il était important pour moi d’aller au bout de cet apprentissage. Cette expérience a renforcé mon envie d’évoluer dans un environnement international. Après le lycée, j’avais envie de mieux comprendre le monde professionnel avant de choisir une spécialisation. J’ai donc choisi un BTS Commerce International pour découvrir le fonctionnement des entreprises et voir ce qui me correspondait vraiment.
C’est pendant mon premier stage en Allemagne que tout s’est éclairci. Mon premier jour a d’ailleurs été assez mouvementé : je me suis trompée d’arrêt de bus, je n’avais pas de connexion Internet et ma tutrice était absente. Pourtant, ce stage a été un véritable déclic. J’y ai découvert le monde du transport et compris que c’était un environnement dans lequel je pouvais vraiment m’épanouir.
À la fin de mon BTS, j’étais sûre d’une chose : je voulais poursuivre dans cette voie. Encouragée par mes enseignants, j’ai tenté le concours ECRICOME Tremplin BAC+2 et passé les oraux de KEDGE.
Qu’est-ce qui t’a motivée à choisir KEDGE BS pour ton parcours en école de commerce ?
Si on m’avait dit, en partant passer mes oraux à Marseille, que KEDGE deviendrait mon premier choix, je ne l’aurais probablement pas cru.
En arrivant sur le campus, je me suis trompée d’entrée, et cette petite erreur m’a finalement permis de rencontrer deux étudiantes qui m’ont tout de suite mise à l’aise. Elles ont pris le temps de répondre à mes questions et de partager leur expérience avec beaucoup de simplicité.
Ce premier échange m’a donné une très bonne impression de l’école. Je ne me suis jamais sentie dans un esprit de compétition, mais plutôt dans une ambiance d’entraide. Même juste avant les oraux, des étudiants sont venus spontanément nous aider lorsque nous avions des questions.
Bien sûr, la réputation de KEDGE en supply chain et le parcours MOSI puis ISLI ont compté dans mon choix. Mais ce qui a vraiment fait la différence, c’est le sentiment d’être à ma place. En repartant de Marseille, je n’avais encore aucun résultat, mais je savais déjà que, si j’étais admise, c’était ici que je voulais poursuivre mon parcours.
Tu as terminé major de promotion du Pré-Master 2025/2026. Qu’as-tu ressenti en découvrant ce résultat ?
J’étais en stage quand Julia Regnier a essayé de m’appeler. Comme je ne pouvais pas répondre, elle m’a laissé un message vocal en précisant qu’il s’agissait d’une bonne nouvelle. Je me suis quand même posé énormément de questions pendant près de deux heures ! (rires)
Quand je l’ai finalement rappelée et qu’elle m’a annoncé que j’étais major de la promotion Pré-Master du Programme Grande École de KEDGE, regroupant les étudiants des campus de Bordeaux et Marseille, ma première réaction a été : « Ah bon ? Attendez… je suis choquée ! ». Je suis restée quelques secondes sans vraiment réaliser ce qu’elle venait de m’annoncer.
Au-delà du classement, cette distinction représentait beaucoup. En arrivant à KEDGE, je me suis souvent demandé si j’avais ma place.
Ce qui m’a le plus marquée, c’est la première pensée que j’ai eue : « Ça y est… je suis au niveau. » Ce résultat, je l’ai surtout vécu comme une reconnaissance du travail accompli.
J’ai appelé mes parents juste après. Ils étaient très heureux pour moi, parce qu’ils savaient tout ce qu’il y avait derrière cette année.
Aujourd’hui encore, j’ai du mal à réaliser.
Selon toi, quels ont été les principaux facteurs de ta réussite académique (méthodes de travail, organisation, motivation…) ?
Je pense surtout qu’il faut trouver une méthode qui correspond à sa façon d’apprendre. Personnellement, je ne peux pas apprendre quelque chose que je ne comprends pas. Tant qu’il me reste une zone d’ombre, je cherche la réponse : je refais les exercices, je pose des questions à mes professeurs ou j’utilise l’IA pour m’expliquer un concept différemment. Pour moi, si je suis capable d’expliquer une notion avec mes propres mots, c’est que je l’ai vraiment comprise.
J’ai aussi une méthode qui fait souvent sourire : quand je commence à saturer, je marche dans mon appartement en récitant mon cours à voix haute. Ça m’aide à vérifier que je maîtrise réellement ce que j’ai appris.
Au début de l’année, j’ai beaucoup douté parce que je découvrais des matières complètement nouvelles. J’ai appris à accepter de ne pas tout maîtriser immédiatement. Je n’ai pas eu l’impression de réussir parce que j’avais plus de facilités que les autres, mais plutôt parce que j’ai appris à travailler différemment. Avec le temps, j’ai surtout gagné en confiance et compris qu’une progression régulière était plus importante que de chercher à tout réussir parfaitement dès le départ.
Au fond, je ne travaille pas pour un classement. Je travaille surtout pour pouvoir me dire que j’ai donné le meilleur de moi-même.
Comment décrirais-tu la transition entre le BTS et le Pré-Master à KEDGE BS ?
Si je devais résumer cette transition, je dirais que c’était un vrai saut dans l’inconnu.
En intégrant KEDGE, j’ai quitté ma famille et mes repères pour m’installer à près de 900 kilomètres de chez moi. Arriver dans une nouvelle ville et découvrir un campus aussi grand, c’était forcément impressionnant. Je me suis même demandé : « Qu’est-ce que je fais ici ? »
Sur le plan académique, le changement a aussi été important. En BTS, on est très accompagné. En Pré-Master, il faut rapidement gagner en autonomie et apprendre à s’organiser seul. C’était un vrai défi, mais c’est aussi ce qui m’a plu.
J’avais également peur de ne pas trouver ma place en venant d’un BTS. Finalement, je n’ai jamais ressenti de différence. Avec le recul, je pense même que mon parcours en BTS m’a apporté une approche plus concrète de certaines problématiques.
Tu es impliquée à ACCEDE. Que t’apportes cet engagement associatif à ton expérience en Grande École ?
Pour moi, intégrer une Grande École ne se résumait pas uniquement aux cours. J’avais envie de m’investir dans une association pour apprendre à travers des projets concrets.
J’ai choisi ACCEDE parce que je recherchais une association professionnalisante. Aujourd’hui, j’y suis secrétaire générale et responsable du projet Bassin des Talents, un événement qui met en avant des entrepreneurs à impact.
Ce que j’aime dans une association comme ACCEDE, c’est qu’on apprend en faisant. Ces responsabilités m’ont appris qu’il ne suffit pas de prendre des décisions : il faut aussi savoir les expliquer, donner du sens aux actions menées et adapter sa façon de communiquer selon les personnes et les situations. C’est une expérience très complémentaire des cours.
J’ai aussi eu la chance de travailler avec des étudiants internationaux. Ces échanges m’ont beaucoup apporté et ont renforcé mon envie d’évoluer plus tard dans un environnement multiculturel.
Tu as également eu plusieurs expériences professionnelles en tant que stagiaire en BTS et durant cette année de pré-master. Qu’as-tu appris de ces stages et en quoi cela complète ta formation académique ?
Mes expériences en entreprise m’ont surtout permis de préciser progressivement mon projet professionnel et de confirmer mon intérêt pour le transport et la supply chain.
Mon premier stage en Allemagne a été une vraie découverte du monde du transport international. J’ai pu comprendre concrètement ce domaine et surtout voir l’importance de savoir s’adapter, de bien communiquer avec différents interlocuteurs et de trouver rapidement des solutions face aux imprévus.
Mon stage actuel a ensuite renforcé mon intérêt pour la supply chain. On m’a confié plusieurs projets d’amélioration continue et d’optimisation des processus. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est de partir d’une situation existante, d’analyser ce qui peut être amélioré et de voir l’impact concret des solutions mises en place.
Ces expériences m’ont aussi montré que l’entreprise est bien plus complexe que ce que l’on peut parfois imaginer en cours. Les connaissances théoriques sont essentielles, mais c’est sur le terrain que l’on apprend réellement à gérer les imprévus, à prendre des initiatives et à comprendre le fonctionnement d’une organisation.
Quels conseils donnerais-tu à un étudiant de prépa qui rêve d’intégrer une école comme KEDGE BS et d’y réussir ?
Le premier conseil que je donnerais, c’est de ne pas s’autocensurer. Beaucoup d’étudiants pensent qu’ils n’ont pas le niveau ou qu’ils n’ont pas le « bon » profil pour intégrer une Grande École.
Je reçois régulièrement des messages d’étudiants, notamment issus de BTS, qui hésitent à se lancer. Je comprends leurs doutes, car je les ai moi-même ressentis. Mais un parcours ne se résume pas uniquement aux notes : les expériences, la curiosité, l’engagement et la motivation comptent tout autant.
Je conseillerais aussi de profiter des oraux pour découvrir les écoles. On y vient pour être évalué, mais c’est aussi l’occasion de se demander si l’on s’y sent bien. C’est d’ailleurs ce qui a fait la différence pour moi avec KEDGE. Finalement, si je devais résumer tout cela en une phrase, ce serait de ne pas laisser ses doutes nous empêcher d’essayer. Avec le recul, on peut être surpris de ce dont on est capable lorsqu’on accepte simplement de se lancer.
Comment parviens-tu à trouver un équilibre entre ton travail académique, tes stages, tes associations ?
Je ne vais pas dire que c’était toujours simple, parce que ce serait faux. Cette année m’a demandé beaucoup d’organisation, mais j’ai fini par trouver un rythme qui me correspond.
J’ai appris à mieux connaître ma façon de travailler. Je sais par exemple que si je fais une trop longue pause en rentrant chez moi, j’ai du mal à me remettre dans mes cours. J’essaie donc de garder une routine et d’avancer régulièrement plutôt que de tout faire au dernier moment.
Mais j’ai aussi compris qu’il était important de savoir décrocher. La musculation a joué un rôle essentiel dans mon équilibre. Pendant deux heures, je déconnecte complètement, ce qui me permet de revenir plus concentrée ensuite. Finalement, prendre une pause n’est pas du temps perdu : c’est souvent ce qui me permet d’être plus efficace après.
Ce qui m’aide le plus, c’est d’avoir un objectif clair. Quand je sais pourquoi je fais les choses, il est beaucoup plus facile d’accepter les périodes plus chargées.
Quels sont tes projets ou ambitions pour les prochaines années, au sein de KEDGE BS et au-delà ?
À la rentrée, je vais intégrer le Master MOSI à KEDGE afin de continuer à me spécialiser en supply chain. Je poursuivrai ensuite avec le M2 ISLI, qui représente pour moi une véritable référence dans le domaine.
J’ai aussi envie de profiter de ma césure pour vivre une expérience professionnelle à l’étranger. Découvrir une autre culture, une autre façon de travailler et évoluer dans un environnement international est un objectif qui me tient à cœur.
À plus long terme, je me vois évoluer dans un secteur industriel international, comme l’automobile, l’aéronautique ou l’aérospatial. Ce qui m’attire dans ces domaines, c’est le fait de travailler sur des chaînes d’approvisionnement complexes, où chaque décision peut avoir un impact concret sur la performance d’une entreprise. J’aime particulièrement cette idée d’être au croisement entre la stratégie, l’organisation et les réalités opérationnelles du terrain.
Le mot de la fin
Il n’existe pas de parcours parfait pour réussir : il existe simplement des opportunités qu’il faut avoir le courage de saisir.
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