Rang du dernier admis au SIGEM 2026 : ECG et littéraires, école par école
- OUTILS & RESSOURCES
- Ilona Jouve
- 10 août 2025
Apprendre à apprendre : la compétence n°1 en 2025 ?
Dans un monde où les compétences techniques deviennent rapidement obsolètes, une qualité s’impose comme essentielle : la capacité à apprendre en continu. Cette compétence, longtemps sous-estimée, est aujourd’hui considérée comme un atout stratégique pour les entreprises… et un levier d’évolution pour les jeunes diplômés.
Lire plus: Comment la digitalisation de la formation améliore t-elle l’expérience d’apprentissage ?
Pourquoi apprendre à apprendre ?
Parce que les métiers changent vite. Le digital, l’IA, l’automatisation, les transformations environnementales ou sociétales bouleversent le monde professionnel. Une compétence maîtrisée aujourd’hui peut devenir inutile demain. Les entreprises cherchent donc des profils capables de s’adapter, de se former et de progresser sans cesse.
Et cette capacité ne dépend pas d’un diplôme, mais d’un état d’esprit. Celui de la curiosité, de la remise en question, de l’envie d’évoluer.
Apprendre à apprendre, c’est :
- Identifier ce qu’on ne sait pas (encore).
- Chercher, tester, ajuster.
- Réfléchir à sa manière de progresser.
- Être autonome dans sa montée en compétences.
C’est une compétence qui s’applique à tous les domaines : tech, business, design, communication, gestion… Peu importe le métier, cette compétence reste utile à vie.
Une compétence recherchée par les recruteurs
Les soft skills prennent de plus en plus d’importance. Et dans ce paysage, la métacompétence « apprendre à apprendre » est souvent au sommet de la liste. Selon plusieurs études, elle figure parmi les 5 compétences les plus recherchées d’ici 2025.
Pourquoi ? Parce qu’un profil capable de se former seul :
- Gagne du temps.
- S’adapte plus vite à un nouvel environnement.
- Évolue plus facilement dans l’entreprise.
C’est aussi un vrai atout en entretien. Mieux vaut montrer comment on apprend qu’énumérer ce qu’on sait. Par exemple :
- “J’ai appris à utiliser Notion grâce à une chaîne YouTube spécialisée.”
- “J’ai suivi une formation gratuite sur l’analyse de données.”
- “J’écoute des podcasts pour améliorer mon anglais pro.”
Montrer son processus d’apprentissage, c’est prouver sa capacité à progresser.
Comment développer cette compétence ?
Bonne nouvelle : ça s’apprend.
1) Se connaître comme apprenant
As-tu une mémoire visuelle, auditive, kinesthésique ? Préfères-tu apprendre seul, en groupe, avec un formateur ou en testant par toi-même ? Connaître ton profil t’aide à choisir les bons formats.
Prends le temps d’observer :
- Comment tu retiens l’information.
- Ce qui te motive à apprendre.
- À quel moment tu es le plus concentré.
2) Utiliser les bons outils
Il existe des dizaines d’outils gratuits :
- MOOC (Coursera, OpenClassrooms, FunMOOC…)
- Podcasts pro (GDIY, Vlan, Le Gratin…)
- Fiches et flashcards (Anki, Notion, Quizlet)
- Veille en ligne (LinkedIn, newsletters, forums Reddit)
L’idée : créer un écosystème de formation adapté à toi.
3) Pratiquer dès que possible
On retient mieux ce qu’on applique. Tu veux apprendre le design ? Crée un projet fictif. Tu veux améliorer ton anglais ? Fais du bénévolat dans une asso internationale. Apprendre, c’est faire.
Tu peux aussi :
- Tenir un blog pour synthétiser tes lectures.
- Faire une mini-formation à ton entourage.
- Réaliser un projet personnel.
4) Apprendre à plusieurs
Tu progresses plus vite à plusieurs. Rejoins une communauté d’apprenants (Discord, Slack, Meetup). Partage tes découvertes, pose des questions, expose tes blocages. Tu gagneras du temps et de la motivation.
Les écoles changent leurs méthodes
Les établissements d’enseignement supérieur ont bien compris l’enjeu. Beaucoup intègrent désormais l’autoformation et la réflexion sur les méthodes d’apprentissage.
On voit émerger :
- Cours inversés, où les étudiants préparent seuls avant le cours.
- Projets collaboratifs, qui forcent à aller chercher l’info.
- Mentorat, entre élèves ou avec des pros.
- Espaces de coworking ouverts et connectés.
Certaines écoles proposent même des modules dédiés à la gestion du temps, à la prise de notes ou à la concentration. Résultat : les étudiants deviennent acteurs de leur apprentissage.
Et en entreprise ?
Le monde professionnel suit la même évolution. Les entreprises investissent dans la formation continue, les plateformes e-learning, les parcours internes. Elles valorisent les profils capables de s’auto-former.
Un junior capable de dire :
“J’ai suivi trois modules de formation pour comprendre le CRM de l’entreprise”
marque bien plus de points qu’un autre qui attend une formation formelle.
Les collaborateurs autonomes dans leur apprentissage sont souvent ceux qui progressent le plus vite.
Ils changent de poste, explorent d’autres secteurs, innovent. Bref, ils s’adaptent au monde qui change.
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En conclusion
En 2025, ce qui fera la différence sur un CV, ce n’est pas ce qu’on a appris, mais comment on continue à apprendre. Et ça change tout.
Apprendre à apprendre, c’est :
- Être curieux.
- Être autonome.
- Être adaptable.
Et surtout, être prêt pour l’inattendu. Parce que les métiers de demain n’existent peut-être pas encore aujourd’hui.