Rang du dernier admis au SIGEM 2026 : ECG et littéraires, école par école
ESILV aérospatial et défense : l’école crée une nouvelle majeure et un parcours souveraineté numérique
Dans un contexte où la défense, le spatial et le numérique se sont imposés comme des priorités industrielles et stratégiques, les écoles d’ingénieurs font évoluer leur offre pour répondre à une demande croissante de profils techniques spécialisés. C’est dans cette dynamique que l’ESILV renforce son positionnement sur les filières aérospatial et défense, avec deux dispositifs destinés aux élèves-ingénieurs de 4e et 5e année : la création d’une majeure Aérospatial & Défense et le lancement du parcours Digital Sovereignty & Defense. Les deux formations couvrent l’ingénierie aérospatiale, la cybersécurité, la résilience numérique et la souveraineté technologique.
De parcours à majeure : le cursus Aérospatial & Défense ESILV change de dimension
Lancé à la rentrée 2025-2026, le parcours Aerospace & Defense a réuni plus de 90 inscrits dès sa première année. Sur la base de ce démarrage et d’un partenariat renforcé avec l’ESA, l’Agence spatiale européenne, l’ESILV transforme ce cursus en majeure à part entière à la rentrée 2026.
Le changement se traduit par un volume horaire et un nombre de crédits revus à la hausse. Là où le parcours représentait 270 heures par an pour 18 ECTS, la majeure passe à 450 heures annuelles et 30 ECTS, avec un contenu davantage orienté vers les problématiques avancées du spatial et de la défense.
| Dispositif | Volume annuel | ECTS |
|---|---|---|
| Parcours Aerospace & Defense (rentrée 2025) | 270 heures | 18 |
| Majeure Aérospatial & Défense (rentrée 2026) | 450 heures | 30 |
Trois modules pour spécialiser les ingénieurs généralistes
La majeure permet à des ingénieurs généralistes de se spécialiser sur l’aérospatial et la défense, avec une possibilité de suivi en alternance. Le programme s’articule autour de trois grands modules : science et fondements du vol, systèmes aéronautiques et spatiaux, et opérations, gouvernance et stratégies de défense.
Les compétences développées portent sur la propulsion, la dynamique de vol et la mécanique orbitale, la conception de systèmes complexes, la connectivité et l’automatisation. Le cursus couvre notamment le vol atmosphérique et spatial, l’optimisation des systèmes de propulsion, le développement de logiciels de vol et de contrôle orbital, la maîtrise des technologies numériques industrielles et embarquées, les enjeux de gouvernance et de résilience spatiale, ainsi que les systèmes robotiques autonomes.
Les débouchés visés couvrent les métiers d’ingénieur spatial civil ou militaire, ingénieur propulsion et lanceurs, ingénieur systèmes embarqués, ingénieur robotique et chef de projet systèmes complexes. Au-delà des cours, les étudiants travaillent sur des projets concrets menés avec des partenaires comme l’École Polytechnique, l’ENSAM ou l’association LeoFly du Pôle Léonard de Vinci : conception et lancement d’un CubeSat 6U à propulsion électrique, mini-fusées biétages MiniX-Rocket, expérimentations atmosphériques par ballons météorologiques et navigation spatiale en réalité augmentée et virtuelle.
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Digital Sovereignty & Defense : la souveraineté numérique au cœur du parcours
En parallèle de la majeure, l’ESILV ouvre le parcours Digital Sovereignty & Defense, accessible aux étudiants de 4e et 5e année de toutes les majeures de la formation ingénieur. Ce programme aborde les enjeux stratégiques du numérique et de la défense en mettant l’accent sur la cybersécurité, la résilience des organisations, le renseignement et l’indépendance technologique.
Les enseignements couvrent le contexte géopolitique et les études stratégiques, les infrastructures numériques et la souveraineté, la sécurité et la résilience des entreprises, les méthodes du renseignement et l’intelligence économique, dont l’OSINT. Le parcours intègre aussi des problématiques émergentes liées à l’intelligence artificielle, à la guerre cognitive et économique et à l’évolution des cybermenaces face à l’IA. À travers des études de cas et des projets appliqués, les étudiants apprennent à évaluer les dépendances technologiques, anticiper les ruptures et construire des stratégies alternatives.
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Des formations ESILV alignées avec les priorités stratégiques
Selon Pascal Pinot, directeur de l’ESILV, ces deux programmes traduisent la volonté de l’école de former des ingénieurs capables de répondre aux grands défis stratégiques de l’époque, qu’il s’agisse de souveraineté technologique, de cybersécurité, d’aérospatial ou de défense. Il souligne que les entreprises et les institutions recherchent aujourd’hui des profils à la fois experts techniquement, agiles et capables de comprendre les enjeux géopolitiques et industriels, et présente ces cursus comme une formation en prise directe avec les transformations du monde et les besoins des acteurs économiques et institutionnels.
Ces deux formations répondent à une demande croissante dans la défense et la souveraineté numérique. En mars 2026, la France a annoncé un investissement total de 24,5 milliards d’euros dans les munitions, les drones et les missiles d’ici 2030, un effort financier quatre fois supérieur à celui de la précédente loi de programmation militaire. En parallèle, la souveraineté numérique s’est imposée comme un enjeu majeur pour les États et les entreprises, le cloud, les données, l’intelligence artificielle et la cybersécurité étant désormais au cœur des questions de compétitivité, de sécurité et de résilience.
La formation d’ingénieurs sur ces filières s’inscrit dans un environnement où drones, propulsion et systèmes embarqués mobilisent une part croissante des investissements industriels.
Informations pratiques sur la majeure ESILV
Les deux dispositifs sont localisés à Paris et s’adressent aux étudiants inscrits en 4e et 5e année à l’ESILV. Les frais de scolarité s’élèvent à 11 400 euros. L’ESILV forme en cinq ans des ingénieurs généralistes au cœur des technologies du numérique, avec un cursus partagé à hauteur de 20 % avec une école de management, l’EMLV, et une école du digital au sein du Pôle Léonard de Vinci.
Avec la majeure Aérospatial & Défense et le parcours Digital Sovereignty & Defense, l’ESILV élargit son offre sur des filières où l’ingénierie technique rejoint les enjeux de souveraineté et de défense.