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IA SUP et CELIA : PST&B offre de nouveaux outils pour comprendre l’exposition des métiers à l’IA
L’intelligence artificielle (IA) s’impose progressivement dans tous les débats liés à l’emploi. Mais derrière les discours parfois alarmistes ou, au contraire, trop optimistes, une question reste centrale : quels métiers sont réellement concernés, et à quel degré ?
Avec la création de l’indicateur CELIA et de la plateforme IA-SUP, Paris School of Technology & Business (PST&B) propose une réponse concrète, structurée et accessible à cette problématique. L’objectif est clair : donner aux étudiants, jeunes diplômés et professionnels une lecture réaliste de l’impact de l’IA sur les métiers.
IA et emploi : sortir du flou
Avant même de proposer des outils, PST&B s’appuie sur un constat fort : le débat sur l’IA et l’emploi est aujourd’hui largement brouillé.
D’un côté, certaines études évoquent des destructions massives d’emplois. De l’autre, d’autres travaux mettent en avant des gains de productivité sans impact significatif sur l’emploi global. En réalité, ces analyses ne mesurent pas la même chose : certaines se concentrent sur le volume d’emplois, d’autres sur la valeur produite.
La note de synthèse menée par PST&B met en évidence plusieurs tendances clés :
- Les métiers ne disparaissent pas massivement, mais leur contenu évolue profondément
- Les postes juniors sont les premiers impactés, avec −14 % d’embauches chez les 22-25 ans dans les métiers exposés
- Une part importante des compétences actuelles pourrait devenir obsolète d’ici la fin de la décennie
- L’IA améliore fortement la performance… mais uniquement lorsqu’elle est bien utilisée
Dans ce contexte, la vraie question n’est plus “l’IA va-t-elle remplacer des métiers ?”, mais plutôt “Quels métiers vont se transformer, et comment s’y préparer ?”
CELIA : un indicateur pour mesurer l’impact réel de l’IA
Pour répondre à cette question, PST&B a développé CELIA (Compétences et Employabilité Liées à l’IA), un indicateur inédit conçu spécifiquement pour le marché français.
Contrairement aux approches purement théoriques, CELIA repose sur une logique pragmatique :
croiser les compétences, l’employabilité et la réalité du marché du travail.
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Comment fonctionne CELIA ?
L’indicateur s’appuie sur l’analyse croisée de référentiels métiers, de données d’emploi et de modèles d’IA permettant de structurer ces informations à grande échelle. Il repose sur deux dimensions principales :
- L’évolution des compétences : dans quelle mesure les savoir-faire du métier sont transformés
- L’impact sur l’employabilité : comment le marché du travail évolue pour ce métier
C’est précisément cette distinction des deux dimensions qui permet d’éviter les conclusions simplistes sur la disparition des métiers. Le score final, compris entre 0 et 1, permet de situer le niveau d’exposition : plus le score est proche de 1, plus la transformation du métier est forte.
Sur la base de cette méthodologie, plus de 1 500 métiers ont été analysés, répartis sur 25 secteurs d’activité (page 2 du document). La démarche repose sur une idée simple : utiliser des outils d’IA pour analyser l’impact de l’IA elle-même sur les métiers.
Une lecture plus fine des transformations sectorielles avec l’IA
L’un des apports majeurs de CELIA est de dépasser les visions simplistes du type “métier menacé / métier protégé”.
Plusieurs enseignements ressortent de l’analyse :
- Les transformations les plus fortes concernent les métiers liés à l’information, la coordination, la relation client et la production de contenu
- Les secteurs les moins exposés aujourd’hui ne sont pas “protégés”, ils sont simplement moins immédiatement transformés
- L’écart entre les secteurs est significatif : certains métiers peuvent être jusqu’à 3 fois plus exposés que d’autres
Surtout, CELIA insiste sur un point clé : un métier exposé n’est pas un métier condamné. Au contraire, il s’agit souvent d’un métier en mutation, qui nécessite une adaptation rapide des compétences.
IA SUP : rendre ces données accessibles à tous
Pour rendre cet indicateur réellement utile, PST&B a lancé IA-SUP, une plateforme qui permet d’explorer concrètement ces transformations.
Le principe est simple :
l’utilisateur peut rechercher un métier ou un secteur et obtenir immédiatement une analyse complète de son exposition à l’IA.
Ce que permet IA-SUP
- Visualiser le score CELIA du métier
- Comprendre l’évolution des compétences associées
- Analyser les perspectives d’insertion professionnelle
- Identifier les dynamiques sectorielles
L’objectif est double : 1) aider les étudiants à orienter leurs choix de carrière et 2) permettre aux professionnels d’anticiper les évolutions de leur métier
On passe ainsi d’un discours abstrait sur l’IA à un outil opérationnel, directement exploitable.
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Un enjeu clé pour les étudiants et jeunes diplômés à l’ère de l’IA
Pour les étudiants des Grandes Écoles, ces outils arrivent à un moment charnière.
Le marché évolue rapidement, et certaines tendances sont déjà visibles :
- Les postes d’entrée se raréfient dans certains secteurs
- Les compétences attendues changent plus vite que les formations traditionnelles
- L’adaptabilité devient un critère central
Dans ce contexte, comprendre l’exposition d’un métier à l’IA devient un avantage stratégique.
Cela permet notamment de choisir une spécialisation pertinente, anticiper les compétences à développer et donc mieux se positionner sur le marché du travail
Former des profils que l’IA ne remplace pas
Au-delà des outils, la démarche de PST&B s’inscrit dans une logique plus globale :
repenser la formation à l’ère de l’intelligence artificielle.
L’école a fait le choix d’intégrer l’IA dans l’ensemble de ses cursus, non pas comme une simple compétence technique, mais comme un réflexe professionnel.
L’enjeu n’est pas de former des utilisateurs d’IA, mais de développer l’esprit critique, la capacité d’analyse, la résolution de problèmes ainsi que l’adaptabilité. Autant de compétences qui, aujourd’hui encore, restent difficilement automatisables.
Une approche qui remet de la clarté dans le débat sur l’IA
Avec CELIA et IA-SUP, PST&B propose une approche différente du sujet. Cette approche se veut moins théorique, plus ancrée dans le marché réel et directement utile pour les décisions individuelles.
Dans un contexte où l’IA est souvent utilisée comme argument marketing ou justification de transformations internes, ces outils permettent de revenir à l’essentiel : comprendre concrètement comment les métiers évoluent, et comment s’y adapter.
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