Goldman Sachs France : salaires, recrutement et carrière
Goldman Sachs. Deux mots qui font briller les yeux de beaucoup d’étudiants en école de commerce ou en école d’ingénieurs. La banque américaine est souvent citée en tête des entreprises les plus convoitées par les profils finance des grandes écoles françaises. Pourtant, derrière le prestige, la réalité du recrutement, des missions et des salaires reste souvent floue. Qu’est-ce que Goldman Sachs propose concrètement à Paris ? Quels profils recrute-t-elle ? Et comment se préparer à un processus de sélection parmi les plus exigeants du secteur ?
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Goldman Sachs à Paris : positionnement et activités
Goldman Sachs est présente en France depuis plusieurs décennies. Son bureau parisien, situé dans le 8e arrondissement, est l’un des plus importants de la banque en Europe continentale. Il regroupe plusieurs divisions, dont les deux plus visibles pour les étudiants sont l’Investment Banking Division (IBD) – qui couvre les opérations de M&A et les levées de capitaux – et les Markets, qui regroupent les activités de trading, de ventes et de structuration sur les marchés financiers.
La division IBD à Paris est particulièrement active sur les grandes transactions franco-françaises et cross-border impliquant des entreprises du CAC 40. Goldman Sachs a par exemple conseillé Vivendi, TotalEnergies ou Sanofi sur des opérations stratégiques majeures. C’est cette exposition aux deals d’envergure qui attire en premier lieu les candidats visant la banque d’affaires.
D’autres divisions sont également présentes à Paris, notamment Asset Management, Private Wealth Management et des fonctions support comme la conformité, le risque et la finance interne. Ces pôles recrutent des profils différents, souvent moins médiatisés mais tout aussi sélectifs.
Les profils recherchés en France
Goldman Sachs recrute majoritairement dans un périmètre d’écoles très resserré. En France, les profils issus de HEC Paris, de l’ESSEC, de l’ESCP, de l’École Polytechnique et de CentraleSupélec dominent les promotions d’analystes. Des profils d’autres grandes écoles du top 10 – emlyon, EDHEC, SKEMA – intègrent également la banque, souvent via des stages qui se transforment en offres de CDI.
Au-delà de l’école, Goldman Sachs recherche des candidats capables de démontrer une rigueur analytique forte, une capacité à travailler sous pression et une vraie appétence pour les marchés et les transactions. La maîtrise de l’anglais est non négociable : les équipes travaillent quotidiennement avec Londres et New York, et une grande partie des interactions internes se font en anglais.
Les profils ingénieurs sont particulièrement appréciés dans les divisions quantitatives et technologiques, mais également en IBD où la double compétence technique et financière est un réel atout.
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Le processus de recrutement chez Goldman Sachs
Le recrutement chez Goldman Sachs suit une structure assez standardisée, mais dont la sélectivité est parmi les plus élevées du secteur. Plusieurs centaines de candidatures sont reçues pour chaque vague de recrutement – et seule une poignée d’étudiants franchissent l’ensemble des étapes.
Les étapes classiques pour un stage ou un poste en IBD :
- La première étape est généralement un test en ligne (HireVue ou similaire), qui évalue les capacités de raisonnement numérique, logique et parfois de compréhension verbale. Ce filtre élimine une grande partie des candidatures dès le départ. Il est conseillé de s’y préparer sérieusement, car les scores obtenus sont pris en compte dans la sélection.
- Vient ensuite un premier entretien, souvent mené par un analyste ou un associate de la banque. L’objectif est double : valider la motivation du candidat et tester ses connaissances de base en finance. Les questions portent sur les méthodes de valorisation, les fondamentaux comptables et l’actualité des marchés. Il est fréquent qu’on vous demande de présenter un deal récent et d’en analyser la logique stratégique.
- Si ce premier entretien est concluant, le candidat est invité à un Super Day – une journée d’entretiens intensifs composée de quatre à six entretiens successifs avec des professionnels de différents grades, de l’analyst au managing director. Chaque entretien mêle questions techniques et questions fit. La cohérence du discours et la capacité à maintenir un niveau de qualité constant tout au long de la journée sont déterminantes.
Goldman Sachs évalue également beaucoup la curiosité intellectuelle et la capacité à s’exprimer clairement sur des sujets complexes. Un candidat qui récite des réponses préparées sans montrer qu’il comprend ce dont il parle ne convaincra pas.
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Salaires chez Goldman Sachs en France
Goldman Sachs est l’une des banques les mieux rémunératrices du marché, y compris pour les profils juniors. Il s’agit de salaires annuels bruts (fixe + bonus indicatif).
Stages :
- Stagiaire IBD (M&A / ECM / DCM) : entre 2 000 et 2 500 € brut par mois
- Stagiaire Markets (Sales, Trading, Structuration) : entre 2 000 et 2 500 € brut par mois
Postes en CDI :
- Analyst (bac+5, première expérience) : entre 80 000 et 100 000 € par an, bonus inclus
- Associate (bac+5 avec 2-3 ans d’expérience ou MBA) : entre 130 000 et 180 000 € par an
- Vice President : entre 200 000 et 300 000 € par an selon les performances
- Managing Director et au-delà : rémunérations variables, souvent supérieures à 400 000 € par an
Ces niveaux de rémunération sont parmi les plus élevés du marché parisien pour des profils juniors en finance. Ils s’accompagnent en contrepartie d’une charge de travail importante, notamment en IBD, où des semaines de 70 à 90 heures ne sont pas rares en période de deal actif.
La culture d’entreprise : ce qu’il faut vraiment savoir
Goldman Sachs est souvent décrite de l’extérieur comme une machine à performance, froide et compétitive. La réalité est plus nuancée. Les anciens de la banque soulignent généralement un niveau d’exigence très élevé, mais aussi un accès à des ressources et des formations rares, notamment via le programme interne Goldman Sachs University.
La culture interne valorise fortement l’initiative et la prise de responsabilité dès les premières années. Un analyst en IBD sera rapidement impliqué dans des projets réels – préparation de pitchbooks, modélisation financière, participation aux réunions clients. L’apprentissage est rapide, parfois brutal, mais l’exposition est incomparable par rapport à d’autres structures.
Goldman Sachs a également fait des efforts notables sur la question de l’équilibre vie pro – vie perso depuis plusieurs années, notamment après le mouvement interne de 2021 où des analystes avaient publiquement alerté sur leurs conditions de travail. Des politiques de jours de congé protégés et de limite de travail le week-end ont été mises en place – avec des résultats variables selon les équipes et les périodes.
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Les débouchés après Goldman Sachs
Passer deux à trois ans chez Goldman Sachs en IBD ouvre des portes considérables. Les anciens analystes se retrouvent ensuite dans trois grandes trajectoires.
La première est le Private Equity. Les fonds de buyout et de growth – KKR, Ardian, Eurazeo, PAI Partners – recrutent très activement des anciens de Goldman, qui apportent une expérience en modélisation financière et en deal-making directement transposable. C’est souvent la voie la plus empruntée par les profils IBD après deux ans en banque.
La deuxième trajectoire est le passage en Corporate : directeur financier, directeur de la stratégie ou responsable M&A au sein d’un grand groupe. Des entreprises comme LVMH, Total, Vivendi ou Capgemini recrutent régulièrement des anciens de Goldman pour leurs équipes finance et stratégie.
La troisième trajectoire, plus rare mais en croissance, est l’entrepreneuriat. Plusieurs fondateurs de startups françaises notables sont d’anciens analystes ou associates de Goldman, qui ont utilisé leur expérience en finance pour lever des fonds et construire des entreprises.
Dans tous les cas, Goldman Sachs reste l’une des lignes de CV les plus valorisées sur le marché – en France comme à l’international.
Ce qu’il faut retenir
Goldman Sachs Paris recrute des profils d’excellence issus des meilleures grandes écoles françaises, sur un processus de sélection long et très sélectif. Les salaires sont parmi les plus élevés du marché, en contrepartie d’une charge de travail importante et d’une exigence de performance constante. Mais au-delà de la rémunération, c’est l’exposition à des transactions de premier plan et la qualité du tremplin offert pour la suite de carrière qui expliquent l’attractivité durable de la banque auprès des meilleurs profils.