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 Entreprendre pendant sa prépa : le témoignage de Karim, co-fondateur de brAIny

Entreprendre pendant sa prépa : le témoignage de Karim, co-fondateur de brAIny

Découvrez ci-dessous l’interview de Karim El Khadiri, co-fondateur de brAIny. 

 

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Karim El Khadiri, j’ai 20 ans et j’ai intégré l’ESCP à la rentrée 2025 à l’issue d’une classe préparatoire ECG au lycée Nelson Mandela à Nantes.

C’est en deuxième année de prépa que j’ai fondé l’entreprise brAIny avec Romain Leclerc, un camarade de classe ayant intégré HEC à la rentrée 2025.

 

Comment est venue l’idée de brAIny ?

Avec Romain, nous nous sommes beaucoup aidés de l’IA pendant notre prépa et ce dans toutes les matières. Nous avons donc pu constater l’évolution fulgurante des outils d’IA générative tout au long de notre cursus.

Cela a créé en nous une véritable fascination, à tel point que nous voulions nous aussi faire partie de cette évolution.

Nous nous sommes donc renseignés et nous avons vu que les entreprises du CAC40 ou les cabinets de conseils commençaient peu à peu à intégrer l’IA dans leurs processus internes.

Nous avons néanmoins constaté que ces outils restaient inaccessibles pour les TPE et les PME par faute de budget ou de compétences techniques.

C’est de ce constat qu’est née brAIny, une agence d’automatisation et d’intelligence artificielle qui a pour but d’aider les entreprises à tirer profit de l’IA et ce quel que soit leur niveau de connaissance sur le sujet.

 

Lire plus : Travailler intelligemment avec l’IA : mode d’emploi

 

Pourquoi se lancer avec quelqu’un d’autre ?

Je ne travaillais pas spécialement en groupe lors de ma prépa, sauf avec Romain. C’est un ami avec qui je partageais des techniques de travail, des idées et une vraie motivation.

Nous avons tous les deux découvert les outils d’IA en même temps et à force d’échanges et d’expérimentations, l’idée de brAIny nous est venue naturellement.

Ce n’est pas forcément le plus rentable au début de s’associer, mais ça s’est vite révélé indispensable. Nous avons une complémentarité rare. Je suis plutôt quelqu’un d’impulsif qui aime prendre des risques alors que Romain est plus réfléchi dans sa prise de décision. Je pourrais résumer notre association à mon ambition parfois démesurée et à son pragmatisme.

Enfin, je le savais fiable et travailleur, quelqu’un en qui on peut avoir confiance pour se lancer dans un projet.

 

Pourquoi ne pas attendre l’arrivée en école de commerce ?

Nous savions tous les deux que l’arrivée en école de commerce serait très intense. Entre les soirées, les évènements, les associations et le temps d’adaptation à une nouvelle vie, ce n’est peut-être pas le moment idéal pour se lancer dans un projet aussi ambitieux.

Si nous attendions, nous risquions de ne jamais le faire.

Nous avions surtout envie de concret après plus d’un an de prépa et des enseignements exclusivement théoriques. Nous voulions nous confronter à des problématiques d’entreprise et sortir de notre cadre d’apprentissage.

Travailler su brAIny m’a beaucoup apporté pendant la prépa, ce projet me motivait au quotidien et me donnait le sentiment d’apprendre des choses utiles, concrètes.

Le but était aussi de gagner une légitimité avant notre arrivée dans l’école en trouvant nos premiers clients. Arriver en école avec des clients déjà signés ne peut être qu’un plus auprès des incubateurs ou des programmes d’entrepreneuriat. En bref, l’objectif était de prendre une longueur d’avance pour pouvoir profiter au maximum des opportunités que l’école nous offrirait.

Enfin, il y avait le timing. L’intelligence artificielle ne cesse d’évoluer et nous avons voulu nous positionner avant qu’il soit trop tard, que le marché soit saturé, que les entreprises aient déjà entamé leur transition. Il fallait donc faire vite tout en prenant le temps de nous former sérieusement pour proposer des solutions solides et pertinentes à nos clients.

 

Comment concilier l’arrivée des concours et ce projet entrepreneurial ?

Cette conciliation était parfaitement impossible. Quand les concours sont arrivés, nous avons mis brAIny complètement de côté. Nous avons très vite compris qu’il serait impossible de ne pas mettre en pause ce projet sans qu’il y ait des répercussions sur nos performances aux concours.

Les concours, c’est une fois dans notre vie et c’est déterminant pour la suite de par l’école que vous allez intégrer, vos opportunités futures…

 

Comment le concilier ensuite avec l’école de commerce ?

Si concilier le projet entrepreneurial et les concours était impossible, il est en revanche parfaitement possible de le faire avec le rythme de l’école de commerce. Même si les périodes les plus intenses de notre activité peuvent nous prendre jusqu’à quatre heures par jour chacun, le rythme en école nous permet d’y accorder le temps qu’il faut.

Ça reste le moment idéal pour se lancer. Nous avons le temps, les ressources, l’environnement et le réseau.

Certains décident de s’investir dans les associations, nous avons décidé d’entreprendre.

 

Lire plus : 5 conseils pour entreprendre lorsqu’on est étudiant

 

C’est quoi la suite  ?

L’idée, maintenant que nous avons la possibilité de nous consacrer à notre projet, c’est de faire grandir l’entreprise en profitant des opportunités et du réseau offerts par les écoles.

Nous sommes encore en phase d’apprentissage et chaque nouveau client nous permet d’élargir notre domaine d’expertise.

À long terme, le but serait d’identifier un domaine dans lequel les besoins en automatisation sont les plus forts afin de créer une solution à plus grande échelle, notamment un Saas en collaboration avec des ingénieurs que nous pourrions ensuite déployer en France et à l’international.

Nous voulons évidemment aussi profiter de nos écoles pour explorer de nouvelles disciplines, de nouveaux secteurs, et pourquoi pas suivre un double diplôme. Tout cela évidemment en continuant de faire évoluer brAIny.

 

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