Résultats d’admission e3a-Polytech 2026 : 67 écoles, 2 300 places au verdict du 22 juillet
- CLASSEMENTS ÉCOLES D'INGÉNIEURS SÉLECTION
- Coline Faivre
- 6 juillet 2026
Les entreprises préférées des futurs diplômés des écoles d’ingénieurs en 2026
Quelles sont les entreprises préférées des futurs diplômés des écoles d’ingénieurs en 2026 ? Le baromètre Universum dessine une France industrielle qui entre dans une ère nouvelle. L’aérospatiale et défense accentue une domination historique, le nucléaire et l’énergie consolident leur place, et la tech américaine recule nettement, y compris auprès des profils informatiques. En parallèle, l’audit réalise une progression collective sans précédent. Un classement qui reflète le retour en grâce de l’ingénierie de souveraineté.
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Le palmarès 2026 des entreprises préférées des diplômés d’écoles d’ingénieurs
Le classement porte sur 104 entreprises évaluées. Voici le top 20 des employeurs les plus cités par les futurs diplômés d’écoles d’ingénieurs, avec leur score et leur évolution par rapport à 2025.
| Rang 2026 | Entreprise | Score 2026 | Rang 2025 | Évolution |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Thales | 20,8 % | 1 | = |
| 2 | Airbus | 20,4 % | 2 | = |
| 3 | Safran | 18,8 % | 3 | = |
| 4 | Dassault Aviation | 15,0 % | 4 | = |
| 5 | EDF | 12,0 % | 6 | ↑ 1 |
| 6 | 10,2 % | 5 | ↓ 1 | |
| 7 | Dassault Systèmes | 10,2 % | 10 | ↑ 3 |
| 8 | Air France | 9,6 % | 8 | = |
| 9 | TotalEnergies | 8,9 % | 11 | ↑ 2 |
| 10 | Microsoft | 8,5 % | 7 | ↓ 3 |
| 11 | VINCI | 8,3 % | 13 | ↑ 2 |
| 12 | Apple | 7,7 % | 9 | ↓ 3 |
| 13 | Naval Group | 7,5 % | 15 | ↑ 2 |
| 14 | Renault Group | 7,0 % | 16 | ↑ 2 |
| 15 | CNRS | 6,2 % | 12 | ↓ 3 |
| 16 | Eiffage | 6,0 % | 19 | ↑ 3 |
| 17 | L’Oréal Groupe | 5,7 % | 14 | ↓ 3 |
| 18 | ESA – European Space Agency | 5,7 % | 17 | ↓ 1 |
| 19 | ENGIE | 5,4 % | 21 | ↑ 2 |
| 20 | SNCF | 5,4 % | 23 | ↑ 3 |
Le podium : l’aérospatiale et défense domine
En tête, Thales s’impose comme l’employeur le plus désiré des futurs ingénieurs, avec un score de 20,8 %, soit plus d’un ingénieur sur cinq. Le groupe devance Airbus (20,4 %), Safran (18,8 %) et Dassault Aviation (15,0 %). Les quatre premières places sont ainsi trustées par l’aérospatiale et défense, secteur de prédilection historique des ingénieurs français. Les dossiers carrière de Thales et d’Airbus détaillent les métiers et les processus de recrutement de ces deux géants.
Ce qui frappe en 2026, c’est que ce secteur déjà dominant continue d’accélérer depuis un niveau très élevé. Safran réalise la plus forte progression individuelle du classement toutes catégories confondues, avec +4,3 points. Thales, Airbus et Dassault Aviation progressent tous simultanément en score, et MBDA entre dans la cour des grands. Souveraineté industrielle et grands programmes de défense sont devenus des arguments d’attractivité de premier plan.
Les mouvements marquants : la tech américaine recule
Le signal le plus contre-intuitif de l’édition concerne les géants du numérique. Supposés être le premier choix naturel des meilleurs ingénieurs, les GAFAM reculent collectivement. Google cède un rang (6e, 10,2 %) et enregistre la plus forte baisse de score du classement (-1,7 point). Microsoft (10e) et Apple (12e) reculent de trois places chacun. Pour la première fois, l’éditeur français Dassault Systèmes atteint le même score que Google, à 10,2 %, un rééquilibrage inédit entre tech américaine et logiciel industriel français. Les diplômés curieux de l’univers de la recherche d’emploi côté numérique peuvent consulter les étapes du processus de recrutement chez Google.
L’énergie progresse dans le même temps. EDF entre dans le top 5 (12,0 %) et le triptyque nucléaire EDF, CEA, Orano avance simultanément, dans un contexte où la question du mix énergétique et du nucléaire occupe une place centrale. TotalEnergies (9e) et ENGIE (19e) complètent un secteur porteur. Le jeu vidéo, en revanche, recule nettement : Ubisoft et Electronic Arts perdent plusieurs rangs, un mouvement qu’éclaire l’évolution économique du secteur, comme le montre le cas du budget record de GTA 6.
L’audit réalise un bond collectif sans précédent
Fait rare, trois cabinets du Big Four progressent simultanément de 15 rangs chacun dans le classement des ingénieurs : Deloitte, EY et KPMG. Deloitte prend le leadership du secteur avec une progression relative de +57 %. PwC est le seul cabinet à rester stable. Cette poussée de l’audit auprès de profils techniques accompagne un intérêt croissant pour les métiers du conseil et de la transaction, un choix de carrière que détaille notre comparatif des cabinets d’audit et du modèle Big Four.
À l’autre bout du tableau, quelques secteurs reculent. Le luxe est moins attractif chez les ingénieurs que chez les diplômés d’école de commerce : LVMH et L’Oréal y sont perçus comme des employeurs de R&D et d’ingénierie, et Chanel recule de plusieurs rangs. Le FMCG reste marginal, et les ESN reculent collectivement, Capgemini conservant néanmoins son statut de leader du sous-secteur.
Focus IT : la tech américaine perd du terrain sur sa cible naturelle
Parmi les 9 749 ingénieurs interrogés, 2 393 profils à dominante informatique dessinent un paysage singulier. Google (29,1 %), Microsoft (24,4 %) et Apple (19,1 %) trustent les trois premières places, avec des scores sans équivalent dans les autres classements. Mais ces trois géants enregistrent simultanément les trois plus fortes baisses du classement IT. Pour la première fois, la tech américaine perd du terrain même auprès des développeurs.
En miroir, les trois plus fortes hausses reviennent aux grands noms de l’aéronautique française : Thales, Dassault Aviation et Safran. Airbus et Dassault Systèmes complètent le mouvement. La souveraineté numérique et les grands programmes de défense deviennent des horizons crédibles pour les ingénieurs informatiques, tandis que le jeu vidéo, longtemps rêve des développeurs, décroche là aussi.
Les secteurs plébiscités et la méthodologie du classement
Interrogés sur leurs secteurs de prédilection, les futurs ingénieurs placent l’aérospatiale et défense loin devant (43 %), suivie de l’énergie (27 %), de l’automobile (21 %), de l’industrie (20 %) et du conseil en ingénierie et informatique (18 %). Les plus fortes hausses d’intérêt vont à l’aérospatiale et défense, à l’énergie et à l’industrie, tandis que la chimie, le jeu vidéo et les logiciels informatiques reculent. Comme pour les écoles de commerce, les priorités de carrière restent dominées par le salaire, les opportunités d’évolution et la valeur de l’employeur sur un CV.
Le classement repose sur une enquête en ligne menée de janvier à mai 2026 auprès de 19 064 étudiants de 172 grandes écoles françaises, dont 9 749 futurs ingénieurs. Chaque répondant désigne jusqu’à cinq employeurs préférés parmi 104 entreprises pour ce périmètre. Les évolutions indiquées comparent l’enquête étudiants 2026 à l’enquête étudiants 2025, à population comparable.
FAQ
Quelle entreprise arrive en tête du classement Universum 2026 des ingénieurs ?
Thales arrive en tête des entreprises préférées des futurs diplômés d’écoles d’ingénieurs en 2026, avec un score de 20,8 %, soit plus d’un ingénieur sur cinq. Le groupe devance Airbus (20,4 %), Safran (18,8 %) et Dassault Aviation (15,0 %), signe de la domination de l’aérospatiale et défense.
Pourquoi la tech américaine recule-t-elle chez les ingénieurs ?
Les GAFAM reculent collectivement en 2026 : Google enregistre la plus forte baisse de score du classement (-1,7 point), Microsoft et Apple perdent trois rangs chacun. Pour la première fois, Dassault Systèmes égale Google à 10,2 %, illustrant un rééquilibrage entre tech américaine et logiciel industriel français.
Quels secteurs attirent le plus les futurs ingénieurs en 2026 ?
L’aérospatiale et défense domine largement (43 % des futurs ingénieurs souhaitent y travailler), devant l’énergie (27 %), l’automobile (21 %), l’industrie (20 %) et le conseil en ingénierie et informatique (18 %). Ces trois premiers secteurs enregistrent aussi les plus fortes hausses d’intérêt.
Quelles entreprises progressent le plus dans le classement ingénieurs 2026 ?
Safran signe la plus forte hausse de score toutes catégories confondues (+4,3 points). Dassault Systèmes gagne 3 rangs, et surtout Deloitte, EY et KPMG progressent simultanément de 15 rangs chacun, un phénomène inédit dans l’histoire du classement des ingénieurs.
Le nucléaire est-il un secteur attractif pour les ingénieurs ?
Oui. EDF entre dans le top 5 du classement 2026 (12,0 %), et le triptyque nucléaire EDF, CEA et Orano progresse simultanément. L’énergie figure parmi les secteurs les plus recherchés par les futurs ingénieurs, dans un contexte de forte demande liée à la souveraineté énergétique.
Ce qu’il faut retenir
Le classement 2026 des entreprises préférées des diplômés d’écoles d’ingénieurs consacre la France industrielle. Thales, Airbus, Safran et Dassault Aviation verrouillent le podium, l’énergie et le nucléaire progressent avec l’entrée d’EDF dans le top 5, et l’audit signe un bond collectif inédit. Le fait le plus marquant reste le recul de la tech américaine, y compris auprès des profils informatiques, au profit de l’industrie de haute technologie française. Un basculement qui reflète le retour en grâce des grands programmes de souveraineté auprès d’une génération d’ingénieurs en quête de missions concrètes.
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