Résultats d’admission e3a-Polytech 2026 : 67 écoles, 2 300 places au verdict du 22 juillet
- CLASSEMENTS ÉCOLES DE COMMERCE SÉLECTION
- Coline Faivre
- 6 juillet 2026
Les entreprises préférées des futurs diplômés des Grandes Écoles de commerce en 2026
Quelles sont les entreprises préférées des futurs diplômés des Grandes Écoles de commerce en 2026 ? Le baromètre Universum, référence de l’attractivité employeur auprès des jeunes talents, livre un paysage en pleine recomposition. Le luxe conserve sa domination historique mais s’érode, tandis que la banque d’investissement et l’aérospatiale et défense signent les progressions les plus marquantes de l’édition. Derrière ces mouvements se dessine une génération plus stratège, davantage tournée vers la construction de carrière que vers l’engagement.
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Le palmarès 2026 des entreprises préférées des diplômés d’école de commerce
Le classement porte sur 110 entreprises évaluées. Voici le top 20 des employeurs les plus cités par les futurs diplômés d’écoles de commerce, avec leur score (part de répondants les ayant sélectionnés) et leur évolution par rapport à l’édition 2025.
| Rang 2026 | Entreprise | Score 2026 | Rang 2025 | Évolution |
|---|---|---|---|---|
| 1 | LVMH | 17,3 % | 1 | = |
| 2 | L’Oréal | 16,5 % | 2 | = |
| 3 | Hermès | 13,1 % | 3 | = |
| 4 | J.P. Morgan | 12,4 % | 4 | = |
| 5 | BNP Paribas | 12,2 % | 6 | ↑ 1 |
| 6 | Air France | 10,7 % | 8 | ↑ 2 |
| 7 | Chanel | 10,1 % | 5 | ↓ 2 |
| 8 | Goldman Sachs | 10,0 % | 9 | ↑ 1 |
| 9 | Apple | 9,7 % | 7 | ↓ 2 |
| 10 | 9,4 % | 10 | = | |
| 11 | Airbus | 8,5 % | 14 | ↑ 3 |
| 12 | Société Générale | 7,8 % | 16 | ↑ 4 |
| 13 | KPMG | 7,7 % | 12 | ↓ 1 |
| 14 | Thales | 7,6 % | 22 | ↑ 8 |
| 15 | Deloitte | 7,4 % | 15 | = |
| 16 | McKinsey & Company | 7,4 % | 13 | ↓ 3 |
| 17 | TotalEnergies | 7,3 % | 21 | ↑ 4 |
| 18 | Morgan Stanley | 6,9 % | 25 | ↑ 7 |
| 19 | EY | 6,9 % | 20 | ↑ 1 |
| 20 | Groupe Canal+ | 6,8 % | 17 | ↓ 3 |
Le podium : le luxe toujours hégémonique
En tête, LVMH demeure l’employeur le plus désiré des diplômés d’école de commerce, avec un score de 17,3 %. Le groupe conserve une position sans équivalent, suivi de L’Oréal (16,5 %) et d’Hermès (13,1 %). Ce trio confirme l’attachement durable des futurs cadres au secteur du luxe et à la beauté, deux univers où les grandes maisons françaises font figure de références mondiales.
Un signal mérite toutefois attention : le luxe est cette année le secteur qui enregistre la plus forte baisse moyenne de score. LVMH perd 1,9 point par rapport à 2025, la deuxième plus forte variation individuelle à la baisse toutes catégories confondues. Hermès, Chanel, Kering et Richemont reculent également en score. La domination reste écrasante, mais l’érosion est homogène. Le classement se resserre par le haut, avec l’arrivée de nouveaux profils d’employeurs dans le peloton de tête.
Les mouvements marquants : la banque d’investissement accélère
La grande histoire de cette édition se joue dans la finance. La banque d’investissement progresse fortement et occupe désormais une part inédite du haut de tableau. J.P. Morgan se hisse au 4e rang (12,4 %), juste devant BNP Paribas (12,2 %, en hausse d’un rang), tandis que Goldman Sachs (10,0 %) entre dans le top 10 et que Morgan Stanley gagne 7 places pour atteindre la 18e position. Neuf banques sur douze progressent dans le classement. Pour mieux comprendre ce que recouvrent ces employeurs, on peut se référer aux trajectoires détaillées chez J.P. Morgan et chez Goldman Sachs, deux maisons qui concentrent une large part des ambitions en finance de marché.
L’aérospatiale et défense est l’autre gagnant collectif. Thales réalise la plus forte progression individuelle du classement (+8 rangs, à la 14e place), portée par un contexte de souveraineté industrielle qui déborde désormais des écoles d’ingénieurs. Airbus gagne 3 places (11e) et Safran progresse nettement plus bas dans le tableau. L’audit avance lui aussi : les cabinets Deloitte (15e) et EY (19e) consolident leur présence, dans le sillage d’un intérêt croissant pour les grands cabinets d’audit et le modèle Big Four.
À l’inverse, quelques employeurs reculent. Chanel cède 2 rangs, Apple perd 2 places (9e), et le conseil en stratégie connaît un léger tassement en haut de tableau : McKinsey & Company recule de 3 rangs, même si les grands noms du conseil en stratégie restent solidement installés. Le jeu vidéo, avec Ubisoft et Electronic Arts, poursuit une baisse entamée les années précédentes.
Les secteurs plébiscités par les diplômés d’école de commerce
Interrogés sur les secteurs dans lesquels ils souhaitent travailler, les futurs diplômés d’école de commerce placent la banque en tête (33 %), devant le conseil en management et stratégie (32 %), l’audit et le conseil (30 %), la mode et le luxe (26 %) et l’aérospatiale et défense (24 %). La hiérarchie confirme la lecture du classement d’employeurs : la finance et les métiers du conseil restent les débouchés aspirationnels majeurs des écoles de management.
Les évolutions sont tout aussi parlantes. L’aérospatiale et défense enregistre la plus forte hausse d’intérêt sectoriel (+3,9 points), suivie du tourisme et de l’industrie. En sens inverse, le conseil en management et stratégie, les services publics et les ONG perdent du terrain. Le mouvement traduit un repositionnement des ambitions vers des secteurs perçus comme concrets et porteurs de responsabilités.
Ce que les étudiants attendent d’un futur employeur
Au-delà des marques, l’enquête mesure les critères de choix. Les priorités de tête restent stables : salaire attractif, opportunités d’évolution, valeur de l’employeur comme référence pour la carrière, équilibre entre vie privée et vie professionnelle, et formation. Mais la dynamique des critères qui montent dessine une génération plus stratège. Gagnent en importance la valeur CV, les opportunités d’accéder à des postes de management, la reconnaissance de la performance individuelle et les avantages attractifs. Reculent, à l’inverse, les opportunités à l’international, la mission inspirante de l’entreprise et le développement durable, seul critère en baisse simultanée dans les deux populations étudiées.
Ce glissement éclaire les mouvements du classement. La progression de la banque, de l’audit et de l’industrie, comme le recul relatif du conseil climat et des employeurs à mission, s’inscrivent dans une même logique : les futurs diplômés d’école de commerce raisonnent d’abord en construction de carrière. La marque employeur se joue de plus en plus sur des promesses concrètes, un enjeu que les entreprises intègrent dans leur stratégie d’attractivité auprès des candidats.
Méthodologie du classement Universum 2026
Le classement repose sur une enquête en ligne menée de janvier à mai 2026 auprès de 19 064 étudiants issus de 172 grandes écoles de commerce et d’ingénieurs françaises. Chaque répondant désigne, parmi une liste de 110 entreprises, jusqu’à cinq employeurs préférés à l’issue de ses études. Le score d’une entreprise correspond à la part de répondants l’ayant sélectionnée. Le palmarès présenté ici isole les réponses des futurs diplômés d’écoles de commerce.
Un point de vigilance sur la lecture historique : l’édition précédente publiée sur d’autres supports pouvait s’appuyer sur une population de jeunes cadres déjà en poste. Les évolutions indiquées dans cet article comparent l’enquête étudiants 2026 à l’enquête étudiants 2025, à périmètre comparable.
FAQ
Quelle est l’entreprise préférée des diplômés d’école de commerce en 2026 ?
LVMH arrive en tête du classement Universum 2026 des futurs diplômés d’écoles de commerce, avec un score de 17,3 %. Le groupe de luxe devance L’Oréal (16,5 %) et Hermès (13,1 %), confirmant la domination des grandes maisons françaises sur les ambitions des jeunes cadres.
Comment est établi le classement Universum 2026 des employeurs ?
L’enquête a été menée de janvier à mai 2026 auprès de 19 064 étudiants de 172 grandes écoles de commerce et d’ingénieurs. Chaque répondant cite jusqu’à cinq employeurs préférés parmi 110 entreprises. Le score correspond à la part d’étudiants ayant sélectionné chaque entreprise.
Quels secteurs progressent le plus chez les diplômés d’école de commerce ?
La banque d’investissement, l’aérospatiale et défense et l’audit signent les plus fortes progressions de l’édition 2026. J.P. Morgan atteint la 4e place, Thales gagne 8 rangs, et neuf banques sur douze avancent dans le classement.
Le luxe reste-t-il le secteur le plus attractif pour les écoles de commerce ?
Le luxe conserve sa domination, avec LVMH, Hermès et Chanel dans le top 10. C’est toutefois le secteur qui enregistre la plus forte baisse moyenne de score en 2026, LVMH cédant 1,9 point. La hiérarchie reste inchangée, mais l’écart avec les autres secteurs se resserre.
Pourquoi la banque d’investissement séduit-elle autant les futurs cadres ?
La progression de la finance de marché accompagne un changement de priorités : les étudiants valorisent davantage la valeur CV, les opportunités de management et la reconnaissance de la performance. Ces critères correspondent au positionnement des grandes banques d’affaires, ce qui explique en partie leur ascension.
Ce qu’il faut retenir
Le classement 2026 des entreprises préférées des diplômés d’école de commerce confirme la suprématie du luxe, avec LVMH, L’Oréal et Hermès sur le podium, tout en révélant son érosion collective. La véritable rupture vient de la banque d’investissement, qui place J.P. Morgan, BNP Paribas, Goldman Sachs et Morgan Stanley en position de force, aux côtés d’une aérospatiale et défense en forte progression. Derrière ces mouvements, une génération plus stratège arbitre en faveur de la construction de carrière, ce qui redessine en profondeur la carte de l’attractivité employeur.
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