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Prepalto : démocratiser la préparation aux concours post-bac partout en France

Prepalto : démocratiser la préparation aux concours post-bac partout en France

Planète Grandes Ecoles part aujourd’hui à la rencontre de Florent. Il a fondé Prépalto, qui permet aux lycéens ambitieux de préparer n’importe quel concours post-bac, où qu’il soit en France.

Florent et le projet Prépalto

Bonjour Florent, peux-tu te présenter à nos lecteurs et nous raconter le parcours qui t’a mené à lancer Prepalto ?

Je suis diplômé de Sciences Po Paris, de HEC Paris et de Harvard, et j’ai également étudié à UC Berkeley. En parallèle, j’interviens aujourd’hui dans plusieurs cours à Sciences Po Paris autour des enjeux d’orientation, de préparation académique et de réussite dans les parcours sélectifs.

Tout au long de mon parcours, j’ai été frappé par une réalité très française : l’accès aux meilleures préparations et aux bons réseaux dépend encore énormément du lieu où l’on grandit. Dans quelques grandes villes, et particulièrement à Paris, les élèves disposent d’un écosystème extrêmement dense pour préparer les concours, comprendre les attentes des formations sélectives et prendre de l’avance. Ailleurs, beaucoup de familles avancent seules face à Parcoursup et à l’orientation.

C’est ce constat qui m’a conduit à lancer Prepalto. Nous avons voulu construire un modèle capable de démocratiser l’accès à une préparation d’excellence, partout en France, avec le même niveau d’exigence académique que dans les grandes métropoles.

Au fond, Prepalto porte une conviction simple : le talent est partout, mais les opportunités ne le sont pas encore assez. Il existe partout en France des élèves extrêmement brillants, ambitieux et travailleurs. Notre rôle est de faire en sorte que leur avenir ne soit plus limité par leur lieu de naissance. 

 

Prepalto, la mission et le modèle

Prepalto part d’un constat fort sur l’inégalité d’accès aux meilleures préparations selon le lieu de vie. Peux-tu nous expliquer ce constat et pourquoi il était urgent d’y répondre ?

Aujourd’hui, l’orientation post-bac est devenue extrêmement stratégique. Entre Parcoursup, les concours post-bac et la montée de la sélection, les familles cherchent de plus en plus à anticiper.

Le problème, c’est que les meilleures préparations restent historiquement concentrées dans quelques grandes villes, principalement Paris et Lyon. Cela crée une forme d’inégalité silencieuse : deux élèves avec le même niveau et la même motivation n’auront pas forcément les mêmes chances selon l’endroit où ils vivent.

Nous avons estimé qu’il devenait urgent de casser cette logique territoriale. Le talent est partout en France, mais les opportunités ne le sont pas toujours. Prepalto est né pour réduire cet écart.

 

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Comment décrirais-tu la mission de Prepalto en quelques mots ?

Notre mission est simple : démocratiser l’accès à l’excellence académique et permettre à chaque lycéen ambitieux, où qu’il vive, d’accéder à des préparations de très haut niveau pour les concours post-bac.

 

Vous avez fait le choix de stages intensifs 100 % en présentiel, à contre-courant d’une époque où beaucoup misent sur le distanciel. Qu’est-ce qui motive ce choix ?

Nous croyons profondément que certaines choses ne se remplacent pas.
Le présentiel crée une dynamique collective, une exigence et une interaction humaine qui sont très difficiles à reproduire en ligne.

Quand un élève prépare un concours exigeant, il a besoin d’un cadre, d’un rythme, de retours immédiats et d’échanges directs avec ses professeurs. Le présentiel permet aussi de recréer une forme d’émulation académique entre élèves.

Le digital est un excellent complément, mais nous pensons que la progression la plus forte se construit encore dans une salle de classe, avec un vrai professeur face à soi.

 

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Vous ciblez plusieurs familles de concours post-bac – IEP, commerce, ingénieurs, médecine. Comment adaptez-vous l’accompagnement à des concours aussi différents ?

Chaque concours possède sa propre logique, ses attendus et ses méthodes.
Nous avons donc construit des préparations spécifiques pour chaque filière, avec des équipes pédagogiques dédiées.

Un concours d’IEP ne mobilise pas les mêmes compétences qu’un concours d’école d’ingénieurs ou qu’une préparation médecine. Nous adaptons donc les contenus, les entraînements, la méthodologie et le rythme de travail à chaque objectif.

En revanche, il existe un point commun à toutes ces formations : la nécessité de développer de la méthode, de la rigueur et de la confiance en soi. C’est aussi ce que nous cherchons à transmettre.

 

Quel rôle jouent les professeurs dans votre modèle, et comment les sélectionnez-vous ?

Les professeurs sont au cœur du modèle Prepalto.
Nous cherchons avant tout des enseignants capables de transmettre une exigence académique tout en étant très pédagogues.

Nous sélectionnons des profils qui connaissent parfaitement les concours qu’ils préparent, mais aussi les attentes réelles des formations sélectives. Au-delà du niveau académique, nous accordons énormément d’importance à la capacité à motiver les élèves, à les faire progresser rapidement et à créer une vraie dynamique de groupe.

Une bonne préparation, ce n’est pas seulement un bon programme : ce sont surtout de très bons professeurs.

 

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Croissance et impact de Prepalto

Prepalto se déploie progressivement dans 43 villes. Comment s’est passée cette expansion, et qu’est-ce que cela change concrètement pour un lycéen éloigné des grandes métropoles ?

Le déploiement a confirmé quelque chose de très fort : la demande existe partout.
Dans énormément de villes, les familles nous disent la même chose : elles veulent offrir les meilleures chances à leurs enfants, mais sans devoir systématiquement se tourner vers Paris.

Concrètement, cela change beaucoup de choses pour un lycéen. Il peut désormais accéder localement à une préparation exigeante, rencontrer des professeurs spécialisés, travailler dans un cadre structuré et se projeter vers des études ambitieuses sans avoir le sentiment d’être désavantagé par sa géographie.

C’est un vrai changement de paradigme.

 

Quels sont les retours d’élèves ou de familles qui t’ont le plus marqué depuis le lancement ?

Ce qui revient souvent, c’est le sentiment d’être enfin “pris au sérieux”.
Beaucoup d’élèves en région ont parfois l’impression que les grandes opportunités sont faites pour d’autres, ou qu’il faut forcément partir très tôt dans une grande ville pour réussir.

Des parents nous disent aussi qu’ils se sentent beaucoup moins seuls face à Parcoursup et à l’orientation. Aujourd’hui, la charge mentale liée aux études supérieures est énorme pour les familles.

Voir des élèves gagner en confiance, prendre de l’ambition et réaliser qu’ils peuvent viser des formations très sélectives est probablement ce qui nous marque le plus.

Vision et conseils

Selon toi, comment l’accès à l’orientation et à la préparation aux concours va-t-il évoluer dans les prochaines années en France ?

Nous allons probablement vers une orientation de plus en plus anticipée et stratégique.
Les familles cherchent davantage d’accompagnement, parce que le système est devenu complexe et très compétitif.

Je pense aussi qu’il y aura une attente croissante autour du présentiel et de l’encadrement humain. Après des années de “tout digital”, beaucoup réalisent que l’accompagnement personnalisé et la dynamique collective restent essentiels pour progresser.

Enfin, je crois que les enjeux d’égalité territoriale vont devenir centraux dans l’éducation. On ne peut pas accepter durablement que certaines opportunités soient réservées à quelques métropoles.

 

Quels conseils donnerais-tu à un lycéen qui vise une formation très sélective mais qui doute de ses chances à cause de son environnement ou de sa localisation ?

Je lui dirais d’abord de ne pas confondre origine géographique et potentiel.
Le lieu où l’on grandit ne doit jamais définir l’ambition que l’on peut avoir.

Ensuite, il faut comprendre qu’un concours se prépare. Les élèves qui réussissent ne sont pas forcément ceux qui étaient “destinés” à réussir, mais souvent ceux qui ont travaillé avec méthode, régularité et confiance.

Enfin, je lui conseillerais de ne pas s’autocensurer. Beaucoup d’élèves se ferment eux-mêmes des portes avant même d’avoir essayé.

Conclusion sur Prepalto

Quelle est la prochaine grande étape pour Prepalto ?

La prochaine étape est de poursuivre notre implantation territoriale tout en maintenant un niveau d’exigence pédagogique très élevé.

Notre ambition n’est pas simplement d’ouvrir des centres partout en France. Nous voulons construire, sur le long terme, une référence nationale de la préparation post-bac en présentiel, capable d’accompagner des milliers de lycéens vers des parcours ambitieux.

 

 

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