Qui est Liz Truss, la nouvelle première ministre du Royaume-Uni ?

Qui est Liz Truss, la nouvelle première ministre du Royaume-Uni ?

Liz Truss est devenue la troisième femme à prendre le poste de Première Ministre du Royaume-Uni. Quel est son parcours ? Ses idées politiques ? Ses grandes mesures à venir ?

 

Liz Truss : Retour sur son parcours

Diplômée d’Oxford, elle a d’abord eu une carrière de comptable analytique. Après avoir milité au parti centriste libéral-démocrate, Liz Truss rejoint les conservateurs. Elle est élue députée en 2010 du South West Norfolk.

Durant les différents gouvernements de David Cameron, Theresa May et Boris Johnson, elle a occupé différents postes de ministre : ministre au Commerce extérieur, secrétaire d’État à l’Éducation, ministre de l’Environnement ou encore secrétaire en chef du Trésor. Avant son élection en tant que Première Ministre, elle était ministre des Affaires étrangères. En 2016, elle vote contre le Brexit, avant d’en devenir l’une des plus ferventes supportrices.

 

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Truss : ses propositions politiques

Restée vague sur ses intentions pendant la campagne de succession de Boris Johnson face à Rishi Sunak, Liz Truss a promis un « soutien immédiat » pour les ménages en difficulté, sans annoncer de mesures concrètes. Elle a notamment promis des baisses d’impôt massives et adopté un ton très dur contre les syndicats disant vouloir limiter le droit de grève. Cela lui a valu d’être comparée à Margaret Thatcher, icône du conservatisme.

Liz Truss s’est distinguée sur un point particulier par rapport à Rishi Sunak. L’ancien ministre des Finances était plutôt favorable à la poursuite de l’augmentation des impôts afin de compenser les grosses dépenses occasionnées par la pandémie. Contrairement à lui, Liz Truss a promis d’importantes baisses des prélèvements « dès le premier jour » à hauteur de 30 milliards de livres.

 

Pour contrebalancer cette future réduction d’impôts, Liz Truss souhaite également diminuer les dépenses publiques en annulant une récente hausse des cotisations sociales destinée à financer le système public de santé. Elle avait aussi proposé, avant de renoncer, de réduire le salaire des fonctionnaires.

Alors qu’elle avait qualifié les Britanniques comme « fainéants » dans un essai intitulé « Britain Unchained », et opposée à « l’aumône », Liz Truss est finalement ouverte à des aides en faveur des ménages les plus démunis.

 

Liz Truss : une nouvelle « Dame de Fer » ?

La crise énergétique est également un sujet brûlant que la nouvelle première ministre devra traiter. La grogne sociale prend de l’ampleur au Royaume-Uni. En effet, alors que plusieurs milliers de Britanniques menacent de ne plus payer leurs factures d’électricité, les principaux syndicats du secteur public menacent de nouvelles grèves.

Pourtant, à l’instar de Margaret Thatcher dans les années 1980, la nouvelle cheffe du gouvernement semble bien décidée à tenir tête aux forces syndicalistes. Elle a ainsi évoqué une loi qui imposerait davantage d’obligation de service minimum en cas de grève afin de « limiter la capacité des syndicats à paralyser notre économie ».

 

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Quels sont ses revenus et sa fortune ?

En 2022, le salaire annuel total auquel le Premier ministre britannique peut prétendre est de 161 401£, soit 181 404€. Ce montant se compose du salaire lié au rôle de premier ministre, qui s’élève à 79 496£ (90 826€), et le montant restant provenant de son rôle de député.

Selon le site MoneyTransfers.com (qui se base sur des informations publiées par The Mirror ou le Daily Express), la nouvelle première ministre britannique a une fortune d’environ 8,4 millions de livres sterling (soit 9 601 200€). La fortune de Liz Truss provient de sa carrière de comptable au sein de la compagnie pétrolière Shell, ainsi que de la publication de nombreux livres.