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IMT Nord Europe : une rentrée 2026 placée sous le signe de l’IA et du nucléaire
Dans un contexte où les industriels cherchent des profils capables de porter à la fois la transition énergétique et la diffusion de l’intelligence artificielle, les écoles d’ingénieurs adaptent leur offre à grande vitesse. IMT Nord Europe fait le point sur sa rentrée 2026 : hausse de la sélectivité aux concours, nouvelles formations en nucléaire et en IA, progression dans les classements internationaux, création d’équipes de recherche avec l’Inria et poursuite de la rénovation de ses campus. Membre de l’Institut Mines-Télécom, IMT Nord Europe compte plus de 2 200 élèves, dont 40 % d’apprentis, diplôme environ 700 ingénieurs et spécialistes chaque année et s’appuie sur un réseau de plus de 17 000 diplômés.
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Rentrée 2026 : 872 nouveaux élèves répartis sur cinq campus
Implantée à Douai, Lille, Dunkerque, Valenciennes et Alençon, l’école a accueilli 872 nouveaux élèves à la rentrée 2026 (chiffres arrêtés au 28 septembre). Le Cycle Ingénieur généraliste reste la principale porte d’entrée, alimentée par deux viviers : les élèves de CPGE scientifique admis via le concours Mines-Télécom et ceux qui ont suivi le Cycle Préparatoire de l’école.
| Formation | Nouveaux élèves 2026 |
|---|---|
| Cycle Ingénieur généraliste (1re année) | 288 |
| dont issus de CPGE (concours Mines-Télécom) | 169 |
| dont issus du Cycle Préparatoire de l’école | 114 |
| Cycle Ingénieur de spécialité par apprentissage (5 formations) | 269 |
| Cycle Préparatoire (concours Geipi-Polytech) | 212 |
| Mastères Spécialisés (5 formations) | 53 |
| DNM/MSc (3 formations) | 30 |
| Total des primo-entrants | 872 |
Le bilan des admissions montre une sélectivité en hausse sur le concours post-bac Geipi-Polytech, qui ouvre l’accès au cycle préparatoire intégré de l’école. Le recrutement progresse également sur le concours Mines-Télécom. Du côté des cinq formations d’ingénieur de spécialité en apprentissage, accessibles sur dossier et entretien ou via le concours E3A, le recrutement est jugé très satisfaisant, alors même que le contexte est moins porteur pour ce type de cursus.
Une rentrée internationale pour IMT Nord Europe
Parmi les primo-entrants, 175 élèves sont internationaux. Pour préparer leur arrivée, l’école a organisé une French Summer School mêlant cours de français langue générale, histoire régionale et passé industriel des Hauts-de-France, découverte du système académique français et interculturalité. Le programme comprenait aussi des rencontres avec les services de l’école et plusieurs sorties : beffroi et canaux de Douai, Centre Historique Minier de Lewarde, Côte d’Opale à Wissant ou encore visite guidée de Lille.
La mobilité fonctionne aussi dans l’autre sens. 244 élèves de 2e et 3e année du Cycle Ingénieur généraliste ont effectué leur rentrée à l’étranger, dont 33 en double-diplôme.
Classement THE : IMT Nord Europe confirme sa place dans le top 1000 mondial
Dans le Times Higher Education World University Ranking 2027, publié en octobre 2026, IMT Nord Europe se classe pour la deuxième année consécutive dans la tranche 801-1000 mondiale. L’édition évalue 2 297 institutions ; l’école y occupe la 22e place parmi les 48 établissements français classés, avec des points forts sur la qualité de sa recherche et sa dimension internationale.
La progression est plus marquée dans le THE Sustainability Impact Ranking 2026, paru en juin 2026, qui mesure la contribution des établissements aux 17 Objectifs de Développement Durable de l’ONU. IMT Nord Europe passe de la tranche 201-300 à la tranche 101-200 mondiale et se positionne 3e école française sur 17 classées, dans un palmarès qui réunit 1 603 établissements.
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Nucléaire et intelligence artificielle : les nouvelles formations de la rentrée
Un parcours nucléaire en apprentissage à Dunkerque
Le campus de Dunkerque inaugure un parcours Nucléaire au sein de la formation d’ingénieur par apprentissage (FISA) en Génie énergétique. En trois ans, il prépare à l’ensemble des enjeux des installations nucléaires : exploitation, maintenance, sûreté, sécurité, performance et résilience. Cette ouverture répond aux besoins en compétences de la filière nucléaire, secteur stratégique pour la transition et la souveraineté énergétiques, et s’inscrit dans le projet NUCLEOFIL, lauréat de l’appel à projets France Relance consacré au maintien des compétences de la filière.
La première promotion réunit 15 apprentis. La moitié des contrats d’apprentissage est signée dans les Hauts-de-France, l’autre moitié dans d’autres grands bassins industriels et nucléaires comme Gravelines, Jeumont, Saclay, La Hague, Bollène, Marseille ou Metz.
Deux Mastères Spécialisés consacrés à l’IA
L’école élargit également son offre de formation d’expertise avec deux nouveaux Mastères Spécialisés en intelligence artificielle, soutenus par le plan France 2030 et ouverts en septembre 2026 aux titulaires d’un Bac+5 :
- MS Expert en IA et réseaux du futur : déploiement de la 5G privée et de l’IA dans l’industrie, avec des débouchés comme ingénieur en conception de réseaux intelligents, architecte Cloud/Edge AI, data scientist spécialisé en réseaux ou chef de projet IoT/Edge AI ;
- MS Expert en Stratégie et Transformation IA et Données : pilotage du changement et de l’impact business de l’IA, pour des fonctions de manager ou consultant en transformation IA, responsable de la stratégie IA et Data ou chef de projet en stratégie IA et Data.
Une partie des enseignements académiques du second programme est assurée par l’IÉSEG.
Deux Mastères Spécialisés désormais en alternance
Autre nouveauté, deux Mastères Spécialisés existants s’ouvrent à l’alternance : contrats d’apprentissage, de professionnalisation et dispositifs de financement de la formation continue. Il s’agit du MS Ingénierie de la Cybersécurité (RNCP41445), centré sur la sécurité des systèmes d’information en entreprise, et du MS Management des risques professionnels et technologiques (RNCP40845), dédié à la gestion des risques industriels.
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Recherche et innovation : IMT Nord Europe s’associe à l’Inria
Pour la première fois, l’école participe en 2026 à la création de deux Équipes Projet Communes avec l’Inria. La première, POPOPOP (Processus Ponctuels de Poisson), associe également l’Université de Lille (UMR Paul Painlevé). Créée en avril 2026, portée et hébergée par IMT Nord Europe, elle travaille à la conception et à l’analyse de nouveaux modèles probabilistes. La seconde, ZEF (Zero Environment Footprint), est portée et hébergée par l’Inria depuis octobre 2026 et se consacre à la réduction de l’empreinte environnementale des technologies numériques et des réseaux.
Côté entrepreneuriat, deux projets accompagnés par l’incubateur de l’école figurent parmi les lauréats du concours d’innovation i-PhD 2026, lancé par l’État et financé par France 2030 pour encourager les doctorants à valoriser leurs travaux par la création de startups deeptech. Nicolas Badets développe une technique de bioréparation des bétons : des bactéries produisent de la calcite qui colmate les fissures, en alternative aux résines traditionnelles. Luc Deduytschaever porte TradingBox, une plateforme de trading algorithmique sur crypto-actifs qui s’appuie sur l’analyse en temps réel des données on-chain et de la mempool par intelligence artificielle, afin d’automatiser la prise de décision et d’optimiser la gestion du risque.
Douai-Lahure : un éco-campus et une Maison de l’Innovation en chantier
Après la transformation du campus historique de Douai-Bourseul en éco-campus, c’est au tour du site de Douai-Lahure, qui regroupe plus de 20 000 m² de laboratoires de recherche, de faire l’objet d’un vaste programme de travaux. Il prévoit la rénovation énergétique et la transformation des espaces pédagogiques du bâtiment central (3 200 m²), une installation de géothermie sur nappe pour chauffer 8 000 m² et la construction de la Maison de l’Innovation. Le budget global atteint 12 millions d’euros.
D’une surface de 2 800 m², la Maison de l’Innovation accueillera l’incubateur Deeptech de l’école, des espaces de formation, un centre de prototypage et d’essais, un showroom technologique et une halle technique partagée entre laboratoires. Son budget de 7,35 millions d’euros est financé pour moitié par Douaisis Agglo, la Ville de Douai, la Région Hauts-de-France et l’État. Lancés fin juillet 2025, les travaux doivent s’achever au premier trimestre 2027.
FAQ sur la rentrée 2026 d’IMT Nord Europe
Combien d’élèves IMT Nord Europe a-t-elle accueillis à la rentrée 2026 ?
L’école a accueilli 872 nouveaux élèves sur ses cinq campus, dont 288 en 1re année du Cycle Ingénieur généraliste, 269 en apprentissage, 212 en Cycle Préparatoire, 53 en Mastères Spécialisés et 30 en DNM/MSc. 175 d’entre eux sont internationaux.
Comment intégrer IMT Nord Europe ?
Après le bac, le concours Geipi-Polytech donne accès au Cycle Préparatoire de l’école. Après une CPGE scientifique, le concours Mines-Télécom permet d’entrer en 1re année du Cycle Ingénieur généraliste. Les formations d’ingénieur de spécialité en apprentissage recrutent sur dossier et entretien ou via le concours E3A, tandis que les Mastères Spécialisés sont accessibles après un Bac+5.
Quelles sont les nouvelles formations d’IMT Nord Europe en 2026 ?
L’école a ouvert un parcours Nucléaire en apprentissage sur le campus de Dunkerque et deux Mastères Spécialisés en intelligence artificielle. Deux autres MS, en cybersécurité et en management des risques, sont désormais proposés en alternance.
Ce qu’il faut retenir
IMT Nord Europe aborde la rentrée 2026 avec 872 nouveaux élèves et une sélectivité en hausse sur ses deux principaux concours. L’école renforce son offre sur des secteurs ciblés (nucléaire, intelligence artificielle, cybersécurité), progresse dans le classement THE Impact jusqu’au top 200 mondial et se maintient dans le top 1000 du THE World University Ranking. La création de deux équipes communes avec l’Inria, les deux lauréats i-PhD issus de son incubateur et le chantier de la Maison de l’Innovation à Douai, attendue début 2027, complètent ce bilan.


