Fin de Parcoursup en 2028 : le gouvernement acte le remplacement de la plateforme
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Après plus de cinq semaines de mobilisation lycéenne, l’exécutif a tranché : la fin de Parcoursup est programmée. Le gouvernement prévoit de réformer la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur dès la campagne 2027, puis de la remplacer par un nouvel outil à l’horizon 2028. L’information a été dévoilée lundi 26 octobre 2026 par deux influenceuses éducation reçues à Matignon par le Premier ministre Sébastien Lecornu, puis confirmée à l’AFP par une source au sein de l’exécutif. Les ministres Édouard Geffray (Éducation nationale) et Philippe Baptiste (Enseignement supérieur) devaient en détailler le contenu lors d’une conférence de presse le jour même.
Le revirement est notable. Début octobre, les deux ministres excluaient encore toute suppression de Parcoursup, plaidant pour une simple évolution de l’outil. Huit ans après sa création, la plateforme qui a succédé à APB s’apprête donc à disparaître, au terme d’une transition pensée pour éviter tout vide au moment des vœux.
Calendrier, mesures transitoires, générations concernées, autres annonces du plan : voici ce que l’on sait du remplacement de Parcoursup et ce qui reste à préciser.
Le scénario retenu repose sur une transition en deux temps. Selon la dépêche AFP du 26 octobre, une première étape interviendra dès cette année scolaire, sans bouleverser les procédures pour les élèves actuellement en terminale. Elle doit apporter davantage de clarté sur les algorithmes locaux, c’est-à-dire les outils d’aide à la décision utilisés par chaque formation pour classer les candidats, ainsi que des critères de sélection plus lisibles pour chaque établissement.
La seconde étape correspond au remplacement proprement dit. D’après une source proche du dossier citée par franceinfo, l’exécutif prévoit de réformer la plateforme en 2027 avant de lui substituer un nouvel outil en 2028. Le Parisien, qui avait révélé le plan dans la matinée, précise que le nom du futur dispositif reste à dévoiler.
Ce choix d’un calendrier étalé répond à une inquiétude exprimée par les présidents d’universités comme par le ministre de l’Éducation nationale. Le 7 octobre, Édouard Geffray avertissait qu’une suppression sans mécanisme alternatif ferait courir des risques sérieux d’assignation sociale et territoriale. Supprimer la plateforme du jour au lendemain aurait en effet laissé plus d’un million de candidats sans procédure nationale d’affectation.
Le contexte politique a pesé dans la décision. Reçus vendredi à l’Élysée, une vingtaine de représentants lycéens avaient entendu Emmanuel Macron souligner, selon son entourage, la nécessité d’une refonte en profondeur de Parcoursup. Un débat sans vote sur l’avenir du processus d’orientation est par ailleurs programmé mercredi à l’Assemblée nationale.
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Pour les lycéens de terminale, la plateforme reste bien l’outil de référence. Parcoursup 2027 conservera son architecture générale, avec des ajustements ciblés sur la transparence. Deux changements sont attendus selon les informations de presse : les formations devront justifier leurs refus et rendre publics leurs critères de classement de façon plus lisible.
Cette exigence de motivation des décisions vise directement l’un des reproches les plus fréquents faits à la plateforme. Aujourd’hui, un candidat refusé ou placé en liste d’attente ne connaît pas toujours les raisons précises de ce classement, ce qui nourrit le sentiment d’opacité. La place des lettres de motivation et des éléments qualitatifs du dossier fait également partie des sujets évoqués par l’exécutif dans ses échanges avec les organisations de jeunesse.
Pour préparer son dossier dans ce cadre transitoire, les fondamentaux restent valables : soigner son projet de formation motivé et adapter chaque vœu aux attendus de la formation visée.
Côté calendrier, le ministère a déjà arrêté les grandes échéances de la campagne. La phase principale d’admission se terminera le 10 juillet 2027, et la phase complémentaire courra jusqu’au 9 septembre 2027, selon le bilan officiel publié par le ministère.
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Le passage d’un système à l’autre ne touchera pas toutes les promotions de la même manière. Si le calendrier évoqué se confirme, le tableau ci-dessous résume la situation de chaque génération de lycéens.
| Classe en 2026-2027 | Année du bac | Procédure d’admission prévue | Ce qui change |
|---|---|---|---|
| Terminale | 2027 | Parcoursup réformé | Motivation des refus, critères plus lisibles, algorithmes locaux clarifiés |
| Première | 2028 | Nouveau dispositif (nom non connu) | Fin de Parcoursup, nouvelle plateforme nationale |
| Seconde | 2029 | Nouveau dispositif | Procédure stabilisée après la première année de transition |
La génération du bac 2028 sera donc la première à essuyer les plâtres du futur système, à l’image des bacheliers 2018 qui avaient inauguré Parcoursup après la fin d’APB. Cette position de cohorte pionnière appelle une vigilance particulière : la première année d’un nouvel outil concentre généralement les ajustements techniques et les incertitudes sur le fonctionnement réel des classements.
Reste une inconnue de taille : la nature exacte du nouveau dispositif. Le gouvernement n’a pas encore précisé s’il s’agira d’une plateforme entièrement nouvelle, d’une refonte profonde sous un autre nom, ou d’une évolution du principe même de l’affectation. Lors de son audition au Sénat le 14 octobre, le sénateur Laurent Lafon rappelait d’ailleurs qu’une interface nationale resterait nécessaire, quel que soit le nom retenu.
La plateforme est devenue l’un des symboles de la mobilisation lycéenne de 2026. Le mouvement est parti le 17 septembre d’un lycée de banlieue parisienne avant de prendre une dimension nationale à la fin du mois, selon l’AFP. Les revendications portaient d’abord sur les conditions d’enseignement (bâtiments dégradés, emplois du temps chargés, manque de professeurs), mais la critique de Parcoursup s’est rapidement imposée comme l’un des mots d’ordre centraux.
Les reproches adressés à la plateforme sont connus depuis plusieurs années : stress prolongé pendant la phase d’admission, manque de transparence sur les critères, sentiment que la sélection s’étend aux licences pourtant dites non sélectives. Le 14 octobre devant la commission de la culture du Sénat, Édouard Geffray défendait encore l’outil en rappelant que la sélection relève des formations et non de la plateforme elle-même, tout en reconnaissant que Parcoursup était devenu un totem politique.
Le débat agite le Parlement depuis plusieurs mois. Une proposition de loi relative à la suppression de Parcoursup et à la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur avait été enregistrée à l’Assemblée nationale dès le 17 février 2026. Elle proposait d’abroger le fondement juridique de la plateforme et de garantir l’accès au premier cycle à tout titulaire du baccalauréat.
Les premières réponses de l’exécutif, présentées début octobre, avaient porté sur les remplacements d’enseignants et le bâti scolaire. Elles n’avaient pas suffi à éteindre la contestation, comme le montrait l’allocution de Sébastien Lecornu du 8 octobre, qui renvoyait déjà les arbitrages sur Parcoursup à la fin du mois.
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Pour mesurer l’ampleur du chantier, il faut rappeler le poids de la plateforme dans le système éducatif. La campagne 2026 a battu tous les records de fréquentation, selon le bilan officiel du ministère.
| Indicateur Parcoursup 2026 | Valeur | Évolution vs 2025 |
|---|---|---|
| Candidats inscrits | 1 046 000 | +66 000 (+6,7 %) |
| Lycéens préparant le bac | 660 000 | +10 000 |
| Étudiants en réorientation | 206 000 | +23 000 |
| Formations proposées | Plus de 25 000 | Stable |
| Vœux et sous-vœux formulés | Plus de 14 millions | +9,2 % |
| Lycéens ayant reçu au moins une proposition | 91,4 % | +6 891 candidats |
| Candidats accompagnés par les CAES | 32 202 | Contre 22 235 en 2025 |
| Places vacantes en fin de procédure | Environ 73 000 | – |
Ces données éclairent les deux lectures qui s’affrontent depuis le début du mouvement. D’un côté, le taux de proposition reste élevé et seuls 60 bacheliers étaient encore accompagnés en fin de procédure, ce qui plaide pour l’efficacité de l’outil. De l’autre, le taux de proposition varie fortement selon la filière : 96,3 % pour les bacheliers généraux, 88,9 % pour les technologiques et 79,1 % pour les professionnels. La hausse de près de 45 % des saisines des commissions d’accès à l’enseignement supérieur (CAES) signale aussi un nombre croissant de candidats en difficulté pendant l’été.
La coexistence de 73 000 places vacantes et de dizaines de milliers de candidats en attente traduit enfin un problème d’appariement plus que de volume global : les places disponibles ne correspondent pas toujours aux filières et aux territoires demandés. C’est précisément ce que le futur dispositif devra résoudre pour faire mieux que Parcoursup.
La fin de Parcoursup s’inscrit dans un paquet plus large de cinq mesures, révélées par les influenceuses reçues à Matignon et en partie confirmées par l’exécutif à l’AFP.
15 000 places supplémentaires seront créées dans l’enseignement supérieur à la rentrée prochaine. Selon une source de l’exécutif, elles concerneront surtout les filières courtes, notamment le BTS et le bachelor universitaire de technologie, ainsi que les formations de santé. Le chiffre reste éloigné des 250 000 places réclamées par les organisations étudiantes, mais il cible les filières où la tension est la plus forte, en cohérence avec la montée en puissance du BTS dans les choix d’orientation.
Le plan prévoit aussi un plafond de 28 élèves par classe. Selon l’AFP, il s’appliquera dans la moitié des établissements les plus défavorisés, tandis que franceinfo évoque un plafonnement des classes de seconde. Le gouvernement renoncerait par ailleurs à plus de 800 suppressions de postes prévues dans le secondaire, selon Le Parisien.
Sur le volet financier, un plan de rénovation des lycées et des universités de 5 milliards d’euros au total est annoncé, ainsi que l’indexation des bourses étudiantes sur l’inflation. D’après une source de l’exécutif citée par l’AFP, cette indexation s’accompagnera d’une refonte du barème afin de réintégrer les étudiants devenus non-boursiers, pour un coût supérieur à une centaine de millions d’euros. Les conditions d’attribution de la bourse sur critères sociaux pourraient donc évoluer dès la prochaine campagne.
| Mesure annoncée | Détail connu | Échéance |
|---|---|---|
| Remplacement de Parcoursup | Réforme puis nouvel outil | 2027 puis 2028 |
| Places dans le supérieur | 15 000, filières courtes et santé | Rentrée 2027 |
| Plafond d’effectifs | 28 élèves par classe | Rentrée prochaine |
| Rénovation du bâti | 5 milliards d’euros, lycées et universités | Non précisé |
| Bourses étudiantes | Indexation sur l’inflation et refonte du barème | Non précisé |
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Plusieurs points détermineront la réussite du futur système. Le premier concerne la hiérarchisation des vœux. Parcoursup enregistre des vœux non hiérarchisés, ce qui oblige les candidats à accepter ou refuser les propositions au fil de l’eau et allonge la phase d’attente. APB fonctionnait au contraire avec des vœux classés, mais recourait au tirage au sort dans les filières en tension. Le choix entre ces deux logiques, ou une voie intermédiaire, conditionnera la durée et la lisibilité de la procédure.
Le deuxième enjeu porte sur la sélection dans les formations. La plateforme n’est qu’un outil d’appariement : les critères de classement relèvent des établissements, et les capacités d’accueil des moyens qui leur sont alloués. Remplacer l’interface sans toucher à ces paramètres pourrait produire des effets limités, ce que soulignent plusieurs parlementaires depuis le début du débat.
Le troisième point est juridique. La procédure nationale de préinscription est encadrée par l’article L. 612-3 du code de l’éducation, issu de la loi orientation et réussite des étudiants de 2018. Le futur dispositif pourrait nécessiter une modification législative selon son ampleur, ce qui placerait le Parlement au cœur du calendrier.
Enfin, l’articulation avec Mon Master, la plateforme nationale d’admission en master, reste à clarifier. Les organisations étudiantes réclament la fin de la sélection via les deux outils, sans réponse du gouvernement à ce stade.
Oui, selon les annonces du 26 octobre 2026. Le gouvernement prévoit de remplacer Parcoursup par un nouvel outil à l’horizon 2028, après une campagne 2027 de transition. Une source au sein de l’exécutif a confirmé cette mesure à l’AFP. Le détail du futur dispositif, y compris son nom, doit encore être précisé par les ministres Édouard Geffray et Philippe Baptiste.
Oui. Les lycéens de terminale de l’année 2026-2027 passeront par Parcoursup, dans une version réformée. Les formations devront notamment justifier leurs refus et présenter des critères de sélection plus lisibles. La phase principale d’admission s’achèvera le 10 juillet 2027 et la phase complémentaire le 9 septembre 2027.
Le remplacement est annoncé pour 2028. Les élèves actuellement en première, qui passeront le bac en 2028, devraient donc être les premiers à utiliser la nouvelle plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur. Le calendrier précis de cette campagne n’a pas encore été communiqué.
La décision répond à la mobilisation lycéenne lancée le 17 septembre 2026, dont la critique de Parcoursup était l’un des mots d’ordre. Stress prolongé, manque de transparence sur les critères de classement et sentiment d’une sélection généralisée figuraient parmi les principaux reproches. Le gouvernement excluait encore une suppression début octobre.
Selon le bilan officiel du ministère, la campagne 2026 a réuni 1 046 000 candidats, un record. Parmi eux figuraient 660 000 lycéens préparant le bac et 206 000 étudiants en réorientation. Plus de 25 000 formations étaient proposées et plus de 14 millions de vœux et sous-vœux ont été formulés.
APB (Admission post-bac) fonctionnait avec des vœux hiérarchisés et recourait au tirage au sort dans les filières en tension. Parcoursup, créé en 2018 par la loi orientation et réussite des étudiants, a supprimé le tirage au sort et introduit des vœux non classés, avec des propositions envoyées au fil de l’eau.
La fin de Parcoursup est désormais programmée : réformée pour la campagne 2027, la plateforme doit céder la place à un nouvel outil en 2028. Les lycéens de terminale conservent donc Parcoursup cette année, avec davantage de transparence sur les critères et l’obligation pour les formations de motiver leurs refus, tandis que la génération du bac 2028 inaugurera le futur dispositif.
Cette annonce s’accompagne de 15 000 places supplémentaires dans le supérieur, d’un plafond de 28 élèves par classe, d’un plan de rénovation de 5 milliards d’euros et de l’indexation des bourses sur l’inflation. Le véritable test viendra du contenu du nouveau système : hiérarchisation des vœux, critères de sélection et capacités d’accueil diront si le remplacement de Parcoursup change en profondeur l’accès à l’enseignement supérieur ou se limite à un changement d’interface.
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