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ESCE : une nouvelle étape pour son développement international

ESCE : une nouvelle étape pour son développement international

Dans un contexte où l’intelligence artificielle générative s’impose dans la traduction et la production de contenus, et où la carte mondiale de la mobilité étudiante se recompose, l’ESCE annonce une nouvelle phase de son développement international. L’école installée à Paris La Défense veut devenir l’école de commerce de référence du business international dans la capitale. Elle s’appuie pour cela sur un nouveau cursus bâti avec l’ECE, sur une ouverture accrue aux étudiants du monde entier et sur une évolution de son offre vers des formats lisibles à l’international.

 

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L’ESCE veut devenir l’école de référence du business international à Paris

La stratégie de l’ESCE part d’un constat sur les flux d’étudiants internationaux. Les États-Unis enregistrent un recul de 8 % à la rentrée 2026, le Canada une baisse de 27 % en deux ans, l’Australie un repli de 7,7 % sur un an. À l’inverse, la Chine progresse de 96 % depuis 2021 (380 000 étudiants internationaux), Dubaï de 29 % en un an, tandis que le Japon et la Corée du Sud sont en avance sur leurs objectifs 2027. En Europe, l’Allemagne accueille 420 000 étudiants internationaux (+4 % en un an), l’Espagne progresse de 77 % en dix ans, alors que les Pays-Bas connaissent leur première baisse et que le Royaume-Uni recule de 15 % en master.

La France compte pour sa part 443 500 étudiants étrangers, soit 3 % de plus en un an, et se place au huitième rang mondial des pays d’accueil. L’objectif national est fixé à 500 000 en 2027. Les écoles de commerce accueillent environ 66 000 étudiants internationaux, soit 15 % du total, un effectif en hausse de 70 % depuis 2018. Sur ce thème, le bilan des étudiants étrangers inscrits en France donne des repères sur l’évolution récente.

Selon Elisabetta Magnaghi, directrice générale de l’ESCE, trois ruptures se produisent en même temps : technologique avec l’IA générative, géopolitique avec la fin d’une mondialisation linéaire au profit d’un monde multipolaire, et générationnelle avec des étudiants en quête de sens et de parcours personnalisés. Elle estime que plus l’IA standardise les compétences, plus l’interculturalité devient une compétence rare. L’école adopte une stratégie par versions, réexaminée tous les 18 mois avec les étudiants, les entreprises partenaires et les diplômés, avec un premier bilan chiffré annoncé pour octobre 2027.

 

Cinq zones prioritaires et un campus multiculturel pour l’ESCE

L’ouverture de l’ESCE cible cinq zones : l’Europe, l’Inde, la Chine, l’Afrique anglophone et le Moyen-Orient. L’objectif est de diversifier les origines des étudiants et d’enrichir les échanges culturels au cœur de la formation. L’école s’appuie sur des fondations déjà installées :

Indicateur Valeur
Étudiants internationaux sur le campus 37 %, pour 84 nationalités
Professeurs de nationalité étrangère 80 %, pour 28 nationalités
Universités partenaires 137 dans 42 pays
Doubles diplômes 21
Langues enseignées en présentiel Jusqu’à 13, à raison de 3 heures par semaine et par langue
Alumni 16 000
Diplômés sur des missions internationales dès la sortie Près de 85 %
Diplômés en VIE (trois dernières promotions) 4 %

Les langues proposées incluent le chinois, le coréen, l’arabe et l’hébreu. Selon Elisabetta Magnaghi, ce choix s’explique par le fait qu’une négociation se mène avec une culture et pas seulement avec une langue. L’Institut Confucius, installé sur le campus en partenariat avec la Chine depuis 2024, propose des événements, des voyages culturels, une bibliothèque et des certifications. Un institut dédié à l’Inde est à l’étude.

L’accueil des étudiants internationaux comprend un accompagnement dans les démarches administratives, des visites et activités culturelles, des offres de stage adaptées et un soutien sur l’employabilité. Dès la première année, chaque étudiant travaille aussi en binôme avec un étudiant d’une autre culture sur un projet commun évalué. La direction des relations internationales et du développement est portée par Vijay Pereira, Associate Dean, docteur en management international des ressources humaines, qui compte plus de vingt ans d’expérience académique internationale en Europe, au Moyen-Orient et en Inde, et figure à la 5e place mondiale en comportement organisationnel et gestion des ressources humaines dans le classement ScholarlyIndex 2026 (période 2021-2025).

 

 

Le cursus Management international, Innovation & IA, fruit de l’alliance ESCE x ECE

Ouvert à la rentrée 2026 dès la première année du Programme Grande École, le cursus Management international, Innovation & IA associe l’expertise de l’ESCE en business international à celle de l’ECE, l’école d’ingénieurs du groupe OMNES Education. La première promotion compte 9 étudiants. Le parcours est bilingue, avec 50 % d’enseignements en français et 50 % en anglais, et combine management et apprentissages techniques : Python, machine learning et visualisation de données. Il offre une possibilité de double diplôme en cycle Master et s’appuie sur l’Intelligence Lab de l’ECE, qui place la pratique sur des projets concrets au cœur de l’apprentissage. Il s’inscrit dans les priorités IA et numérique du plan « Choose France for Higher Education » présenté en avril 2026.

Selon Elisabetta Magnaghi, le choix d’une destination d’études se joue désormais sur l’emploi plus que sur la langue d’enseignement, ce qui justifie une double compétence entre management international et IA. L’objectif du cursus est de former des managers capables de piloter la performance grâce à la data et de dialoguer avec les experts techniques.

 

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Deux parcours plus courts, destinés principalement à un public international, sont en construction pour 2027-2028 : un Bachelor hybride en 2+2, International Business & Data Management, co-porté par l’ESCE et l’ECE, doublement visé par la CEFDG et la CTI et conduisant à une licence, ainsi qu’un MSc Tech, Management & Innovation, co-porté lui aussi et co-labellisé par la CGE. La première rentrée est visée en 2028. L’école prévoit également des partenariats avec de grandes universités étrangères.

 

OMN’IA Campus et trois projets pour former des « Global Talents »

L’ESCE s’approprie progressivement OMN’IA Campus, un compagnon d’apprentissage et de vie étudiante développé au sein d’OMNES Education. La plateforme donne accès aux cours en ligne, à des fiches de synthèse et à des quiz, et permet de poser des questions à l’IA comme à l’enseignant. Elle offre un accès gratuit aux modèles Gemini et Claude dans un environnement encadré, et répond 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 aux questions sur les associations, les événements, les démarches et l’employabilité. Selon Thomas Zeroual, directeur de l’Innovation de l’ESCE, l’outil est privé, gratuit, sans limite d’utilisation, et relié aux cours déposés par les enseignants, ce qui cadre les révisions sur le contenu de l’école. L’objectif pédagogique est de former des étudiants capables de questionner l’outil, de repérer ses erreurs et de vérifier ses réponses.

Avec l’Intelligence Lab de l’ECE, l’ESCE prévoit de premiers pilotes au second semestre 2026-2027, associant étudiants en management et élèves-ingénieurs autour de trois projets :

  • « Mon agent » : concevoir au fil des études un agent d’IA appliqué au commerce international, puis le présenter devant un jury en explicitant ses limites et ses erreurs.
  • « Stage augmenté » : identifier pendant un stage un processus que l’IA peut améliorer, en démontrer l’application et produire une note d’impact validée par l’entreprise.
  • « Mentorat inversé » : former des diplômés et des dirigeants aux usages de l’IA, en recevant en retour un mentorat de carrière.

Ces projets visent le profil du « Global Talent » : polyglotte, ouvert sur le monde, à l’aise dans les environnements multiculturels, tech-augmenté, agile et acteur de son employabilité. L’école résume sa signature par la formule « Decode the World. Say HI to AI », où HI désigne l’intelligence humaine. Selon Elisabetta Magnaghi, l’IA doit amplifier l’étudiant sans le remplacer.

 

Programme Grande École maintenu et modèle 3+2 à l’ESCE

L’évolution de l’offre repose sur un constat de l’école : une désaffection pour les cursus conçus d’un seul tenant sur cinq ans, un souhait de s’engager par étapes avec un premier diplôme avant le choix d’une spécialisation, et un Bachelor et un Master qui font référence à l’international. L’ESCE maintient son Programme Grande École et son Grade de Master, tout en orientant sa stratégie vers un modèle 3+2, avec un premier cycle de trois ans suivi d’un cycle Master de deux ans. Le PGE s’enrichit dès cette année avec le cursus hybride ESCE x ECE. Pour approfondir les évolutions pédagogiques de l’école, les nouvelles orientations de l’ESCE offrent un éclairage complémentaire.

 

Ce qu’il faut retenir

L’ESCE vise le statut d’école de référence du business international à Paris, en ciblant cinq zones : Europe, Inde, Chine, Afrique anglophone et Moyen-Orient. Le cursus Management international, Innovation & IA, ouvert à la rentrée 2026 avec l’ECE, ouvre la voie à un Bachelor hybride 2+2 et à un MSc prévus pour 2027-2028. Avec OMN’IA Campus et trois projets (« Mon agent », « Stage augmenté », « Mentorat inversé »), l’école cherche à former des « Global Talents », tout en maintenant son Programme Grande École et en s’orientant vers le modèle 3+2.

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