« Et si j’entreprenais? » n°1 : Le choix fondamental de l’associé

 « Et si j’entreprenais? » n°1 : Le choix fondamental de l’associé

Dans ce premier numéro de la revue « Et si j’entreprenais? » tu découvriras en quoi le choix de l’associé est fondamental avec Guillaume BOISSEL, co-fondateur de KLOX.

Bonne lecture!

Sommaire

  1. Présentation de Guillaume BOISSEL
  2. Présentation de KLOX
  3. Interview : le choix fondamental de l’associé
  4. Le coup de pouce de l’entrepreneur

Zoom sur Guillaume BOISSEL - Co fondateur de KLOX

Le co-fondateur de KLOX.

Guillaume est un Nantais âgé de 31 ans. Issu d’une famille d’entrepreneurs de par son grand-père, il émet assez jeune le souhait d’entreprendre à son tour et de “changer les choses de l’intérieur”. C’est un ancien préparationnaire voie économique à Nantes, il a intégré Kedge Marseille. Au cours de sa classe prépa, il rencontre Corentin, son futur associé. Avec ce dernier, il exprime son désir de monter leur business. Selon lui, il n’aurait pas grand chose à perdre. Après être diplômé, il eût plusieurs expériences professionnelles en tant que salarié et ressentit une certaine frustration de ne pas être son propre patron, ce qui place son désir d’entreprendre à son apogée. C’est ainsi qu’il devient le cofondateur de KLOX, une start-up qui a vu le jour en mars 2017, spécialisée dans le marketing digital et la publicité. Initialement, elle comptait 3 cofondateurs et à ce jour, il n’en reste que deux : lui-même et Corentin. 

“J’ai décidé de saisir cette opportunité vu qu’elle se présentait, et que j’en rêvais aussi.”

Et KLOX, c'est quoi?

Très concrètement, KLOX se situe à mi-chemin entre une start-up et une agence. “Notre mission c’est de révolutionner le monde de la publicité et l’expérience du marketing de manière générale” déclare Guillaume. En outre, ils essaient à la fois de proposer des services et des produits de marketing digital qui sont hyper novateurs, hyper innovants et qui permettent de toucher n’importe qui, n’importe quand, n’importe où dans le monde. Les sujets adressés au lancement de KLOX étaient ciblés en fonction des réseaux de chaque associé. Parmi ceux-ci on retrouvait : le sport, la culture et la musique. 

Les outils proposés par KLOX sont développés par leurs propres développeurs ce qui permet à la fois de prendre commande de la campagne, de lancer sa propre campagne marketing en quelques clics sur n’importe quel type de leviers, que ça soit les réseaux sociaux, que ce soit de la pub sur des sites, des applications en display, en audio ou vidéo, vraiment partout dans le monde. 

Enfin, un dashboard permet d’étudier la performance en direct des campagnes marketing lancées. Via le media trading, le client peut rapidement cibler les axes d’amélioration et ainsi optimiser les campagnes sur les différents réseaux et les différents leviers. Littéralement, le client de la campagne possède grâce à KLOX une véritable autonomie par rapport aux relations traditionnelles entre agences et annonceurs.

Voir le site internet de KLOX: KLOX

Interview avec Guillaume BOISSEL : Le choix fondamental de l’associé

L’associé est une personne qui est unie à une ou plusieurs personnes par un intérêt commun. Dans le monde de l’entreprise, l’associé peut apporter un apport en numéraire c’est-à-dire qu’il apporte une certaine somme d’argent nécessaire à la création de l’entreprise. L’associé peut également apporter un apport industriel: toutes les compétences et connaissances dont il fait preuve sont mises à disposition de l’entreprise.
L’aventure entrepreneuriale de Guillaume BOISSEL pointe crucialement la question de l’associé. Si au début ils étaient au nombre de trois, la divergence en termes de vision sur le futur de l’entreprise a fait que l’un des associés a quitté l’aventure. Cet entrepreneur a accepté de répondre à nos questions au sujet du choix de l’associé.

 

Est-il nécessaire de s’associer ?

Selon Guillaume, il n’y a pas de règles, tout dépend du business que l’on veut faire, de la taille, des compétences qu’on a, des compétences dont on a besoin et très concrètement, de son mindset. La question est que si l’on se passe d’associé, est-ce qu’on se sent prêt à gérer une boîte tout seul ? Pour sa part, il ne se sentait clairement pas de se lancer tout seul par besoin de confronter son point de vue et émettait ainsi ce profond besoin d’échanger avec quelqu’un qui lui ressemble. A titre d’illustration, avec son associé actuel, Corentin, il échange énormément sur des sujets variés et leurs certains désaccords fait qu’ils prennent du recul pour trouver des solutions intéressantes qui sont nourries par leur créativité mise en commun. Guillaume ajoute à cela qu’il existe “une réactivité, une vitesse, une vélocité qui est sûrement plus forte lorsqu’on est plusieurs que lorsqu’on est tout seul” avant d’ajouter “que psychologiquement, humainement aussi, c’est très compliqué” d’agir seul dans un tel projet. Il s’explique en évoquant le besoin de communiquer en parallèle de l’intensité vécue par les entrepreneurs, partagée par le stress perçu mais également par la passion d’entreprendre.

 

Quels sont les avantages et les inconvénients d’avoir des associés ?

Il existe des avantages comme des inconvénients à avoir un ou plusieurs associés. Pour commencer, du côté des avantages, on retrouve le débat d’idées. Le fait d’avoir un associé est tout le contraire d’une perte de temps. Les associer, en partageant leurs idées, permet d’aboutir à des décisions de manière beaucoup plus rapide. A l’opposé, Guillaume avance que seul on peut douter. On se pose beaucoup plus de questions et c’est difficile de savoir où l’on se situe concrètement. De plus, un autre avantage avancé serait le fait d’avoir 2*50 heures dans la semaine au lieu d’avoir une seule fois. Ceci permet de se répartir les sujets et c’est quand même non négligeable. Ensuite, au niveau des inconvénients, on retrouve le risque du conflit. C’est pour cela qu’on conseille souvent de s’associer plutôt à 3 qu’à 2 parce que “la répartition 50-50 c’est le pire truc qui puisse exister”. Aussi, quand on est seul, il n’y a pas de problème d’égo parce qu’on est le seul CEO. Quand on est tout seul, on prend tout, alors que quand on est plusieurs, faut bien répartir les choses, il faut bien réfléchir à ces sujets-là parce que s’il y a 2 personnes qui ont beaucoup d’ego, ça peut être compliqué.

Comment résoudre des différends avec son ou ses associés?

Guillaume nous confie qu’il a eu plein de différents plus ou moins intenses globalement avec Corentin parce qu’ils ont une communication très intense. Néanmoins, il n’y a pas de secret. Une bonne communication permet de comprendre l’autre et le fond de sa pensée, ses arguments. Il s’agit finalement “que d’histoires de points de vue”. Toutefois, les conflits sont loin d’être mauvais bien au contraire. En effet, “ ce sont souvent simplement des manières de voir le monde qui peuvent être un peu différentes et du coup le fait d’être buté parfois peut justement [faire de] ne pas accepter l’autre, [ne] pas accepter son opinion”. Souvent le conflit peut provenir du stress quand la boîte ne va pas super bien, quand les entrepreneurs eux-même ne se sentent pas super bien, niveau santé etc. Globalement, l’environnement extérieur peut influer sur notre manière de réagir et peut déclencher des conflits. 

Au sein de KLOX, afin de gérer les différends, il a été mis en place une logique de Conseil de direction où les sujets débattus sont votés pour décider comment va advenir certaines choses. Le fait de disposer d’un certain cadre en matière de prise de décisions a permis aux associés de s’entendre et faire avancer convenablement la start-up.

“Grâce à la communication pour moi et à l’ouverture d’esprit et à une prise de recul et mettre un peu son ego de côté, je pense qu’on peut tout résoudre comme conflit et tout va bien se passer”.

Quels canaux privilégier dans la recherche d’associés ?

Beaucoup de canaux existent afin de permettre aux entrepreneurs de trouver des associés. Tout dépend de ce qu’on cherche. “ Globalement, le sujet numéro un c’est d’être hyper ouvert à toute opportunité, il faut les créer”. Il faut aller chercher les associés là où ils sont en rencontrant du monde dans des lieux ciblés. En ce qui concerne l’associé de Guillaume, Corentin, c’était un ami très proche. Leur envie de fonder un business était commune, ce fut donc une évidence pour eux de le créer à deux. De manière générale, il existe un écosystème de divers groupes facebook, nommé « French Start-up ». Sur ce groupe, on peut y trouver des personnes intéressées par nos projets. Le cofondateur de KLOX avance que l’erreur de beaucoup de personnes, et notamment en France, est de craindre qu’en parlant de son projet, on a le risque d’être copié. En matière de communication sur le projet, la tendance est donc à l’hésitation. Le dévoilement du projet est très souvent partiel. Or, selon lui, l’état d’esprit à adopter est totalement différent. C’est véritablement en communiquant sur son projet que l’on peut faire la rencontre de personnes qui émettent le souhait d’apporter leur valeur ajoutée et/ou qui avait un projet similaire mais abordé sous un angle différent. En outre, la plupart du temps, les gens ne s’associent pas forcément avec des gens qu’ils connaissent. Un conseil de Guillaume est de cesser de penser ainsi : parmi mon réseau, avec qui je pourrais m’associer?  parce que finalement, il y a plein d’autres gens qu’on ne connaît pas encore et qui pourraient potentiellement participer au projet en question.

 

Quelles sont les droits et les obligations juridiques d’un associé ?

L’association a un aspect mandataire, donc il y a une dimension pénale qui rentre en jeu. Du côté de ses droits, l’associé dispose d’un prime abord d’un droit à l’information (avoir une vue précise des comptes annuels par exemple ou encore tout ce qui concerne les assemblées générales). Ensuite, il dispose d’un droit de vote ce qui fait de lui un acteur actif dans la prise de décision en ce qui concerne la société. Pour le point culture, les décisions en matière de désignation des gérants supposent la majorité absolue tandis que pour les décisions extraordinaires, la majorité est celle des trois quarts des parts sociales. Enfin, l’associé a des droits financiers : il a accès aux dividendes, aux bonus de liquidation et enfin, aux réserves. La répartition des bénéfices doit être conforme à ce qui figure dans les statuts de la société. Ainsi, l’associé a en son pouvoir plusieurs droits reconnus légalement. Cependant, il a également des obligations. Parmi les principales, on retrouve : la libération d’apport. Cette dernière s’effectue en deux temps à savoir la promesse d’apport (1) puis la libération d’apport (2). Ensuite, il doit contribuer aux pertes c’est-à-dire que l’associé doit assumer les pertes de la société s’il y a lieu d’avoir des pertes lors d’une dissolution et d’une liquidation de la société. Il n’y a donc pas de garantie pour l’associé de récupérer son apport. Enfin, on retrouve l’obligation de l’associé à contribuer à la dette lorsqu’il s’agit d’une société à risque limitée (SARL). Plus précisément, lorsque la société n’est pas capable de régler sa dette, l’associé se doit de contribuer personnellement à la dette grâce à son propre patrimoine.

 

 

Quelles sont les principales attentes vis-à-vis des associés selon toi?

Guillaume BOISSEL nous dresse deux principales attentes. D’abord, la transparence. Il n’est pas appréciable en général, lorsque des associés ont une information importante, de ne pas assurer sa transmission directe. A titre personnel, cela donne une mauvaise image au client et l’empêche de mieux réagir, d’avancer, et de prendre de meilleures décisions. Ainsi, la communication est vraiment très importante entre associés. Enfin, il exige un niveau d’implication maximal et que tout soit cadré en amont.

“Grâce à la communication pour moi et à l'ouverture d'esprit et à une prise de recul et mettre un peu son ego de côté, je pense qu’on peut tout résoudre comme conflit et tout va bien se passer”.

Guillaume BOISSEL

Le coup de pouce de l’entrepreneur

 

Quelles sont les inspirations dans le milieu de l’entreprenariat de Guillaume BOISSEL?

Du côté des podcasts business :

  • Dans la tête d’un CEO

Un lundi sur deux, Yacine sqalli propose une interview avec un des meilleurs CEO de startups françaises qui va partager son expérience, sa vision du job de CEO, ses doutes et ses échecs et revenir sur des cas concrets auxquels il a été confronté ces dernières années avec sa startup, que ce soit en période de forte croissance ou dans des moments compliqués voire de crises.

Guillaume nous en cite quelques uns:

  • Charles Pépin

Il s’agit d’épisodes de 15 à 20 min sur un thème ciblé et ce qui est très intéressant. C’est une sorte de “philosophie pratique » : ce podcast aide à faire de la philosophie une force de vie quotidienne, propose des idées et des conseils pour vivre plus fort.

  • Croissance personnelle

Il y a aussi Croissance personnelle qui est aussi intéressant. L’auteur s’appelle Maxime Perrot. Si Guillaume devait le décrire, il dirait que “c’est le podcast de ceux qui ont décidé de penser autrement”. Chaque semaine, il partage avec ses auditeurs la mise en pratique du développement personnel, les facteurs de réussite, des outils et exercices pour devenir la meilleure version d’eux-mêmes.

  • Chloé Bloom

Il écoute aussi Chloé Bloom, qui est coach et entrepreneure. Son podcast s’appelle « une vie plus saine et sereine ». Sa mission est de guider ses auditeurs dans la transformation de leur monde intérieur afin de transformer leur vie. Chaque jour elle diffuse de l’inspiration, partage ses réflexions et phases d’introspection, afin d’aider ses auditeurs à reprendre le plein pouvoir sur leur vie, faire de la place pour plus d’amour et d’harmonie.

  • La Martingale

En outre, il évoque La martingale de Matthieu Stéfani, dans lequel on parle beaucoup de financement et de gestion de patrimoine Dans La Martingale, Matthieu Stefani reçoit des experts de la finance – chefs d’entreprise, investisseurs, consultants – qui partagent leur expérience et leurs conseils avisés en matière d’épargne, de patrimoine et de gestion des finances personnelles.

  • Richissime

Enfin, vu qu’il apprécié les sujets en rapport avec l’argent, il écoute aussi beaucoup le podcast de Delphine Pinon, intitulé Richissime.  Tous les 15 jours, elle dévoile avec ses invités, une facette de l’argent. Les invités parlent de budget, de leur rapport à l’argent mais aussi de placements financiers concernant leur épargne. Le podcast s’adresse à tous ceux qui veulent réfléchir à leur rapport à l’argent, à la consommation, reprendre le contrôle de leurs finances personnelles, investir et réaliser de nombreux projets.

L’entrepreneur qui t’inspire?

Guillaume Moubeche – Founder and CEO @lempire |

Une des figures qui inspire Guillaume est Guillaume Moubeche. Il a développé sa boîte sans levée de fonds quasiment.  

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