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Paris School of Business : Olivier Aptel revient sur la 17e place au Financial Times, le nouveau campus et l’interdisciplinarité

Paris School of Business : Olivier Aptel revient sur la 17e place au Financial Times, le nouveau campus et l’interdisciplinarité

Paris School of Business (PSB) enchaîne les bonnes nouvelles à l’approche de la rentrée. L’école vient de décrocher la 17e place mondiale du classement Financial Times Masters in Management 2026, la plus forte progression de tout le palmarès toutes nationalités confondues, tout en installant une stratégie construite autour de deux piliers assumés : l’ouverture internationale et l’interdisciplinarité, portée notamment par le nouveau campus Le Delta. Olivier Aptel, directeur général de PSB, revient pour Planète Grandes Écoles sur ce qui explique ce bond au classement, sur la manière dont le nouveau campus transforme le quotidien des étudiants et sur les ambitions de l’école à l’horizon 2030.

 

Un nouveau campus pensé pour l’interdisciplinarité

Depuis la rentrée 2025, PSB est installée sur le campus Le Delta, un bâtiment historique de plus de 16 000 m² situé dans le 5e arrondissement de Paris, ancien site de l’Institut agronomique. L’école y cohabite avec plusieurs autres établissements du groupe Galileo Global Education, dont des écoles d’art, de design et de théâtre comme le Cours Florent ou l’IESA. Selon Olivier Aptel, cette cohabitation n’est pas qu’une question d’adresse partagée : elle structure directement le projet pédagogique de l’école.

Le directeur général explique que le marché du travail ne recrute plus des profils spécialisés uniquement en management, finance ou marketing, mais des jeunes diplômés capables de porter une vision holistique de l’entreprise et de dialoguer avec l’ensemble de ses métiers, y compris les ingénieurs ou les architectes. C’est pour répondre à cet enjeu qu’à partir de cette année, 20 % des cours du cursus PSB portent sur des sujets extérieurs au management, afin d’acculturer les étudiants à d’autres disciplines. Deux exemples concrets illustrent cette bascule : un accord avec le Cours Florent permet de délivrer un master croisant théâtre, art oratoire et performance en entreprise autour du leadership, tandis qu’un partenariat avec l’IESA donne naissance à un master en art et culture. Des modules de type tech for management complètent ce socle, sans viser à former des ingénieurs mais à donner aux étudiants les bases nécessaires pour échanger avec eux.

 

Lire plus : Nouveau campus, hybridation, parcours européen : Paris School of Business présente sa stratégie 2028

Une stratégie assumée d’ouverture internationale

L’autre pilier de la stratégie de PSB est l’international. L’école revendique aujourd’hui 57 % d’étudiants internationaux et un corps professoral de 108 enseignants permanents, dont 65 % sont internationaux. Cette composition donne, selon Olivier Aptel, une couleur particulière au campus et aux programmes, notamment au master classé par le Financial Times, dont une large partie des diplômés retournent dans leur pays d’origine pour y occuper rapidement des postes à responsabilité.

Cette orientation s’inscrit dans le plan stratégique Destination 2030 de l’école, qui vise à faire passer les effectifs de 4 000 à 6 000 étudiants et à dépasser les 60 % d’internationaux d’ici 2030, tout en continuant à recruter des enseignants de haut niveau à l’international. Pour Olivier Aptel, cette dimension internationale pèse directement dans les critères que regardent les candidats étrangers avant de choisir une école : les accréditations, la place dans les classements internationaux, la géographie et l’expérience proposées, le programme, puis le prix.

 

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La 17e place au Financial Times, résultat d’une bascule stratégique

Publié le 7 septembre 2026, le classement Financial Times Masters in Management place Paris School of Business au 17e rang mondial, à égalité avec l’EDHEC, contre une 43e place l’an dernier lors de sa toute première entrée dans ce palmarès. Il s’agit de la progression la plus spectaculaire de tout le top 20 mondial, toutes nationalités confondues.

Rang 2026 École Rang 2025 Évolution
4 INSEAD 3 -1
5 HEC Paris 2 -3
6 ESCP Business School 7 +1
12 emlyon business school 12 =
13 ESSEC Business School 10 -3
13 SKEMA Business School 18 +5
17 Paris School of Business 43 +26
17 EDHEC Business School 14 -3
24 IÉSEG School of Management 26 +2

 

Selon Olivier Aptel, cette progression tient à trois facteurs : la qualité du programme, l’institution elle-même et le devenir professionnel des alumni, dont une partie des données de carrière et de salaire alimente directement le classement. Il souligne également que PSB a complété sa triple accréditation EQUIS, AMBA et AACSB, un cercle que ne rejoint qu’une faible part des écoles de commerce dans le monde.

Un point mérite d’être précisé : le programme évalué par le Financial Times n’est pas le Programme Grande École classique de PSB (Master in Management alias MiM), mais son MSc International Management. Olivier Aptel assume ce choix, qu’il présente comme la conséquence d’une évolution plus large du secteur : les écoles de commerce ne se résument plus à un programme unique, mais proposent aujourd’hui des parcours multiples du post-bac au doctorat, et il s’agissait ici de présenter au classement le programme jugé le plus représentatif. Il relativise par ailleurs la distinction entre écoles post-bac et post-prépa, PSB se retrouvant désormais devant des écoles installées comme IÉSEG, NEOMA, Audencia ou GEM : un signe, selon lui, que le Financial Times porte un regard moins franco-français que les classements nationaux.

 

Lire plus : Classement FT des Masters in Management en 2026

 

Employabilité : préparer des profils capables de dialoguer avec toute l’entreprise

Pour Olivier Aptel, la promesse d’employabilité de PSB ne se limite plus à la maîtrise d’une expertise fonctionnelle. Les entreprises attendent désormais des jeunes diplômés qu’ils sachent replacer leur métier dans une compréhension globale de l’organisation, ce qui suppose d’avoir été exposé, pendant les études, à d’autres langages professionnels que celui du management pur.

C’est le lien direct qu’il établit entre le campus Le Delta, l’ouverture des cours à d’autres disciplines et l’insertion professionnelle des diplômés : en croisant, par exemple, les compétences de leadership avec les techniques de jeu et de prise de parole du Cours Florent, ou en associant un socle de culture technologique aux enseignements de gestion, PSB cherche à produire des profils que le directeur général qualifie de capables de transformer la complexité en opportunité, en s’appuyant à la fois sur l’ouverture internationale de l’école et sur cette logique interdisciplinaire.

 

Questions fréquentes

Pourquoi Paris School of Business a-t-elle autant progressé au classement Financial Times 2026 ?

PSB gagne 26 places et passe de la 43e à la 17e position mondiale, une progression qu’Olivier Aptel attribue à la qualité du programme, à l’institution et au parcours professionnel des alumni, ainsi qu’à la consolidation de la triple accréditation EQUIS, AMBA et AACSB de l’école.

Quel programme de PSB est classé au Financial Times Masters in Management ?

Il s’agit du MSc International Management, et non du Programme Grande École classique. Olivier Aptel explique ce choix par la diversification des parcours proposés aujourd’hui par les écoles de commerce, du post-bac au doctorat.

Combien d’étudiants internationaux compte Paris School of Business ?

Selon Olivier Aptel, PSB compte 57 % d’étudiants internationaux et 65 % de professeurs permanents internationaux, avec un objectif de dépasser 60 % d’internationaux d’ici 2030 dans le cadre du plan Destination 2030.

Qu’est-ce que le campus Le Delta apporte aux étudiants de PSB ?

Installé depuis la rentrée 2025 dans le 5e arrondissement de Paris, le campus Le Delta réunit PSB et plusieurs écoles d’art, de design et de théâtre du groupe Galileo, ce qui permet des partenariats pédagogiques comme un master avec le Cours Florent ou avec l’IESA.

Comment PSB prépare-t-elle ses étudiants à l’interdisciplinarité ?

Depuis cette année, 20 % des cours du cursus portent sur des sujets extérieurs au management, avec des modules comme le tech for management et des masters croisés avec des écoles partenaires du campus Le Delta.

Quelles sont les ambitions de Paris School of Business à horizon 2030 ?

Le plan Destination 2030 vise à faire passer les effectifs de 4 000 à 6 000 étudiants, à dépasser 60 % d’internationaux et à continuer de recruter des enseignants de haut niveau à l’international.

 

Ce qu’il faut retenir

La 17e place obtenue par Paris School of Business au classement Financial Times Masters in Management 2026 n’est pas un accident isolé : elle vient valider une stratégie construite depuis plusieurs années autour de deux axes assumés par Olivier Aptel, l’international et l’interdisciplinarité, incarnée notamment par le nouveau campus Le Delta. Reste à transformer cet essai sur la durée : l’école se fixe désormais des objectifs précis à horizon 2030, entre croissance des effectifs, part d’internationaux et consolidation de sa place dans les classements de référence.

 

 

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