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Gratification de stage 2026 : montant, calcul et règles à connaître

Gratification de stage 2026 : montant, calcul et règles à connaître

 

Chaque printemps, des centaines de milliers d’étudiants partent en stage et se posent la même question : combien vais-je toucher ? La gratification de stage 2026 a été revalorisée au 1er janvier, dans le sillage de la hausse du plafond de la Sécurité sociale. Pour les stages de plus de deux mois, le minimum légal s’établit désormais à 4,50 euros par heure, contre 4,35 euros en 2025.

Derrière ce chiffre se cachent plusieurs règles que beaucoup d’étudiants découvrent au moment de signer leur convention : à partir de quand la gratification devient obligatoire, comment elle se calcule réellement sur un mois, ou encore si elle est imposable. Ce guide fait le point sur l’ensemble des règles applicables en 2026, du montant minimum aux exonérations fiscales, pour que vous sachiez exactement à quoi vous attendre.

Qu’est-ce que la gratification de stage ?

La gratification de stage est la somme versée par un organisme d’accueil à un stagiaire en contrepartie de sa présence. Il est essentiel de comprendre qu’il ne s’agit pas d’un salaire : un stage n’est pas un contrat de travail, et la gratification n’ouvre donc pas les mêmes droits qu’une rémunération classique. Cette distinction a des conséquences directes, notamment sur les cotisations sociales et la fiscalité, dont nous parlons plus loin.

La gratification est encadrée par le Code de l’éducation. Elle obéit à un principe simple : en dessous d’une certaine durée de stage, elle reste facultative ; au-delà, elle devient obligatoire, avec un montant plancher fixé par la loi. Une convention de stage, signée entre l’étudiant, l’établissement de formation et l’entreprise, doit obligatoirement préciser le montant retenu.

Cette logique distingue le stage d’autres formes d’expérience professionnelle comme l’alternance, qui relève, elle, d’un contrat de travail à part entière avec un salaire indexé sur le SMIC et l’âge de l’apprenti. Les étudiants qui hésitent entre les deux formules ont intérêt à comparer précisément les salaires en alternance avant de trancher, car l’écart de rémunération est souvent important.

 

Quel est le montant de la gratification de stage en 2026 ?

Le montant minimal de la gratification de stage en 2026 est fixé à 4,50 euros par heure de stage effectuée. Ce taux n’est pas arbitraire : il correspond à 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale, lequel a été relevé à 30 euros au 1er janvier 2026 (30 x 0,15 = 4,50). C’est l’arrêté fixant le plafond de la Sécurité sociale pour 2026 qui déclenche, chaque année, cette mise à jour automatique.

La revalorisation de 2026 reste mesurée. Le montant horaire passe de 4,35 euros à 4,50 euros, soit une hausse de 15 centimes par heure. Sur un stage à temps plein, l’effet cumulé n’est pas négligeable : pour un mois standard, la différence se chiffre en dizaines d’euros.

Année Plafond horaire Sécurité sociale Gratification minimale (15 %)
2024 29 euros 4,35 euros / heure
2025 29 euros 4,35 euros / heure
2026 30 euros 4,50 euros / heure

Ce montant est un minimum légal. Rien n’interdit à une entreprise de verser davantage, et c’est fréquent dans certains secteurs. Une convention de branche ou un accord professionnel étendu peut d’ailleurs imposer un taux supérieur. Seul le secteur public fait exception : les administrations et établissements publics ne peuvent pas dépasser le montant minimum légal, sous peine de voir la convention de stage requalifiée en contrat de travail.

 

À partir de quand la gratification de stage est-elle obligatoire ?

C’est la question la plus fréquente, et la réponse repose sur un seuil précis. La gratification devient obligatoire dès que la durée du stage dépasse deux mois, que ces deux mois soient consécutifs ou non au cours de la même année scolaire ou universitaire. En dessous de ce seuil, elle reste facultative : l’entreprise peut verser une gratification, mais n’y est pas tenue.

Reste à savoir ce que recouvre exactement « deux mois » au sens de la loi. Le calcul ne se fait pas en semaines calendaires mais en heures de présence effective. La règle est la suivante : chaque période d’au moins 7 heures de présence compte pour un jour, et chaque période d’au moins 22 jours de présence compte pour un mois. Deux mois correspondent donc à 44 jours, soit 308 heures de présence effective. Concrètement, la gratification devient obligatoire à partir de la 309e heure de stage.

Ce mode de calcul a une implication pratique importante : un stage de plus de deux mois calendaires mais réalisé à temps très partiel pourrait, en théorie, ne pas franchir le seuil des 308 heures. À l’inverse, un stage intensif atteint le seuil plus vite. Pour vérifier l’ensemble des règles encadrant un stage, au-delà de la seule gratification, il est utile de connaître les différentes modalités d’un stage prévues par la convention.

 

Lire plus: Les modalités d’un stage

Comment calculer sa gratification de stage ? Un exemple concret

Le calcul de la gratification suit une formule simple : nombre d’heures effectuées x 15 % du plafond horaire, soit le nombre d’heures multiplié par 4,50 euros en 2026. L’employeur peut verser la somme mensuellement, en fonction des heures réellement effectuées chaque mois, ou la lisser.

Prenons l’exemple d’un stage de quatre mois à 35 heures par semaine. Selon le mode de calcul retenu par l’URSSAF, un stagiaire effectuant 588 heures sur la période percevrait une gratification minimale de 588 x 30 x 15 % = 2 646 euros sur l’ensemble du stage. Sur une base mensuelle, un mois à temps plein d’environ 154 heures correspond à une gratification proche de 693 euros.

Il faut garder en tête que ces montants représentent le plancher légal. Dans les secteurs où les stages sont très recherchés, comme la finance, le conseil ou la tech, les gratifications dépassent souvent largement ce minimum. Les écarts entre secteurs sont par ailleurs documentés : les niveaux de rémunération d’un stage à l’étranger peuvent différer sensiblement de ceux pratiqués en France, en fonction du pays d’accueil et du coût de la vie local.

Un point d’attention enfin : si le plafond de la Sécurité sociale est révisé en cours de stage, par exemple pour un stage à cheval sur le 31 décembre et le 1er janvier, la convention doit prévoir explicitement la revalorisation de la gratification à compter du changement.

 

La gratification de stage est-elle imposable ?

Sur le plan fiscal, la règle est plutôt favorable aux étudiants. Les gratifications de stage sont exonérées d’impôt sur le revenu dans la limite du montant annuel du SMIC. Autrement dit, tant que la gratification perçue sur l’année ne dépasse pas ce plafond, elle n’a pas à être déclarée. Seule la fraction qui excéderait ce seuil serait imposable. En pratique, la grande majorité des stages restent donc non imposables.

Côté cotisations sociales, le mécanisme est différent mais tout aussi avantageux. Tant que la gratification ne dépasse pas le minimum légal de 4,50 euros par heure, elle est exonérée de cotisations et contributions sociales : c’est ce que l’on appelle la franchise de cotisations. Si l’entreprise verse une gratification supérieure à ce seuil, seule la part excédentaire est soumise à cotisations. Une exception subsiste toutefois : la cotisation accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) reste due.

Cette double exonération, fiscale et sociale, explique pourquoi la gratification de stage demeure plus intéressante, à montant brut égal, qu’un salaire classique. C’est aussi pour cette raison qu’elle se distingue d’autres dispositifs de soutien financier comme la prime d’activité, dont les règles d’éligibilité et de cumul obéissent à une autre logique.

 

Peut-on toucher plus que le minimum légal durant un stage ?

Oui, et c’est même courant. Le montant de 4,50 euros par heure est un plancher, pas un plafond. Trois leviers peuvent conduire à une gratification plus élevée. D’abord, la décision propre de l’entreprise, qui peut choisir de mieux rémunérer ses stagiaires pour attirer les meilleurs profils. Ensuite, les conventions de branche ou accords professionnels étendus, qui peuvent fixer un taux minimal supérieur au taux légal dans certains secteurs. Enfin, la négociation individuelle, plus rare en stage mais possible pour des profils recherchés.

Dans certaines branches, les grilles prévoient des taux progressifs selon le niveau d’études. À titre d’illustration, dans l’industrie pharmaceutique, la gratification peut être fixée à 15 % du plafond horaire pour les formations jusqu’à bac+2, mais grimper à 20 % pour les niveaux licence ou master 1, et 25 % pour les niveaux master 2 et au-delà. Pour les étudiants en école de commerce ou en école d’ingénieurs, qui visent souvent des stages de fin d’études en finance ou en conseil, ces niveaux peuvent être nettement dépassés. Le secteur public, lui, reste contraint au seul minimum légal.

Questions fréquentes sur la gratification de stage 2026

Quel est le montant de la gratification de stage en 2026 ? En 2026, la gratification minimale de stage est de 4,50 euros par heure de stage effectuée. Ce montant correspond à 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale, fixé à 30 euros au 1er janvier 2026. Il s’agit d’un minimum légal que l’entreprise peut dépasser, mais que le secteur public ne peut pas excéder.

À partir de combien de temps un stage doit-il être rémunéré ? La gratification devient obligatoire dès que la durée du stage dépasse deux mois, consécutifs ou non sur la même année scolaire ou universitaire. Deux mois correspondent à 308 heures de présence effective, calculées sur la base de 7 heures par jour et 22 jours par mois. La gratification est donc due à partir de la 309e heure de stage.

Comment calculer le montant de sa gratification de stage ? La gratification se calcule en multipliant le nombre d’heures effectuées par le montant horaire de 4,50 euros. Par exemple, un stage de 588 heures donne une gratification minimale de 588 x 30 x 15 %, soit 2 646 euros. L’employeur peut verser la somme mensuellement selon les heures réellement réalisées, ou la lisser sur la durée du stage.

La gratification de stage est-elle imposable ? Les gratifications de stage sont exonérées d’impôt sur le revenu dans la limite du montant annuel du SMIC. Tant que ce plafond n’est pas dépassé sur l’année, la gratification n’a pas à être déclarée. Seule la part qui excède ce montant devient imposable, ce qui reste rare pour la plupart des stages étudiants.

Un stage de moins de deux mois donne-t-il droit à une gratification ? Non, pas de manière obligatoire. En dessous du seuil de deux mois, soit 308 heures de présence effective, la gratification est facultative. L’entreprise peut décider d’en verser une à titre volontaire, mais aucune règle ne l’y contraint. Le montant éventuel doit alors être précisé dans la convention de stage.

La gratification est-elle soumise à cotisations sociales ? Tant qu’elle ne dépasse pas le minimum légal de 4,50 euros par heure, la gratification est exonérée de cotisations et contributions sociales, dans le cadre de la franchise de cotisations. Si l’entreprise verse davantage, seule la part excédentaire est soumise à cotisations. La cotisation accidents du travail et maladies professionnelles reste cependant due dans tous les cas.

Ce qu’il faut retenir

La gratification de stage 2026 s’élève au minimum à 4,50 euros par heure, un montant revalorisé au 1er janvier en lien avec la hausse du plafond de la Sécurité sociale. Cette gratification n’est obligatoire qu’à partir de deux mois de stage, soit 308 heures de présence effective, et le versement débute à la 309e heure. Le calcul est simple, sur la base du nombre d’heures réellement effectuées, et l’exemple d’un stage de 588 heures aboutit à une gratification minimale de 2 646 euros.

Sur le plan fiscal et social, le régime reste avantageux : exonération d’impôt dans la limite du SMIC annuel et franchise de cotisations sous le seuil légal. Enfin, ce minimum peut être largement dépassé, en particulier dans les secteurs porteurs comme la finance, le conseil ou la tech, où les stages de fin d’études figurent parmi les mieux rémunérés. Avant de signer, mieux vaut donc vérifier le montant inscrit dans la convention et, si possible, le comparer aux pratiques du secteur visé.