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Big Four : Deloitte, PwC, EY ou KPMG – lequel choisir ?

Big Four : Deloitte, PwC, EY ou KPMG – lequel choisir ?

Deloitte, PwC, EY, KPMG. Ces quatre noms reviennent systématiquement dans les conversations des étudiants en finance, audit et conseil. Ensemble, ils forment ce qu’on appelle les Big Four – les quatre plus grands cabinets d’audit et de conseil au monde, présents dans plus de 150 pays et employant chacun plusieurs centaines de milliers de personnes. En France, ils sont parmi les recruteurs les plus actifs des grandes écoles et des universités. Mais derrière leur apparente homogénéité se cachent des cultures, des spécialisations et des dynamiques internes réellement différentes. Comprendre ces différences avant de postuler, c’est à la fois mieux cibler sa candidature et mieux répondre à la question inévitable : pourquoi vous plutôt qu’un autre ?

 

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Ce que font réellement les Big Four

Avant de comparer les cabinets entre eux, il faut clarifier ce que recouvre le terme « Big Four » – car beaucoup d’étudiants assimilent ces structures à de simples cabinets d’audit, alors qu’elles sont devenues des groupes de services professionnels aux activités très larges.

L’audit légal reste l’activité historique et la plus connue : les Big Four certifient les comptes des grandes entreprises cotées et des groupes de taille significative. C’est une activité réglementée, stable, qui forme rigoureusement aux fondamentaux comptables et financiers.

Mais chaque cabinet a développé des activités de conseil qui représentent aujourd’hui une part croissante de leur chiffre d’affaires : conseil en stratégie, conseil en transactions (Transaction Services, due diligences), conseil en transformation digitale, conseil en management des risques, conseil en ressources humaines. Ces activités de conseil sont souvent plus rémunératrices et plus dynamiques que l’audit légal – et elles sont de plus en plus au cœur de la proposition de valeur des Big Four aux grandes écoles.

Il faut donc distinguer, au moment de postuler, le département visé autant que le cabinet : postuler en Transaction Services chez Deloitte et postuler en audit légal chez Deloitte sont deux expériences professionnelles très différentes, même si l’employeur est le même.

 

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Deloitte : le plus grand, le plus diversifié

Deloitte est le premier cabinet mondial en termes de chiffre d’affaires et d’effectifs. En France, il est également le plus important des Big Four et l’un des recruteurs les plus actifs des grandes écoles.

Sa force est sa diversité d’activités : l’offre de services de Deloitte couvre l’audit, le conseil en stratégie (Monitor Deloitte), le conseil en transactions (Deloitte Financial Advisory), la transformation digitale, le conseil en risques et le conseil juridique et fiscal. Cette largeur d’offre en fait une destination attractive pour des profils variés qui veulent trouver leur voie dans un environnement structuré.

La culture Deloitte est souvent décrite comme plus ouverte et plus entrepreneuriale que celle de ses concurrents – ce qui se traduit par une mobilité interne facilitée entre les différentes activités, une culture du projet transversal et une attention particulière portée au développement personnel des collaborateurs. Les anciens Deloitte soulignent généralement la qualité de la formation initiale et la richesse des expériences sectorielles.

Sur le plan du recrutement, Deloitte attire un très grand nombre de candidatures, ce qui en fait paradoxalement l’un des cabinets les plus accessibles du groupe en termes de volume de recrutement – mais aussi l’un des plus sélectifs en valeur absolue.

 

PwC : la référence sur les grandes transactions

PwC (PricewaterhouseCoopers) est le deuxième cabinet mondial et se distingue par une forte culture de l’excellence technique et une réputation particulièrement solide sur les grandes missions d’audit de groupes du CAC 40 et du SBF 120. En France, PwC est souvent perçu comme le cabinet le plus « corporate » des Big Four – celui qui entretient les relations les plus suivies avec les directions financières des grands groupes français.

Sa division Deals – qui regroupe le Transaction Services, le restructuring et le corporate finance – est l’une des plus reconnues du marché français sur les opérations complexes. Pour un étudiant qui vise les transactions, PwC Deals est une référence comparable aux meilleures boutiques indépendantes sur certains segments.

La culture PwC est décrite comme rigoureuse et exigeante, avec une hiérarchie bien marquée et une forte valorisation de la qualité du travail produit. Les process internes sont très structurés – ce qui peut être rassurant pour des profils qui apprécient un cadre clair, et plus contraignant pour des profils qui cherchent de l’autonomie dès les premières années.

 

EY : le cabinet le plus orienté conseil et transactions

EY (Ernst & Young) a fait ces dernières années un pivot stratégique très marqué vers le conseil et les transactions, au détriment relatif de l’audit légal qui reste une activité importante mais moins centrale dans son positionnement. Ce choix stratégique s’est traduit par des investissements massifs dans les activités de conseil en stratégie (EY-Parthenon), de Transaction Advisory Services et de transformation digitale.

EY-Parthenon est aujourd’hui l’une des pratiques de conseil en stratégie les plus reconnues du marché – elle se positionne directement en concurrence avec les cabinets de conseil en stratégie indépendants comme Oliver Wyman ou Roland Berger, et recrute des profils similaires à ceux du MBB sur certains postes.

La culture EY est souvent décrite comme la plus dynamique et la plus internationale des Big Four. Le cabinet valorise les profils qui ont une appétence pour le changement, une capacité à travailler dans des environnements ambigus et une ouverture aux missions à l’international. Pour un étudiant qui hésite entre conseil en stratégie et Big Four, EY-Parthenon est souvent la passerelle la plus directe.

 

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KPMG : la culture la plus accessible et la plus humaine

KPMG est le quatrième des Big Four en termes de taille mondiale, mais il occupe une place bien établie sur le marché français – en particulier sur les segments mid-market et sur les missions d’audit et de conseil auprès des entreprises familiales, des ETI et des acteurs du secteur public.

Sa culture est régulièrement décrite par ses anciens comme la plus humaine et la plus accessible des Big Four. Les équipes sont plus petites, les relations hiérarchiques moins formelles et la proximité entre les grades plus réelle. Pour un étudiant qui redoute l’atmosphère très corporate des grands cabinets, KPMG offre souvent un environnement plus chaleureux sans sacrifier la qualité des missions.

KPMG Deal Advisory – son activité Transaction Services et restructuring – est très active sur le segment mid-cap, ce qui offre une exposition à des missions variées et souvent plus de responsabilités en début de carrière que dans les structures qui se concentrent sur le Large Cap.

 

Salaires dans les Big Four : ce qu’il faut savoir

Les grilles salariales des Big Four sont proches d’un cabinet à l’autre, avec des variations limitées. Ce qui différencie réellement les packages, c’est la division dans laquelle on travaille – l’audit légal est systématiquement moins rémunérateur que le conseil en transactions ou le conseil en stratégie, quel que soit le cabinet.

Les ordres de grandeur pour un premier poste en CDI à Paris, selon les données disponibles sur Slingshot :

  • Audit légal – junior : entre 38 000 et 48 000 € par an
  • Transaction Services / Deals – junior : entre 42 000 et 55 000 € par an
  • Conseil en stratégie (EY-Parthenon, Monitor Deloitte) – junior : entre 55 000 et 75 000 € par an

Ces écarts entre activités sont souvent sous-estimés par les étudiants qui raisonnent uniquement par cabinet. Un analyste en Transaction Services chez KPMG sera mieux rémunéré qu’un auditeur légal chez Deloitte – et pas l’inverse.

 

Les débouchés après un Big Four

Les Big Four sont reconnus comme d’excellentes écoles de formation et leurs anciens se retrouvent dans des trajectoires très variées.

L’audit légal ouvre naturellement vers des postes de directeur financier, contrôleur de gestion ou responsable comptable dans des groupes industriels ou des ETI. C’est une trajectoire solide mais moins prisée par les profils grandes écoles qui visent la finance de marché ou le conseil.

Le Transaction Services est, comme évoqué précédemment, un tremplin reconnu vers le Private Equity – en particulier pour des profils qui n’ont pas réussi à entrer directement en banque d’affaires.

Le conseil en stratégie au sein des Big Four ouvre les mêmes portes que les cabinets indépendants : direction de la stratégie en grand groupe, fonds d’investissement, entrepreneuriat.

 

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Big Four : comment choisir ?

Il n’y a pas de réponse universelle, mais quelques repères permettent de clarifier le choix.

Si vous visez les grandes transactions et les opérations Large Cap, PwC Deals ou Deloitte Financial Advisory sont les références les plus reconnues. Si vous êtes attiré par le conseil en stratégie dans un cadre Big Four, EY-Parthenon est la destination la plus cohérente. Si vous cherchez un environnement mid-market avec plus de responsabilités rapides et une culture plus accessible, KPMG Deal Advisory est souvent sous-estimé.

Dans tous les cas, le choix du département importe plus que le choix du cabinet. Un recruteur de Private Equity regardera d’abord votre expérience en Transaction Services – peu importe si c’est chez Deloitte ou chez EY. Ce qui compte, c’est la qualité des missions réalisées et la progression démontrée.

 

Ce qu’il faut retenir

Deloitte, PwC, EY et KPMG sont quatre structures comparables en prestige et en rigueur, mais distinctes dans leur culture, leurs spécialisations et leurs positionnements stratégiques. Deloitte mise sur la diversité et l’entrepreneuriat interne. PwC s’impose sur les grandes transactions et la rigueur technique. EY a fait le pari du conseil en stratégie avec EY-Parthenon. KPMG offre une culture plus accessible et une forte présence sur le mid-market. Avant de choisir, il faut identifier le département visé – car c’est lui, bien plus que le nom du cabinet, qui déterminera la nature de l’expérience et la valeur des débouchés.

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