Interview d’Olivier Moronval, plombier rémois à succès
De ses premières expériences aux côtés de son frère plombier à la création de sa propre entreprise, Olivier Moronval a construit son parcours étape par étape.
Plombier installé à Reims depuis près de 35 ans, il exerce aujourd’hui à son compte et s’appuie notamment sur le bouche-à-oreille, la fidélité et la confiance de ses clients pour développer son activité.
Dans cette interview, il revient sur :
- sa formation,
- ses années d’expérience,
- les difficultés rencontrées au lancement de Plomberie Moronval,
et partage ses conseils avec ceux qui souhaitent, eux aussi, créer leur entreprise de plomberie.
Peux-tu te présenter rapidement et nous raconter ton parcours avant de devenir plombier ?
Je m’appelle Olivier Moronval, je suis plombier à Reims et j’ai 55 ans. Je suis né aux Antilles et je vis à Reims depuis bientôt 35 ans.
La plomberie, j’ai commencé à m’y intéresser assez jeune grâce à mon grand frère, qui était lui-même plombier. Je le regardais souvent travailler et j’aimais bien voir ce qu’il faisait. C’est un métier manuel qui m’a tout de suite plu.
J’ai donc décidé de me former à mon tour pour en faire mon métier.
Quelles études ou formations as-tu suivies pour devenir plombier ?
Après ma formation en plomberie, j’ai surtout appris le métier grâce à l’expérience sur le terrain. J’ai travaillé pendant plus de dix ans dans une entreprise de plomberie, ce qui m’a permis de toucher à beaucoup de situations différentes : réparations et recherches de fuites d’eau, débouchage de canalisations, dépannages en urgence, etc.
Il y a environ 14 ans, j’ai ensuite rejoint une mairie comme agent technique pendant quatre ans. Mon travail était assez polyvalent : je faisais différentes interventions dans les bâtiments de la commune, dont bien sûr pas mal de plomberie.
Combien d’années as-tu travaillé dans le métier avant de créer ta propre société ?
J’avais déjà pas mal d’années d’expérience derrière moi lorsque j’ai décidé de me mettre à mon compte. Entre mon passage en entreprise et mon travail à la mairie, j’avais eu le temps d’apprendre le métier et de gagner en autonomie.
J’ai finalement créé ma société de plomberie il y a maintenant près de 12 ans.
À quel moment as-tu décidé de te lancer à ton compte, et qu’est-ce qui a déclenché cette décision ?
J’ai toujours aimé la plomberie, mais j’ai aussi toujours eu envie d’être indépendant. Ce qui me plaît dans ce métier, c’est de ne pas rester toute la journée au même endroit.
On bouge, on rencontre des gens, on intervient chez différents clients et surtout on leur rend service lorsqu’ils ont un problème. Travailler à mon compte me permettait donc d’avoir cette liberté tout en continuant à faire un métier que j’aime.
Quelles ont été les principales difficultés que tu as rencontrées au lancement ?
La principale difficulté au début, c’est tout simplement de trouver des clients. Quand personne ne vous connaît, ce n’est pas évident.
Dans ce métier, les gens aiment souvent faire appel à un petit artisan du coin qu’ils connaissent ou qu’on leur a recommandé. Il faut donc réussir à se faire une place petit à petit.
De mon côté, ça a beaucoup commencé grâce au bouche-à-oreille. Un client satisfait parlait de moi à quelqu’un d’autre, puis à une autre personne.
Aujourd’hui encore, une grande partie de ma clientèle vient de recommandations et j’ai aussi beaucoup de clients qui me rappellent lorsqu’ils ont besoin d’une nouvelle intervention.
Quel conseil donnerais-tu à un jeune plombier qui hésite à se lancer à son compte ?
Je lui dirais surtout de ne pas avoir peur de se lancer.
Les débuts peuvent être difficiles et il ne faut pas s’attendre à avoir un planning rempli immédiatement. Il faut continuer, ne pas lâcher et surtout faire du bon travail. Quand les clients sont satisfaits, ils parlent de vous autour d’eux et c’est comme ça que l’activité se développe.