L'Agence Média Grandes Écoles & Entreprises
Devenez attractif auprès des meilleurs
 Roland-Garros 2026 : qui peut encore gagner sans Sinner ni Alcaraz ?

Roland-Garros 2026 : qui peut encore gagner sans Sinner ni Alcaraz ?

L’édition 2026 de Roland-Garros vit l’une des plus grandes bascules de son histoire récente. En quelques semaines, le tournoi a perdu ses deux favoris absolus : Carlos Alcaraz, tenant du titre, forfait avant le début du tournoi, puis Jannik Sinner, numéro 1 mondial, éliminé au 3ᵉ tour ce jeudi 29 mai par l’Argentin Juan Manuel Cerundolo. Pour la première fois depuis 2023, la Coupe des Mousquetaires sera soulevée par un autre joueur que l’Espagnol ou l’Italien, qui s’étaient partagé les neuf derniers Grands Chelems.

Alors qui peut désormais l’emporter porte d’Auteuil ? Tour d’horizon des nouveaux favoris d’un tableau devenu totalement imprévisible.

 

Sinner, le crash inattendu du numéro 1 mondial

L’élimination de Jannik Sinner restera comme le moment charnière de cette première semaine. L’Italien, fort de 30 victoires consécutives sur le circuit, abordait Roland-Garros en favori incontesté après l’absence d’Alcaraz. Au 3ᵉ tour face à Juan Manuel Cerundolo (124ᵉ mondial), tout semblait sous contrôle : Sinner menait 5-1 dans le troisième set et servait pour le match.

Ce moment n’est jamais venu. Englué par la chaleur écrasante qui frappe Paris depuis une semaine, victime de crampes liées à la déshydratation et possiblement gêné par la hanche, le n°1 mondial s’est effondré : 5 jeux perdus d’affilée, puis 2 jeux seulement gagnés dans les deux derniers sets. La défaite a provoqué une vague d’incompréhension en Italie, où plusieurs voix ont reproché à l’organisation d’avoir programmé le match à 12 heures, en plein soleil. Le débat sur les conditions de jeu en cas de canicule promet d’agiter le reste du tournoi.

Cette élimination intervient après le forfait précoce de Carlos Alcaraz, tenant du titre absent avant même le début du tournoi, qui prive Roland-Garros de la moitié de son duo dominant. Le tableau se retrouve sans patron désigné — une configuration que le tournoi n’avait plus connue depuis longtemps.

 

Alexander Zverev, le nouveau favori désigné

Avec l’élimination de Sinner et l’absence d’Alcaraz, Alexander Zverev s’impose mécaniquement comme le principal favori au titre. L’Allemand, ancien finaliste de Roland-Garros en 2024, possède un palmarès en Grand Chelem encore vierge mais une régularité sur terre battue qui le place une marche au-dessus de la concurrence restante.

Son consultant Eurosport Boris Becker, lui-même triple vainqueur en Grand Chelem, n’a pas hésité à appuyer ce statut : pour lui, « c’est le favori clair pour le titre », devant Quentin Halys, Karen Khachanov ou Felix Auger-Aliassime. Sur le papier, difficile de le contredire : Zverev est nettement plus expérimenté sur la terre que la plupart de ses adversaires potentiels d’ici la finale.

Reste un facteur que personne ne peut ignorer : la pression. Le joueur français Alexandre Muller, interrogé sur la nouvelle hiérarchie, l’a très bien résumé : « Devenir le favori, ce n’est pas simple à gérer. Ça fait des années qu’il est à la recherche de son premier Grand Chelem. Quand il voit Sinner dehors, ça vient dans sa tête qu’il y a une occasion à prendre. » Zverev a déjà perdu trois finales de Grand Chelem dans sa carrière. À 29 ans, son moment est-il enfin venu ?

Novak Djokovic, le rêve d’un 25ᵉ Grand Chelem

L’autre favori désigné est, à 39 ans, l’éternel Novak Djokovic. Le Serbe voit dans ce tableau ouvert l’opportunité historique de décrocher un 25ᵉ titre du Grand Chelem, qui ferait définitivement de lui le joueur le plus titré de l’histoire en simple, devant Margaret Court côté féminin également à 24.

Sa saison sur terre battue a été marquée par des hauts et des bas, mais Djokovic reste Djokovic : son expérience à Roland-Garros (3 titres en 2016, 2021 et 2023), sa capacité à gérer les matchs en cinq sets et sa lecture tactique en font un client redoutable dans un tableau où plus personne ne semble intouchable. Le public de la Philippe-Chatrier, qui en a fait son favori depuis l’élimination de Sinner, pourrait également peser dans les moments clés.

Le risque pour le Serbe est mécanique : à 39 ans, l’enchaînement physique des matchs sur terre battue, surface la plus exigeante du circuit, devient une équation de plus en plus difficile à résoudre — surtout dans la canicule actuelle.

 

Les outsiders à surveiller

Au-delà des deux favoris reconnus, plusieurs joueurs voient s’ouvrir l’occasion d’une carrière.

 

Joueur Atouts Limites
Casper Ruud Deux finales à Roland-Garros (2022, 2023), spécialiste terre Forme actuelle irrégulière
Felix Auger-Aliassime Talent brut, grosse première balle Pas un joueur de premier rang sur terre
Francisco Cerundolo Spécialiste terre, qualité de coup droit N’a jamais atteint un quart en Grand Chelem
Rafael Jodar Le phénomène de l’année, jeu agressif Joue son premier Grand Chelem
Lorenzo Musetti Demi-finaliste 2025, terrien confirmé Sortie surprise précoce cette année

 

Parmi eux, deux noms attirent particulièrement l’attention. Casper Ruud d’abord, déjà deux fois finaliste à Roland-Garros, qui a l’expérience d’aller au bout — mais à qui il a toujours manqué un titre. Rafael Jodar ensuite, jeune espoir espagnol qui dispute son tout premier Grand Chelem et fait sensation depuis le début du tournoi : la projection d’un débutant en finale n’a rien d’absurde dans un tableau aussi ouvert.

Selon les projections statistiques, il reste néanmoins environ une chance sur deux que le futur vainqueur soit l’un des deux favoris désignés (Zverev ou Djokovic). L’autre moitié des probabilités se répartit entre une dizaine de joueurs, ce qui constitue en soi une anomalie historique pour un Grand Chelem au stade des huitièmes.

 

Lire plus: Gaël Monfils : parcours, tennis, salaire

 

Une édition historique en perspective

Cette configuration n’est pas anodine. Depuis l’Open d’Australie 2024, Carlos Alcaraz et Jannik Sinner avaient confisqué l’intégralité des trophées du Grand Chelem, remportant à eux seuls les neuf derniers majeurs. Leur rivalité, devenue le moteur du tennis mondial, semblait avoir verrouillé le sommet pour plusieurs années.

L’édition 2026 raconte une tout autre histoire. Pour la première fois depuis trois ans, le tableau masculin n’a plus de patron désigné, le tenant du titre est absent et le favori a été éliminé en trois tours. Pour Zverev, Djokovic ou Ruud, l’occasion paraît unique. Pour les outsiders comme Auger-Aliassime ou Jodar, elle pourrait même être celle d’une vie.

Côté français, l’espoir s’est rapidement émoussé après l’abandon d’Arthur Fils, qui a privé le tournoi de sa coqueluche locale. Reste Gaël Monfils, vétéran toujours présent à 39 ans, et quelques jeunes qui tentent encore leur chance dans un tableau ouvert mais relevé.

Une chose est sûre : la Coupe des Mousquetaires 2026 sera soulevée dans un contexte exceptionnel, et le nom du vainqueur restera dans l’histoire comme celui qui aura profité — ou subi — du grand chamboulement de la hiérarchie mondiale.

 

Questions fréquentes sur Roland-Garros 2026

Pourquoi Carlos Alcaraz n’est-il pas à Roland-Garros 2026 ? Carlos Alcaraz, tenant du titre, a déclaré forfait avant le début du tournoi. Le détail des raisons médicales et le calendrier de retour sur le circuit ont été précisés dans son communiqué officiel d’avril 2026. C’est la première fois depuis 2022 que l’Espagnol manque Roland-Garros.

Comment Jannik Sinner a-t-il pu être éliminé au 3ᵉ tour ? Jannik Sinner, n°1 mondial, a été battu par l’Argentin Juan Manuel Cerundolo. Il menait pourtant 5-1 dans le troisième set et servait pour le match, avant de s’effondrer sous l’effet de la chaleur, de la déshydratation et de probables crampes. Il a perdu 5 jeux consécutifs, puis n’a remporté que 2 jeux dans les deux derniers sets de la rencontre.

Qui est désormais favori pour gagner Roland-Garros 2026 ? Alexander Zverev est considéré comme le principal favori après les sorties de Sinner et Alcaraz. Novak Djokovic, à 39 ans, est désigné comme son principal concurrent, avec l’opportunité historique de décrocher un 25ᵉ Grand Chelem. Casper Ruud, Felix Auger-Aliassime, Francisco Cerundolo et le jeune Rafael Jodar font partie des outsiders crédibles.

Novak Djokovic peut-il vraiment gagner à 39 ans ? Oui, sur le papier. Djokovic possède l’expérience (trois titres à Roland-Garros, 24 Grands Chelems au total), la lecture tactique et la motivation d’un éventuel 25ᵉ trophée historique. Le principal frein reste physique : enchaîner des matchs en cinq sets sur terre battue, dans des conditions de chaleur écrasante, demande une forme physique exceptionnelle à cet âge.

Y a-t-il encore des Français en lice à Roland-Garros 2026 ? Le tableau masculin a été particulièrement durement frappé côté français, notamment avec l’abandon précoce d’Arthur Fils, considéré comme la principale chance tricolore. Gaël Monfils, à 39 ans, fait figure de vétéran toujours présent. Plusieurs jeunes Français tentent leur chance dans un tableau ouvert mais sans favori tricolore désigné pour la deuxième semaine.

Pourquoi cette édition de Roland-Garros est-elle historique ? Pour la première fois depuis 2023, ni Carlos Alcaraz ni Jannik Sinner ne soulèveront la Coupe des Mousquetaires. Les deux joueurs avaient remporté les neuf derniers Grands Chelems et confisqué la hiérarchie mondiale depuis l’Open d’Australie 2024. Leur double absence ouvre un tableau totalement imprévisible et garantit un nouveau nom au palmarès.

 

Ce qu’il faut retenir

Roland-Garros 2026 vit l’une de ses éditions les plus ouvertes depuis trois ans. Le forfait de Carlos Alcaraz, tenant du titre, puis l’élimination spectaculaire de Jannik Sinner au 3ᵉ tour face à Juan Manuel Cerundolo, ont bouleversé toute la hiérarchie. Alexander Zverev s’impose désormais comme le favori désigné, devant Novak Djokovic qui vise un 25ᵉ Grand Chelem historique à 39 ans. Derrière, Casper Ruud, Felix Auger-Aliassime, le jeune Rafael Jodar ou les frères Cerundolo voient s’ouvrir une opportunité rare. Une chose est certaine : pour la première fois depuis 2023, ni Alcaraz ni Sinner ne soulèveront la Coupe des Mousquetaires, et le palmarès accueillera un nouveau nom dans un contexte historique.