L'Agence Média Grandes Écoles & Entreprises
Devenez attractif auprès des meilleurs
Finale de la Ligue des Champions féminine : OL vs FC Barcelone

Finale de la Ligue des Champions féminine : OL vs FC Barcelone

Le 23 mai 2026 à Oslo, l’Ullevaal Stadion accueillera la plus belle affiche que le football féminin européen peut produire. L’Olympique Lyonnais et le FC Barcelone se retrouvent pour la quatrième fois en finale de Ligue des Champions, écrivant un peu plus encore le roman d’une rivalité qui dépasse largement les frontières du sport. D’un côté, les Fenottes, huit fois championnes d’Europe, revenues de loin cette saison. De l’autre, les Catalanes, triples tenantes avec une revanche à prendre sur Lyon.

 

Lire plus : Aitana Bonmatí : carrière, salaire, palmarès et engagement

 

Une rivalité qui a redéfini le football féminin européen

Barcelone vs Lyon, c’est devenu l’affiche de référence du football féminin continental. Les deux clubs se sont déjà croisés trois fois en finale de Ligue des Champions, et chaque rencontre a laissé des traces.

En 2019, première confrontation en finale : l’OL écrase un Barça encore en construction (4-1) et décroche son cinquième titre européen consécutif. En 2022, revanche partielle : Lyon l’emporte à Turin (3-1), menant 3-0 après seulement 33 minutes dans un match très attendu que le Barça abordait pourtant en grand favori. En 2024, les Catalanes prennent enfin leur revanche et s’imposent (2-0), décrochant leur troisième couronne européenne. Deux victoires pour Lyon, une pour Barcelone. Oslo servira de départage.

Il y a un ingrédient supplémentaire cette saison : l’OL est désormais dirigé par Jonatan Giraldez, l’ancien entraîneur du Barça qui a conduit les Catalanes à deux titres en Ligue des Champions. Il connaît l’adversaire mieux que quiconque : ses forces, ses automatismes, ses failles. Le Barça sait exactement à quoi s’attendre. Et Giraldez aussi.

 

Ligue des Champions féminine : comment les deux équipes se sont qualifiées

Du côté de Barcelone, le parcours jusqu’à Oslo n’a pas été un long fleuve tranquille. En demi-finale, les Catalanes ont éliminé le Bayern Munich au terme d’un double confrontation épique (1-1 au match aller, 4-2 au retour, soit 5-3 au total). Le match retour au Camp Nou (plein avec 60 021 spectateurs) a été une démonstration de force collective. Salma Paralluelo ouvre le score, Linda Dallmann égalise rapidement, puis Alexia Putellas prend les choses en main avec un doublé décisif, avant qu’Ewa Pajor ne plante son neuvième but en neuf rencontres européennes cette saison. Cerise sur le gâteau : Aitana Bonmatí, absente depuis novembre sur blessure, fait son retour en jeu en cours de match. Un signe fort à quelques semaines de la finale.

Du côté de Lyon, la qualification s’est construite sur une remontada face à Arsenal, tenant du titre. Menées 2-1 à l’aller, les Fenottes ont renversé la situation au match retour (3-1), portées par un but décisif de Jule Brand à la 86e minute. Parmi les artisanes de la qualification : Melchie Dumornay, la pépite haïtienne absente au match aller, qui a provoqué un penalty et délivré une passe décisive au retour pour signer le meilleur match de sa saison. Un retour tonitruant.

 

Les joueuses à suivre absolument

 

Pour Barcelone :

Alexia Putellas est tout simplement en feu. À 31 ans, la capitaine catalane totalise 8 buts et 6 passes décisives en 10 matchs de Ligue des Champions cette saison. Deux fois Ballon d’Or (2021 et 2022), elle avait ensuite traversé deux saisons perturbées par les blessures, avant de retrouver son meilleur niveau. La finale d’Oslo pourrait bien lui offrir le troisième Ballon d’Or qui lui avait échappé en 2025.

Ewa Pajor, la buteuse polonaise, est l’arme de destruction massive du Barça cette saison. Neuf buts en neuf matchs européens : une constance redoutable qui fait d’elle l’une des joueuses les plus dangereuses sur le continent.

Salma Paralluelo, polyvalente et explosive, incarne la nouvelle génération espagnole. Sa vitesse et sa capacité à se créer des espaces en font un cauchemar pour toutes les défenses.

 

Pour Lyon :

Melchie Dumornay monte en puissance au meilleur moment. La Haïtienne de 22 ans est l’une des joueuses les plus excitantes du football féminin mondial — technique, rapide, imprévisible — et elle a prouvé en demi-finale qu’elle pouvait peser sur les grands rendez-vous.

Jule Brand, l’Allemande aux jambes infatigables, a déjà sauvé Lyon une fois cette saison avec son but à la 86e minute contre Arsenal. Le genre de joueuse qui change un match à tout moment.

 

En ouverture : le Barça rêve d’un mai historique

La finale d’Oslo ne sera pas le seul rendez-vous majeur du FC Barcelone en mai. Cinq jours avant, le 10 mai au Spotify Camp Nou, les hommes de Hansi Flick accueillent le Real Madrid pour le Clasico de la 35e journée de Liga, à 21h00. Avec onze points d’avance sur les Merengues au classement, une victoire ce soir-là pourrait offrir au Barça masculin le titre de Liga à quelques journées de la fin.

 

Lire plus : Quels clubs de football ont gagné le plus d’argent en 2025 ?