Classement villes étudiantes 2026 : Toulouse encore 1ère, le Grand Ouest s’impose
- ACTU ÉCOLES
- Benjamin HAUTIN
- 13 novembre 2025
Nous avons testé pour vous : Le bootcamp de rentrée d’Albert School
Chaque rentrée universitaire a son lot d’excitation, d’appréhension et de promesses. Je suis Benjamin, co-fondateur du groupe elevenact, et celle que j’ai vécue à Albert School Lyon lors du bootcamp de rentrée des premières années, a eu une dimension toute particulière. Pendant deux semaines, j’ai eu le plaisir d’animer le Back to School Bootcamp, une immersion dense et stimulante dans les fondamentaux de la data, de la stratégie, du business et de la communication. Quinze jours pour accompagner une nouvelle promotion dans son entrée dans le monde Albert : un environnement où la rigueur analytique se mêle à la créativité entrepreneuriale, et où l’apprentissage se fait avant tout dans l’action.
Dès les premiers instants, j’ai senti une énergie rare. Ces étudiants ne viennent pas simplement “suivre des cours” : ils viennent pour comprendre, expérimenter et entreprendre. Leur curiosité, leur soif de concret et leur envie de progresser ont donné le ton d’un bootcamp à la fois intense, exigeant et profondément humain. Je me suis étonné moi-même à me dire que j’avais en face de moi des jeunes étudiants qui il y a quelques semaines encore passaient leur baccalauréat… Une plongée dix ans en arrière pour moi.
Lire plus : Comprendre les rouages d’une formation Data Analyst pensée pour le terrain
Deux semaines pour poser les bases
Pendant ces quinze heures d’ateliers réparties sur deux semaines, nous avons parcouru ensemble plusieurs thématiques clés : comprendre la data, décoder un business model, construire un plan de financement, et prendre la parole en public. L’objectif n’était pas de transmettre un savoir figé, mais d’initier une démarche : apprendre à poser les bonnes questions, à structurer une réflexion, et à relier des concepts qui, souvent, paraissent éloignés. Le tout, sous le prisme de ma propre expérience en tant que fondateur du groupe elevenact, que j’ai fondé pendant mes études il y a de cela 7 ans.
Plutôt que des cours magistraux, nous avons privilégié des formats interactifs et collaboratifs : études de cas, mini-défis, échanges collectifs. Chacun a pu contribuer, tester, argumenter. En quelques jours, les étudiants sont passés d’un groupe d’individus à de véritables équipes de projet, capables de raisonner vite, de s’adapter et de confronter leurs idées avec bienveillance. C’est cette dynamique, à la fois exigeante et bienveillante, qui fait toute la richesse d’un bootcamp : on y apprend autant de soi-même que des autres. En deux mots : un esprit de classe commençait à se créer.
Des étudiants ambitieux et à l’aise avec la complexité
Ce qui m’a le plus frappé, c’est la maturité intellectuelle de ces étudiants. Ils savent jongler entre des notions abstraites et des problématiques très concrètes. Parler de data, par exemple, n’a rien de théorique à Albert : c’est un outil au service de la décision, un levier pour comprendre le monde économique qui les entoure. Et quand on aborde la question du business model ou du plan de financement, ils voient tout de suite le lien avec l’impact, la rentabilité et la stratégie de croissance. Ce furent d’ailleurs des critères pris en compte lors du pitch final, que nous aborderons ci-après.
J’ai aussi beaucoup insisté sur la prise de parole en public, un exercice qui cristallise souvent les peurs mais qui révèle, en réalité, le potentiel de chacun. Un exercice que chacun leader professionnel en devenir aura à faire pendant sa carrière professionnele, que celui-ci soit chef d’entreprise, cadre ou bien start-upper. En l’espace de quelques séances, j’ai vu des étudiants réservés devenir des orateurs confiants, capables de transmettre une idée avec clarté et conviction. J’ai notamment pu voir des étudiants – de prime abord introvertis et timides – se transformer en orateur de compétition, à fort potentiel de conviction. Savoir s’exprimer, ce n’est pas un supplément de confort : c’est une compétence-clé pour tout futur leader. Dans un monde saturé d’informations, la capacité à parler avec impact devient un avantage décisif.
Le jour du pitch : l’énergie collective à son apogée
Le dernier vendredi du bootcamp restera sans doute mon moment préféré. Les étudiants ont présenté leurs projets devant un jury : des pitchs construits, vivants, souvent impressionnants compte tenu du peu de temps dont ils disposaient. En dix jours seulement, ils ont conçu des idées viables, travaillé leur modèle économique et affûté leur storytelling. Certains projets pourraient déjà être incubés tant leur approche était solide et cohérente.
Ce moment de présentation symbolise parfaitement ce que j’aime dans l’esprit Albert : apprendre en faisant, confronter la théorie à la réalité, et célébrer la progression autant que le résultat. Voir ces jeunes talents défendre avec enthousiasme leurs idées m’a rappelé pourquoi j’aime accompagner les nouvelles générations : leur audace et leur capacité d’adaptation sont une source d’inspiration. Alors, certains manquaient bien évidemment de recul business ou d’expérience terrain de leur secteur, mais comment leur reprocher lorsque je me remémore que ceux-ci étaient encore lycéens en juillet dernier ?
Albert School, ou la pédagogie du réel
Ce bootcamp m’a confirmé une conviction forte : Albert School représente une nouvelle façon d’apprendre. Ici, on ne dissocie pas les savoirs analytiques de la compréhension du monde. Les étudiants manipulent des données, construisent des modèles économiques, testent leurs hypothèses, et affinent leur discours. C’est une formation à la fois intellectuelle et pragmatique, parfaitement en phase avec les exigences du marché et les attentes des entreprises d’aujourd’hui.
Cette approche ancrée dans le réel prépare les étudiants à devenir des acteurs complets, capables d’analyser, de décider et d’exécuter. L’école leur donne les outils pour comprendre la logique d’un modèle économique, mais aussi la posture pour le défendre et le faire évoluer. C’est exactement ce dont les entreprises ont besoin : des profils agiles, qui savent relier la data à la stratégie, et la stratégie à l’humain.
De la data à l’humain : une vision cohérente du monde
L’un des points que j’apprécie le plus dans la pédagogie d’Albert School, c’est cette réconciliation entre la donnée et l’intuition, entre le rationnel et le sensible. On y apprend à lire les chiffres, mais aussi à leur donner du sens. La data devient un langage au service de la compréhension, pas une fin en soi. Et cette approche me parle profondément, car dans ma propre trajectoire d’entrepreneur, j’ai toujours cherché cet équilibre entre analyse et vision, performance et sens. Nous avons d’ailleurs passé un certain temps à plonger ensemble dans les enjeux data qui nous animent au quotidien chez elevenact, ou comment toutes les données collectées depuis des années en interne représentent pour nous une axe de différenciation énorme sur notre marché.
Tout au long du bootcamp, cette philosophie a été tangible : chaque atelier, chaque échange, chaque présentation montrait à quel point les étudiants comprenaient que la réussite d’un projet ne repose pas seulement sur les chiffres, mais aussi sur les personnes qui les portent.
Une aventure humaine avant tout
Au-delà des contenus, ce que je retiens surtout, ce sont les rencontres. Les échanges spontanés à la pause, les débats animés autour d’une idée, les moments où un concept s’éclaire soudainement dans le regard d’un étudiant, quelques suggestions de leur part même pour challenger mon propre business… Ces instants sont le véritable moteur de l’enseignement : ils rappellent que l’apprentissage est avant tout une aventure humaine.
Je repars de cette expérience avec une profonde gratitude et beaucoup d’optimisme pour ces étudiants. Ces profils incarnent une génération ambitieuse, exigeante, lucide sur les défis à venir, mais animée par une envie sincère d’avoir de l’impact. Et c’est sans doute ce qui rend cette mission si stimulante : les voir progresser, oser, se dépasser, c’est aussi, quelque part, retrouver le goût du premier projet, celui qui fait vibrer.
Lire plus : Rentrée 2025 à CentraleSupélec : rigueur académique et effervescence associative
Former les acteurs du monde qui vient
Ce bootcamp n’était pas seulement une introduction académique : c’était une mise en mouvement. Il a permis à ces jeunes talents de comprendre que le savoir, aujourd’hui, ne se transmet plus verticalement mais se construit collectivement, par l’expérimentation, la collaboration et la curiosité. En tant qu’intervenant et entrepreneur, c’est une expérience extrêmement enrichissante. Elle rappelle que les futurs leaders ne seront pas seulement ceux qui savent, mais ceux qui savent apprendre, s’adapter et inspirer.
Je tiens à remercier l’équipe pédagogique d’Albert School pour sa confiance et son engagement. Leur vision d’une école ancrée dans le réel, ouverte sur le monde et tournée vers l’avenir, est inspirante. Et bien sûr, merci aux étudiants pour leur enthousiasme, leur écoute et leur audace.