Travailler à l’étranger : Comment faire ?

Travailler à l’étranger : Comment faire ?

Partir travailler à l’étranger n’est pas toujours un long fleuve tranquille. En effet, entre le choix de la destination, ses réflexions personnelles sur ses motivations, la quête d’un logement, du billet d’avion (avec un visa) mais aussi d’un emploi sur place ; partir à l’étranger travailler demande du temps, de la volonté et de la patience. Ainsi comment travailler à l’étranger ?

 

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Le budget pour travailler à l’étranger

Travailler à l’étranger (sauf dans l’UE) nécessite un visa et/ou un permis de travail donc il est vital de savoir les documents nécessaires pour travailler légalement dans un pays étranger. Il faut aussi être conscient qu’un permis et visa ont un coût parfois conséquent donc c’est à prendre en compte dans votre budget.

Par ailleurs, connaître le salaire moyen dans le secteur d’activité voulue à l’étranger et le coût de la vie (loyer, factures, impôts, transports) sont indispensables. Avoir du temps libre pour découvrir le pays est aussi important mais avoir le budget pour cela l’est encore d’avantage car sinon l’expatriation aurait un goût d’inachevé.

Le bonus : Habiter en banlieue permet de réduire le budget logement car son coût y est plus réduit.

 

Trouver un emploi de manière générale

Pôle Emploi, votre réseau, la presse mais aussi de nombreux sites internet (mentionnés ci-dessous) vous permettront de trouver un emploi dans le pays visé. Voici quelques exemples de sites internet pour trouver un emploi à l’étranger :

  • Monster
  • Career Builder
  • Michael Page
  • Pôle emploi international
  • Emploi Expat
  • JobTeaser
  • CareerTrotter
  • Réseau européen de l’emploi EURES.
  • APEC
  • Workwide : Ce site internet publie uniquement des offres qui exigent la maîtrise du Français
  • Maison des Français de l’étranger : Elle donne la liste des entreprises françaises à l’international, aide pour la rédaction du CV et la constitution du dossier de départ
  • Les sites des entreprises disposent aussi d’offres à pourvoir tout comme le site de ministère des affaires étrangères pour les postes de fonctionnaires internationaux. Une agence de placement peut aussi être un bon moyen pour travailler à l’étranger. Le site de la chambre de commerce et d’industrie recense l’ensemble des entreprises françaises implantées à l’étranger

 

Les entreprises peuvent aussi vous envoyer à l’étranger avec une prise en charge de l’ensemble de vos dépenses par la prime de mobilité (C’est le plan parfait !) même si cela se fait de moins en moins.

Cependant il est aussi possible de directement trouver un emploi sur place (en moins de 3 mois ce qui correspond à la durée d’un visa touristique) tout en découvrant le pays pour ensuite mieux y rester même s’il est important de se préparer au retour à la case départ en cas d’échec.

 

Les astuces en plus : Décrocher un emploi à l’étranger ne nécessite pas toujours beaucoup de qualifications en particulier pour des emplois saisonniers ou temporaires. Trouver un emploi se fait différemment selon les cultures et les pays avec une approche plus ou moins formelle (au niveau de l’administratif et des interactions)

 

Travailler à l’étranger pour les jeunes

Vous pouvez commencer par un stage qui sera différent selon les pays. Par exemple, dans beaucoup de pays, le stage n’est pas rémunéré tandis que dans d’autres, ce sont de réels postes comme un CDI en France

Sinon, il est aussi possible de faire un VIE/VIA (Volontariat International en entreprise ou en administration) pour aller à l’étranger dans le cadre d’une mission qui dure entre six et 24 mois. Pour cela, il faut s’inscrire sur le site mon volontariat international.

 

Par ailleurs, au niveau européen, il existe le CES (Corps Européen de Solidarité) pour les jeunes de 18 à 30 ans qui permet de partir en volontariat dans un pays membre de l’UE ou dans des pays partenaires pour mener des actions solidaires (prévention des catastrophes, lutte contre les discriminations, écologie). Il est donc nécessaire de s’inscrire sur le portail européen de la jeunesse pour avoir accès aux offres et candidater à celles qui vous intéresse.

De plus, il y a aussi le service civique entre 16 et 25 ans pouvant être réalisé dans le monde entier auprès de différentes institutions et organisations dans des domaines variés (culture, éducation, santé, sport, humanitaire). Un service civique dure entre 6 et 12 mois avec 24 h de travail minimum par semaine rémunéré à hauteur de 573 euros maximum par mois.

 

Enfin, le permis vacances-travail (PVT) permet dans 14 pays ayant un accord avec la France (Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chili, Colombie, Corée du Sud, Hong Kong, Japon, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Taïwan, Uruguay) de voyager et trouver un emploi pour rentrer dans son budget. Ce programme est prévu pour les jeunes de 18 à 30 ans sauf pour le Canada, l’Argentine et l’Australie où c’est jusqu’à 35 ans.

 

Avoir un CV et une lettre de motivation adaptés au pays d’accueil

Savoir comment trouver un emploi, c’est bien, mais trouver un emploi c’est encore mieux. De ce fait, faire un CV et une lettre de motivation adaptés au contexte local est nécessaire. En effet, la mise en page, le contenu, la langue de rédaction et les formalités d’envoi de ces deux documents sont souvent radicalement différents qu’en France. Par exemple, en France, le diplôme et les qualifications sont mis en avant alors que dans un pays anglo-saxon, ce sont plutôt les centres d’intérêt et la motivation.

Un CV est rédigé dans la langue locale sauf pour un groupe international ou un CV en anglais est à privilégier.

 

Enfin, les modes d’entretien d’embauche peuvent être différents d’un pays à l’autre donc il est important de se préparer à ces modalités.

 

S’implanter de manière durable

Avoir un réseau à l’étranger est crucial afin d’avoir les conseils, astuces et aides nécessaires. Pour cela, il est conseillé d’être actif dans des groupes de français à l’étranger sur les réseaux sociaux par exemple mais aussi de discuter avec des personnes de la population locale pour être préparé au possible choc culturel.

Cela vous permettra de mieux connaître les us et coutumes du pays, ses traditions, ses expressions typiques et tous les autres aspects (savoir où et quand trouver certains documents administratifs par exemple) qu’il est impossible de voir lors d’une visite touristique. Par ailleurs, s’implanter de manière durable passe par faire reconnaître ses compétences et ses diplômes par des équivalences au niveau local.

 

Travailler à l’étranger qu’on soit jeune ou non est tout à fait possible à condition de bien préparer son expatriation (budget, logement, emploi, permis de travail, réseau local) en amont mais aussi et surtout de posséder une ou plusieurs alternatives au plan de départ en cas de soucis comme la difficulté à trouver un logement et/ou un travail. Prévoir des réserves financières est aussi fortement recommandé en cas de coup dur. N’oubliez jamais que si vous avez envie de partir à l’étranger et que vos peurs (légitimes) prennent le dessus, alors quand est-ce que vous le ferez ?

 

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Je suis Maxime DIGUET, étudiant à l'INSEEC Grande Ecole. Je souhaite au travers de mes articles vous partager pleins de conseils et astuces.