Stedy, le conseil en ingénierie industrielle nouvelle génération

 Stedy, le conseil en ingénierie industrielle nouvelle génération

Rencontre avec Karl Rigal, directeur marketing chez Stedy qui nous en dit davantage sur le métier du conseil en ingénierie et la situation des étudiants dans ce contexte si particulier. 

 

Pouvez-vous présenter en quelques mots

Je suis le Directeur Marketing de StedY, une jeune société de conseil en ingénierie lancée par Groupe Gorgé, un groupe indépendant de 1800 personnes présent depuis 30 ans dans les industries de hautes technologies, notamment les drones, les systèmes de protection ou l’impression 3D.

 

Qu’est-ce que fait StedY ?

StedY est une société de conseil en ingénierie et technologie nouvelle génération qui propose une nouvelle manière d’exercer ce métier, loin des pratiques encore largement rependues qui poussent 29% des ingénieurs consultants à souhaiter exercer une autre activité.

Ainsi, chez StedY, les missions ne sont pas ‘subies’ puisque ce sont les consultants eux-mêmes qui choisissent celles auxquelles postuler parmi les centaines que nos clients nous confient.

Le taux de commissionnement pratiqué par StedY – 28% – est également inférieur de 7 à 15 points aux standards du secteur, ce qui permet d’optimiser la rémunération de nos consultants.

Nous y parvenons car nous notre modèle est très digitalisé et parce que nous avons fait le choix de ne pas avoir d’ingénieurs d’affaires, ces commerciaux qui touchent une prime dès qu’ils placent un consultant sur la mission de leur client, quitte à ce que ce ne soit pas toujours le meilleur profil pour le poste…


En bref, StedY c’est un modèle transparent qui optimise les rémunérations et l’autonomie de ses consultant ingénieurs pour stimuler leur engagement et répondre plus efficacement aux besoins de performance des entreprises qui font appel à nos services. Elles aussi d’ailleurs demandent plus de transparence et de suivi dans les relations qu’elles entretiennent avec leurs prestataires ‘ingénieristes’, notamment sur la structure de tarification ou sur le processus de sélection des consultants qu’on leur présente… c’est aussi la promesse que leur fait StedY !

 

Comment sélectionnez-vous vos talents ?

Les ingénieurs souhaitant devenir consultant StedY sont invités à se créer un compte sur stedy.io, à remplir leur profil puis à consulter les opportunités en cours, regroupées par thématiques au sein des ‘StedYvents’.
Localisation, compétences requises, contenu et enjeu de la mission, mais aussi profils et engagements RSE des entreprises qui les propose… les consultants StedY et ceux qui aspirent à le devenir postulent aux missions qui les intéressent le plus, de manière proactive, et en toute transparence.


Le matching se fait en back-office, les candidatures reçues sont d’abord traitées par à une intelligence artificielle qui évalue le pourcentage de ‘match’ et celles qui présentent le meilleur potentiel de réussite sur la mission sont ensuite contactés par nos ‘stedyers’, nos experts RH, pour avancer rapidement ensemble.

En ce moment, nous proposons plus de 200 missions dans toute la France, en mécanique, robotique, électronique, et ingénierie logicielle principalement, pour rejoindre pour des périodes de plusieurs mois des clients relevant de toutes les filières de l’industrie et de certains services, comme la banque et l’assurance.


Dans le contexte actuel sur le marché de l’emploi, comment se distinguer des autres candidats en cette période ?

Que l’on soit ou pas en période de crise, ce qui in fine fait la différence entre deux jeunes diplômés d’une même école, c’est le potentiel qu’ils recèlent et qu’ils parviendront à laisser voir à l’employeur. A parcours académique égal, ce sont vos soft skills, vos savoir-être et vos compétences comportementales, qui feront la différence.

Votre capacité à expliquer le sens de votre parcours, à savoir parler avec envie de ce que vous voulez faire, ou encore les activités extra-scolaires que vous avez menées en parallèle de vos études en disent beaucoup sur vous et sur ce que vous pourrez apporter demain à l’entreprise, plus que vos compétences techniques et expériences, qui restent largement à construire lorsqu’on sort d’école.

 
Quels conseils pour aider les étudiants dans leur recherche de stages ?

De nombreux professionnels en poste sont sensibilisés à la situation des étudiants et souhaitent les aider. Au-delà des visites sur les sites emplois généralistes ou spécialisés et les candidatures spontanées qui sont toujours appréciées, je conseille à vos lecteurs d’investir les groupes de discussions relatifs à leurs métiers ou à leurs secteurs d’activité sur LinkedIn, pour entrer directement en contact avec des opérationnels en poste, pas seulement avec les équipes recrutement, qui sont surchargées et ne connaissent que les besoins que le terrain veut bien leur faire remonter, donc pas la totalité d’entre eux.

Ne pas hésiter non plus à prospecter bien plus loin que la zone dans laquelle vous auriez recherché en période ‘normale’ : le télétravail a beau compliquer l’organisation de beaucoup d’entreprises, qui préfèrent dès lors éviter de prendre des stagiaires, d’autres sont bien rompues à l’exercice et peuvent intégrer des stagiaires en télétravail.

Ne pas se couper de ces opportunités-là, et bien penser alors à mettre en avant vos capacités, éprouvées ces derniers mois, au travail à distance…

 

Les étudiants en fin d’études : craignent-ils pour leurs prochains emplois ?  

Oui, c’est une crainte qui existe. Chez StedY, nous avons un poste d’observation privilégié sur la situation des ingénieurs, et dans une enquête de septembre dernier, 62% des étudiants et jeunes diplômés d’école d’ingénieur déclaraient qu’ils leur serait facile de trouver un emploi, soit une chute inédite de 30 points en un an. Les étudiants et jeunes diplômés en écoles de commerce étaient plus pessimistes encore…

 

Quelles perspectives d’embauche ? 

Les ingénieurs pourront probablement mieux que les autres tirer leur épingle du jeu. Ils connaissent un sous-effectif structurel de 4% par an car on ne forme pas assez d’ingénieurs en France et il y a plus de demandes que d’offres de compétences sur ce marché spécifique de l’emploi.
Même en période économique difficile, les entreprises continueront de miser sur eux, car ils créent l’innovation et l’innovation, c’est le principal levier de création de valeur des organisations aujourd’hui.
Bien sûr, celles et ceux qui souhaitaient rejoindre la filière aéronautique civile dès leur sortie d’école devront reconsidérer leur choix à court terme au moins, car les perspectives du secteur restent sombres. Mais bien d’autres filières recrutent, comme l’énergie ou les sciences de la vie, qui sauront accueillir et développer leurs compétences en mécanique, électronique, informatique ou sureté de fonctionnement.

 

Privés des stages, alternances, les entreprises sont-elles moins enclines à les embaucher ? 

Non, car elles savent parfaitement que la situation des étudiants cette année est exceptionnelle, et elles comprendront qu’ils n’aient pu acquérir une expérience professionnelle en entreprise cette année. Mais il leur faudra mettre en avant les initiatives prises pour chercher ce stage ou cette alternance, et comment, faute d’y être parvenu, ils ont profité de ce temps là pour développer de nouvelles compétences et expériences. Et puis il y a les stages et alternances déjà effectués au cours des premières années d’école.

 

Un ultime conseil pour donner de la force aux étudiants ?

Tout ne se joue pas sur une seule année d’étude, même la dernière, et les recruteurs le savent mieux que quiconque.