Sciences Po bloqué par des étudiants !

 Sciences Po bloqué par des étudiants !

Alors que la Sorbonne est occupée depuis mercredi 13 avril par des étudiants pour protester contre les candidats au second tour de la présidentielle, l’entrée de Sciences Po Paris est bloquée depuis ce matin par des étudiants.

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« Pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers » : des étudiants bloquent l’entrée de Sciences Po

C’est un des slogans des banderoles accrochées au bâtiment rue Sainte-Guillaume. Au delà du semblant de déjà vu de ce second tour, les manifestants jugent Emmanuel Macron et Marine Lepen « néfastes » pour accéder à la fonction suprême. 

C’est donc près de 150 étudiants de Sciences Po qui ont décidé de se réunir ce jeudi 14 avril au matin pour faire entendre leur voix. 

Pour Baptiste, syndiqué à Solidaire Sciences Po, « La jeunesse est face à un faux choix, deux options qui dans les deux cas lui sont néfastes, que ce soit face à la justice sociale, aux oppressions ou à l’urgence climatique ».

 

Mise en place des cours en distanciel

Story Instagram d’un étudiant de Sciences Po, ce 14 avril 2022

Suite au blocage de la Sorbonne Paris I au cours de la journée du mercredi 13 avril, l’administration a décidé de passer tous les cours en distanciel jusqu’au 16 avril inclus. Les sites de cette faculté sont « fermés aux étudiants, mais ouverts au personnel ».

De son coté, Sciences Po bascule aussi en distanciel, l’administration de l’école de la rue Saint Guillaume déplore ce blocage et déclare que « Sciences Po est un lieu de débats, de recherche et d’accès aux savoirs et regrette toute restriction au libre exercice de ses missions ». 

 

« La révolution est un devoir »

Au delà du symbole de Sciences Po, c’est à ce jour une dizaine de sites qui sont occupés pour protester contre le duel Macron-Lepen. Protester est un acte citoyen pour ces étudiants qui ne veulent « Ni Macron, Ni Lepen » comme ils l’écrivaient sur une banderole devant Sciences Po Nancy.
Leurs revendications dénoncent également le peu de représentativité des jeunes dans notre vie politique actuelle, notamment au travers de « l’absence de débat sur la justice sociale » dans cet entre-deux-tours.

Pour les étudiants de la Sorbonne interrogés, c’est aussi « un ras-le-bol par rapport à l’aggravation de la précarité, par rapport à l’avenir qui nous est laissé en ce qui concerne l’état de la planète ».

Le mouvement de blocage qui touche la rue Sainte-Guillaume ce jour s’inscrit donc dans une tendance plus globale : une révolte d’une part de la jeunesse française qui ne se sent pas représentée dans les urnes. A voté.

 

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Etudiant à Neoma BS sur le campus de Reims- Membre du BNEM- Rédacteur PGE et Mister Prépa