Rencontre avec Willy Ménielle – Directeur Général Délégué chez Sendin

 Rencontre avec Willy Ménielle – Directeur Général Délégué chez Sendin

Nous sommes allés à la rencontre de Willy Ménielle, Directeur Général Délégué chez Sendin, une société spécialisée dans le bâtiment et travaux publics.

 

Bonjour Monsieur Ménielle, pouvez-vous vous présenter et nous résumer votre parcours ?

Je suis Directeur Général Délégué depuis 2016 dans une entreprise à taille intermédiaire (ETI) du Bâtiment et des travaux publics qui s’appelle Sendin.

Concernant mon parcours, j’ai effectué un BTS Travaux Publics (TP) en alternance et j’ai gravie les échelons. Pendant 25 ans, j’ai travaillé sur les chantiers et depuis 5 ans je suis au poste que j’occupe actuellement.

 

En quoi consiste votre métier ?

Dans la société, je suis en charge de 3 domaines d’activités :

Le premier, est de superviser la partie travaux.

Le second, est de m’occuper de la partie commerciale.

Puis récemment, je supervise la direction des ressources humaines.

Chez Sendin, nous sommes deux Directeurs Général Délégué. Le second s’occupe de la partie financière.

 

Pourquoi avoir choisi le domaine du BTP ?

Le choix de ce domaine est lié à mon éducation et à ce que faisait mon père.

Quand j’étais lycéen, j’ai effectué des jobs étudiants dans le domaine du BTP. Ensuite, dans le cadre de mes études supérieurs, j’ai suivi un cursus alternance dans une entreprise de ce même secteur.

Je n’ai jamais quitté ce secteur car je travaille dans un cadre qui me plaît.

 

À quoi ressemble le quotidien d’un Directeur Général Délégué dans ce secteur ?

On pourrait séparer les tâches de ce poste en deux parties.

Déjà, il y a toutes les tâches régulières liées aux 3 domaines d’activités dont je suis en charge.

Pour la partie travaux, je suis en charge de faire un point régulier avec les équipes notamment pour voir les difficultés. L’objectif est d’être le plus efficient possible donc je travaille sur la répartition de la totalité de nos effectifs.

Pour la partie commerciale, je dois gérer tout ce qui est en rapport avec les prix, les études et les prestations. Je travaille avec un commercial qui s’occupe de la partie négoce.

Pour la partie ressources humaines, je travaille avec la DRH qui s’occupe de la partie courante et elle vient valider un certain nombre de choses avec moi.  

Il y a aussi une seconde partie que j’appelle le boulot de pompier, c’est-à-dire que je vais éteindre des feux. En effet, c’est un métier avec beaucoup de difficultés sur les chantiers car on fait appel à beaucoup de main d’œuvre qui peuvent être amenée à faire des erreurs.

 

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans ce que vous faites au quotidien ?

Le poste que j’occupe dans l’entreprise est comparable à une fonction de Secrétaire générale dans un grand groupe. Plus précisément, le job consiste à savoir tout ce qu’il se passe et valider un certain nombre de décision pour l’entreprise. Chercher à être un expert dans plusieurs domaines, c’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire.

Je manage environ 600 personnes donc je suis un expert reconnu dans le domaine des travaux.

Sur la partie ressources humaines, il a fallu que je m’expertise. J’ai dû suivre des formations diplômantes pour acquérir une expertise un peu plus étoffée.

 

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez à votre poste ?

La difficulté de mon poste est courante à tous les postes de direction, c’est le management.

Chez Sendin, le management des équipes est plutôt paternaliste.

À mon poste, je rencontre quelques difficultés dans la compréhension qu’ont certaines personnes des orientations d’entreprise. C’est le côté pénible du poste, si je puis dire.

 

Selon vous, quelles sont les qualités à posséder pour être un bon manager dans les métiers du bâtiment ?

Il faut avoir du bon sens car le métier est assez matérialiste. Un bon manager doit être un bon communicant, c’est important que les gens comprennent la manière dont la société doit être orientée.

Il faut évidemment avoir une rapide capacité d’analyse des différentes situations pour travailler avec efficacité. Concrètement, il faut savoir faire les choses vite et bien.

Dans les métiers du BTP, être bien formé aux métiers des RH et du management est important mais il est essentiel d’être un expert dans son métier. C’est un secteur où la légitimité d’un manager passe par cette expertise.

 

La société prend-elle des engagements responsables ? Si oui, lesquels ?

La société prend beaucoup d’engagements responsables. Deux sujets me tiennent particulièrement à cœur, l’égalité femme-homme et l’insertion professionnelle.

Sur le sujet de l’égalité femme-homme, je suis très actif car avant 2014, 100% de nos encadrements chantiers étaient des hommes. Ce n’est plus le cas puisqu’aujourd’hui, 20 % sont des femmes.

Ensuite, l’insertion au travail. Il est essentiel de donner la chance à un certain nombre de jeunes ayant grandi dans des zones touchées par le chômage. Nous avons matérialisé cela avec les années par environ 30 000 heures par an de travail d’ouvriers qui relèvent des critères insertion.

 

Quels types de profils recrutez-vous chez Sendin ?

Nous recrutons beaucoup de profils. En termes d’encadrement, nous recherchons des collaborateurs capables d’intégrer la société rapidement de par leur motivation.

Nous recherchons des profils divers, nous pouvons recruter des profils qui ne sont pas forcément très compétents au départ que nous allons former par la suite. Il faut surtout beaucoup de motivation et une certaine agilité pour se promener dans l’écosystème Sendin. 

Nous recrutons beaucoup d’étudiants issues d’écoles d’ingénieurs. De plus, les jeunes bien formés en management nous intéressent aussi, donc nous recrutons également des étudiants d’écoles de commerce.

 

Avez-vous des conseils à donner aux étudiants intéressés par votre métier et/ou par le secteur du bâtiment et travaux publics ?

Travailler dans le secteur du BTP, c’est matérialiser son travail.

Le BTP est un monde où les managers ont énormément d’impacts et prennent beaucoup de décisions. Chez Sendin, nos managers de proximité dirigent en moyenne entre 70 et 80 personnes, je trouve cela extrêmement intéressant.

Tout ce qu’on fait, on le voit grandir. Par exemple, si on a la mission de construire une tour à la Défense, on la voit grandir. Repasser 10 ans plus tard et voir qu’elle se trouve au même endroit est une fierté. On se dit que l’on a réalisé un bel ouvrage.  

Si vous êtes motivés par les métiers du BTP, recherchez autonomie et tangibilité, rejoignez-nous.

Maxime Lescure

Rédacteur pour Planète Grandes Ecoles. Etudiant à BSB après une année de classe préparatoire ATS Economie-Gestion.