Rencontre avec Toinon GEORGET, fondateur de ProspectIn

 Rencontre avec Toinon GEORGET, fondateur de ProspectIn

Nous avons rencontré Toinon GEORGET, fondateur de ProspectIn, logiciel d’automatisation sur LinkedIn pour prospecter et agrandir son réseau de manière pertinente, ciblée et optimale.

 

Bonjour Toinon, peux-tu te présenter en quelques mots, nous parler de ton parcours ?

J’ai un parcours assez cours puisque je suis passé par une école d’ingénieur en Informatique et Gestion, mais j’ai arrêté en cours de route pour lancer mon entreprise. Aujourd’hui, Waapi (qui commercialise ProspectIn) a une trentaine de salariés et plus de 8000 clients à travers le monde.

 

Pourquoi avoir décidé de créer ProspectIn ?

ProspectIn est né d’un besoin interne alors qu’on travaillait sur notre premier projet (une application dans le tourisme qui n’avait rien à voir).

On a lancé ProspectIn en side-project et, à un moment, il a fallu choisir car nous arrivions à cours de trésorerie. Nous avons alors choisi ProspectIn, qui, bien qu’en bêta gratuite, faisait preuve d’intérêt auprès de beaucoup d’utilisateurs.

 

En tant qu’étudiants à la recherche de stage / alternance, nous passons beaucoup de temps à prospecter sur LinkedIn, comment ProspectIn pourrait-il nous aider dans cette démarche ?  

ProspectIn permet d’envoyer une centaine d’invitations par jour sur LinkedIn. Vous pouvez donc contacter 500 personnes par semaine. S’il y a plus de 500 entreprises où vous souhaiteriez travailler en France, alors vous allez rater votre vie. ProspectIn peut vous servir à construire un réseau, mais qui n’a finalement que peu d’intérêt car ça ne vous assure même pas que ces personnes voient vos posts.

Quand vous candidatez pour un stage ou une alternance, vous êtes 100 candidats sur le même poste. Seul un ou une sera pris. Vous avez donc deux stratégies :

  • Contactez des milliers d’entreprises en espérant être « le » candidat retenu.
  • Contactez peu d’entreprises, celles où vous voulez vraiment travailler. Se renseigner sur elle, contacter manuellement les équipes et faire en sorte d’être LE candidat.

Il y a une différence entre espérer quelque chose et faire en sorte qu’il arrive. A vous de voir si vous voulez subir ou choisir.

 

Comment s’est passée la création de ProspectIn ? Par quelles étapes es-tu passé ? Quels challenges / difficultés as-tu du relever ? 

Résumer une aventure entrepreneuriale en quelques mots serait mentir. Contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, monter une entreprise est dur. Ça demande un investissement mental et temporel sans limite. C’est aussi un parcours semé d’embûches et d’ascenseurs émotionnels.

Il faut le vivre pour le comprendre. Notre entreprise a changé d’activité, lancé différents outils, est passée proche de la faillite plusieurs fois. Et même avec 8k clients, il n’y a rien d’acquis. Mais c’est aussi riche en émotions positives, en bonheur et en aventures humaines.

 

En parlant de challenges, comment as-tu réussi à imposer ProspectIn comme un acteur indispensable à la prospection sur LinkedIn ?

 Entreprendre, c’est comme la méditation. C’est un concept très simple et une mise en exécution très difficile. Si je devais résumer, je dirais : Faites quelque chose que les gens veulent. C’est ce qu’on a fait avec ProspectIn :

  • Un outil qui abstrait la complexité, un support client via un chat d’une qualité hors du commun
  • Une compréhension profonde de son client, en étant soi-même son propre utilisateur au quotidien
  • Une gestion du support client par nous-mêmes, pour comprendre le besoin
  • Une mise en exécution rapide systématique. Ceux qui réussissent ne sont pas ceux qui prennent les bonnes décisions, mais ceux qui les prennent vite

Notre mantra est d’ailleurs : Make it work, then make it better.

 

Qu’est-ce-qui t’a motivé à te lancer dans l’entrepreneuriat ?

L’entrepreneuriat est un paradoxe. C’est à la fois la plus grande liberté et une forme d’esclavagisme. Une liberté car vous pouvez tout faire, sans aucune limite. Vous pouvez choisir votre culture, comment vous voulez travailler avec les autres. Choisir ce que vous voulez changer dans le monde.

Mais c’est aussi une forme d’esclavage. Votre entreprise ne vous quitte jamais. Jours, nuit, week-end, c’est toujours là. Et lorsqu’il y a quelque chose à faire que personne d’autre ne fait, c’est à vous de le faire : ranger le bureau, réparer un truc, venir le weekend pour corriger des soucis de serveur, répondre à un client la nuit…

 

Comment vois-tu l’avenir de ProspectIn ? Veux-tu développer le logiciel sur d’autres réseaux sociaux ?

Aujourd’hui ProspectIn vit ses derniers mois, car nous avons développé une deuxième version, nommée Waalaxy. Cette version améliorée a pour objectif de devenir le meilleur outil de prospection automatisée du marché.

Premièrement, grâce au multi-canal, qui permet de prospecter sur LinkedIn, par email mais bientôt sur d’autres canaux comme Twitter, SMS, téléphone…

Deuxièmement, grâce à l’hyperpersonnalisation. Personne n’aime être prospecté par un robot. Grâce à l’IA il est désormais possible de contacter des personnes de manière super personnalisée, leur laissant croire que le message n’est pas automatisé.

  

As-tu des conseils à donner aux étudiants / jeunes actifs qui souhaiteraient se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Comme disait Elon Musk : si vous avez besoin de conseils, don’t do it.

Les conseils d’autres personnes sont vos pires ennemis. La plupart des gens n’ont pas lancé d’entreprises, ne savent pas ce que c’est. Le meilleur conseil qu’on puisse donner : lancez-vous, c’est le meilleur moyen d’apprendre. L’école de l’entrepreneuriat s’apprend en lançant un business.