Rencontre avec Jean Philippe Sionneau – Responsable des relations publiques internationales chez Le Coq Sportif

 Rencontre avec Jean Philippe Sionneau – Responsable des relations publiques internationales chez Le Coq Sportif

Nous avons rencontré Jean Philippe Sionneau, anciennement diplômé du MBA de Skema BS, aujourd’hui responsable des relations publiques internationales et de la communication chez Le Coq Sportif.

 

Bonjour M. Sionneau, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Jean Philippe Sionneau. Je suis passé par un MBA en Marketing et Communication à SKEMA BS, campus de Sophia Antipolis. J’ai plutôt eu des majeurs en marketing et en RH au cours de ces deux années.  Aujourd’hui je pilote la communication et les RP du Coq Sportif, marque que j’ai rejointe il y a 8 ans.

 

En quoi consiste votre métier et comment le définiriez-vous ?

Mon métier consiste à mettre en avant les différentes actions de la marque auprès de nos communautés externes. Qu’il s’agisse de projets corporate, par exemple la relocalisation en France de notre production, de projets produits, tel que le lancement de nos collections ou de collaborations, ou de sujets sports marketing, avec la promotion de nos athlètes, clubs ou encore fédérations. Il s’agit aussi de mettre en place les messages clés, les timings de lancement, les Kpis de ces campagnes tant pour la France qu’à l’international où celles-ci peuvent être adaptées. 

 

Y’a-t-il une journée-type dans votre métier ? Si oui laquelle ?

Il n’y a vraiment pas de journée type ! C’est un métier plein de surprises ! Il y a différents éléments qui reviennent : des réunions avec les équipes marketing pour communiquer habilement sur les nouveaux produits, de la création de contenu, des rédactions de communiqués presse, la mise en place de plannings pour les réseaux sociaux, un relais avec nos marchés et filiales… Aujourd’hui, tout le monde est impliqué dans la communication, nous prenons donc les idées et propositions de l’ensemble de nos collaborateurs et passons beaucoup de temps à échanger nos points de vue et nos idées pour la marque.

 

Quelles sont les difficultés du poste ?

Il faut sans cesse être à l’affût des nouveautés ! Les nouveaux réseaux sociaux par exemple, comme TikTok ! Nous avons commencé à travailler avec Musical.ly il y a environ 4 ans. Pendant le premier confinement nous avons lancé notre plateforme TikTok pour nous adresser à une cible plus jeune. Il faut être vif, connecté en permanence.

Il y a une quinzaine d’années, la communication était surtout axée sur les médias ou organes de presse telle que l’AFP. Avec la multiplication des points de contact et outils de communication, la conversation entre la marque et les consommateurs a évolué et est plus directe via les réseaux sociaux. Il n’y a plus de filtre et cela nécessite beaucoup d’efforts de l’ensemble de nos équipes au quotidien. C’est challengeant !

 

Que trouvez-vous le plus gratifiant dans votre métier ?

Je dirais la reconnaissance des consommateurs ! Savoir que des consommateurs connaissent la marque, apprécient son image, ou ont découvert des produits à travers des campagnes que nous avons réalisées est un vrai moteur. Tout comme le fait d’avoir relancé l’image de la marque en France ces dernières années, de l’avoir reconnectée avec ses différentes cibles consommateurs. C’est un travail de nos différents pôles qui nous a par exemple permis de remettre nos produits en avant, tant sur le terrain que sur nos réseaux.

 

Comment définiriez-vous la stratégie du Coq sportif ?

L’entreprise a été rachetée fin 2005. L’idée à ce moment-là était de relancer la marque qui avait disparu des terrains de sports et des réseaux de distribution. Notre direction a donné le cap, s’est s’appuyée sur 2 piliers chers à notre ADN : le savoir-faire textile et le sport.

Tout est orchestré autour de la proximité.

Côté industrie, notre production est réalisée principalement entre la France (dans l’Aube) et le Maroc. Côté sport, nous nous sommes appuyés sur notre histoire, tout en la modernisant, en redevenant l’équipementier de clubs et fédérations emblématiques de la marque.

 

Le groupe prend-il des engagements responsables ? Si oui lesquels ?

Cela fait partie intégrante de l’ADN de la marque, ses engagements RSE sont ancrés dans son quotidien.

La production de proximité et dans des délais courts permettent de consommer moins de matières premières, d’eau et de s’assurer une non-surproduction de produits finis.

Au Maroc, notre partenaire détient la serre photovoltaïque privée la plus importante du pays.

Dans notre atelier de Romilly-sur-Seine nous formons des jeunes en détachement scolaire ou social aux différents métiers de l’industrie textile, leur permettant d’obtenir un diplôme et un bagage professionnel.

 

Pensez-vous continuer à faire carrière dans d’autres postes ou avez-vous d’autres projets en tête pour plus tard ?

Je me sens vraiment bien dans ce poste ! J’aime le challenge permanent et le fait d’être toujours connecté aux gens. D’un point de vue très personnel, le domaine du sport m’a aussi toujours intéressé. Faire partie de l’histoire d’une marque est très gratifiant, on ajoute notre pierre à l’édifice et participe à son expansion… J’aime ce challenge !

 

Des conseils pour des étudiants intéressés par le domaine de la communication ?

Il faut être ouvert d’esprit et réfléchi, savoir écrire … aimer être tout le temps au goût du jour, de ce qu’il se passe, de ce qui se fait. La communication est un métier dans lequel il y a tout le temps de nouvelles évolutions, il faut donc être en veille permanente. Il faut aussi bien savoir s’adapter et comprendre les enjeux de la marque et de son marché. Une rigueur, une curiosité naturelle, de la persévérance, voilà quelques ingrédients qui me semblent indispensables.

Julien Bourbé