Rencontre avec Camille ALBORGHETTI, co-fondatrice de EthicDrinks

 Rencontre avec Camille ALBORGHETTI, co-fondatrice de EthicDrinks

Nous avons rencontré Camille ALBORGHETTI, co-fondatrice de EthicDrinks, « entreprise à mission » qui souhaite rendre le monde du vin plus respectueux de l’environnement en s’inscrivant dans une démarche de développement durable pour la planète et pour les consommateurs. Pour récompenser sa démarche environnementale, EthicDrinks a reçu un prix à la cérémonie des Eco-Awards des ANEDD de TBS le 1er avril 2021.

 

Bonjour Camille, peux-tu te présenter en quelques mots, nous parler de ton parcours ?

Je suis Camille, co-fondatrice d’EthicDrinks, marque de vins engagée pour le meilleur et pour la planète ! J’ai un parcours d’ingénieur agronome et un double diplôme marketing et communication. Après quelques années dans le marketing agroalimentaire pour de grands groupes je suis revenue à la base : le vin 😉

 

Pourquoi avoir décidé de te lancer dans l’aventure de EthicDrinks ?

J’ai perdu mon emploi précédent suite au début du Covid. J’avais déjà un pied dans EthicDrinks puisque c’est Mickael, mon compagnon, qui est à l’origine de la boîte. Finalement, même si la période a été difficile, ça a été une très bonne chose, j’ai pu me consacrer pleinement à EthicDrinks qui était au tout début de son développement.

 

Comment s’est passée la création de EthicDrinks ? Par quelles étapes êtes-vous passée ? Quels challenges / difficultés avez-vous du relever ?

Nous avons lancé le projet à la toute fin 2019, juste avant le Covid donc. On a eu peur au début, manque de visibilité, pas de prévision long terme etc., mais finalement, nous avons eu accès à de très jolis vins Bio initialement réservés pour les restaurants et nous avons été ravis ! Le développement du commerce en ligne a aussi été bénéfique pour nous, et on a commencé à vendre nos premières cuvées à l’export, puisqu’en France tout était en stand-by ! Ça a permis de lancer l’activité pour ensuite avoir une base solide pour développer le business dès la réouverture des lieux de vie.

La créativité peut cependant être mise à mal car les voyages, les sorties, les échanges ont été très limités et c’est souvent là que les idées émergent. Mais cela nous pousse à nous réinventer et pour l’instant cela se passe plutôt très bien pour nous ! 

 

En parlant de challenges, le sujet de l’écologie et du développement durable est de plus en plus compétitif au sein de notre société, comment faites-vous pour imposer EthicDrinks sur le marché ?

On a lancé le projet avant l’essor commun sur le marché, l’écologie est dans l’ADN de la société depuis le tout début. On a donc été les premiers dans le monde du vin, notamment à supprimer la capsule pour limiter les déchets, et on a été reconnus pour ça. Le fait qu’on ait une expertise sur le développement durable de par nos études d’agronomie a aussi été un plus, on a tout de suite été pris au sérieux par nos partenaires, comme par exemple le WWF qui nous a intégrés dans son club d’entrepreneurs. Pour nous, le premier confinement a été synonyme d’opportunités, cela a été inédit. Les consommateurs ont aussi pris conscience de l’importance d’un achat responsable, et que chacun peut avoir un impact par ses choix.

 

Peux-tu nous en dire plus sur l’aspect durable de EthicDrinks ? A ce sujet, vous avez reçu un prix au sein des Eco-Awards de TBS,  doit-on y voir un intérêt plus particulier des jeunes pour le vin éco-responsable ?  

EthicDrinks, nouvel acteur oeno-écologique est le pionnier d’une démarche durable dans le monde du vin. Nous avons mis en place des mesures durables et éco-responsables dans tout le processus de production et de distribution depuis la création afin d’avoir l’impact écologique le plus faible. Nous avions pour volonté de prolonger le travail du vigneron qui soigne sa vigne de manière la plus saine possible et avons choisi de nous soucier du transport, de l’emballage, du carbone émis lors des livraisons et de toute la face cachée que le consommateur ne voit pas. Proposer de bons vins, bios, durables à un prix accessible est notre mission.

Engagé auprès d’ONGS telles que WWF, SurfRider et 1% for the planet, EthicDrinks participe aussi au label Bas-Carbone en minimisant et en compensant toutes ses émissions de Co2 par la plantation de forêts. 

On collabore avec des vignerons dans toute la France, engagés en faveur du développement durable. En choisissant différents cépages d’un même viticulteur, on peut créer nos propres cuvées. Nous réalisons l’assemblage et la mise en bouteilles à Bordeaux.

Les jeunes sont de plus engagés pour l’écologie, et c’est génial ! Il n’y a que par nos modes de consommation qu’on pourra changer les choses, la prise de conscience est enfin là, je trouve ça super.

 

Qu’est-ce-qui t’a motivé à te lancer dans l’entrepreneuriat ?

Mon compagnon Mickael : lui avait envie depuis toujours, moi j’étais un peu réticente à être à 100% dans le projet, mais le choix s’est imposé à moi, et je crois que rien n’arrive par hasard !

 

Comment vois-tu l’avenir de EthicDrinks ?

Nous souhaitons implanter la marque partout en France : distributeurs, cavistes, magasins de proximité. Et faire connaitre notre démarche d’écologie heureuse : engager par une consommation plus responsable et plus éthique, éduquer sur la réalité de l’alerte climatique, sans jamais culpabiliser et sans militantisme. C’est dans l’optimisme et les petites actions que le monde sera prêt à changer.

On souhaite aussi engager la filière à adopter une démarche plus écologique : suppression du plastique, livraison green, moins de matériaux et encres par exemple. Et bien sûr grandir et exporter nos produits partout où un besoin de vins bios et durables se fait sentir !

 

As-tu des conseils à donner aux étudiants / jeunes actifs qui souhaiteraient, eux aussi, se lancer dans l’entrepreneuriat ?

C’est une expérience géniale ! Ce comprends avec le recul que la prise de risque en tant qu’étudiant n’est pas si importante que ça. Si ça ne fonctionne pas, on peut réessayer autre chose, ou se réinventer dans un autre domaine ! Rien n’est figé. Notre mantra actuel : On y va, et au pire, ça marche !