En échange à Moscou, elle est rapatriée d’urgence à cause de la Guerre

 En échange à Moscou, elle est rapatriée d’urgence à cause de la Guerre

Nous avons rencontré Marion Audy, étudiante en Master du PGE de TBS Education, qui a effectué son semestre d’échange à l’étranger dans l’institut des relations internationales de Moscou, en Russie. Un mois après son arrivée, les opérations militaires ont commencé entre la Russie et l’Ukraine. Elle nous partage son expérience et son ressenti sur l’ambiance qui régnait en Russie à ce moment-là.

 

Bonjour Marion, peux-tu te présenter ? 

Bonjour, je m’appelle Marion Audy. Je suis étudiante en Master 1 du Programme Grande École de TBS Education. Je suis actuellement en semestre d’échange à MGIMO, l’institut des relations internationales de Moscou en Russie et j’intègre en septembre le double diplôme TBS Education – Sciences Po Toulouse.

 

Peux-tu nous parler de ton expérience en Russie ?

Pendant un mois, dans le cadre de mon échange à l’étranger, j’ai vécu à Moscou dans la résidence étudiante de MGIMO, mon Université Partenaire. Ce mois à Moscou a été très enrichissant. Tout d’abord, les cours de l’université (que j’ai sélectionnés) sont très intéressants et axés sur la géopolitique et les relations internationales (tout ce que j’aime). Ensuite, j’ai rencontré de nombreuses personnes formidables venant de milieux, de parcours et de pays différents et également des étudiants russes.

Il s’agit d’une très belle université dans une très belle ville. Cet échange, bien que court, s’est révélé être bien au-delà de mes attentes.

 

Comment s’est passé ton rapatriement en France ?

À la suite des alertes du fil d’Ariane et du gouvernement via l’Ambassade de France en Russie et des instructions de l’école à la suite d’une réunion avec le Ministère de l’Éducation, nous avons dû rentrer en France. Accompagné de Charles-Édouard, un étudiant français de Rennes Business School, j’ai pris un train, deux jours après la fermeture de l’espace aérien européen, de Moscou à Saint Pétersbourg puis un bus de Saint Pétersbourg à Tallinn. Le voyage a été long, mais s’est très bien passé. Je n’oublierai jamais le temps que nous avons passé à la frontière Russo-Estonienne et les nombreux contrôles que nous avons dû passer. Le bus était rempli d’étudiants en échange et d’expatriés européens.

 

Comment l’école (TBS Education) s’est comportée avec toi ? T’a-t-elle soutenue ? A-t-elle mis des ressources à ta disposition ?

L’école a été très présente, nous a informés et soutenus quant à la situation et a été à notre écoute. Je les remercie pour cela, et notamment, Florence Ramillon, Directrice des Relations Internationales et du Développement, qui durant tout notre périple était présente, à toute heure, pour échanger avec nous et prendre de nos nouvelles via Whatsapp. L’école a été irréprochable.

À notre retour en France, la direction a accepté de prendre en charge nos frais de retour, un geste que nous, étudiants, avons apprécié dans ce contexte particulier.

J’ai moi-même échangé avec Anne Rivière, Directrice du Programme Grande École, à mon retour, dans le but de prendre de mes nouvelles.

Dans cette situation géopolitique particulière, l’école a, une fois de plus, démontré sa proximité et présence aux côtés de ses élèves ainsi que sa réactivité et son adaptation à toute situation.

 

Comment était la situation en Russie à ton départ ? L’Université Partenaire a-t-elle communiqué avec toi ?

À mon départ, la situation à Moscou était inchangée. La vie moscovite et le fonctionnement de l’université et des cours n’ont pas changé. L’Université Partenaire était présente, nous a accompagnés dans le départ et a adapté les cours afin que les étudiants en échange puissent poursuivre leur semestre en ligne.

Cependant, sans parler d’un sentiment d’insécurité, ma dernière semaine à Moscou (entre le début de l’opération militaire russe et mon départ) a été marquée par beaucoup d’incertitude face aux sanctions américaines et européennes (notamment pour les moyens de paiement). Tout s’est passé très vite et nous ne savions pas de quoi allait être fait le lendemain.

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Que fais-tu maintenant ? Quels choix se sont offerts à toi après être rentrée en France ?

L’Université Partenaire a mis en place des cours à distance et m’a permis de poursuivre mon semestre en ligne.

Je profite, également, d’être revenue en Europe et d’avoir plus de temps (dû à mes cours à distance) pour voyager en Europe et découvrir de nouveaux pays.

En parallèle, je prépare ma rentrée de septembre à Sciences Po dans le cadre du double diplôme TBS Education x Sciences Po Toulouse.

 

Pourquoi avoir ressenti l’envie de partager ton expérience à travers cette interview ?

 J’ai ressenti l’envie de faire cette interview afin de proposer un témoignage personnel, de partager mon expérience d’étudiante en semestre d’échange à Moscou et mon expérience de rapatriement d’urgence dans un contexte géopolitique particulier.

 

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