Deux étudiants de l’emlyon lancent une start-up pour lutter contre le vol de vélos

 Deux étudiants de l’emlyon lancent une start-up pour lutter contre le vol de vélos

Paul Ravet et Octave Kleynjans, deux étudiants à l’EM Lyon ont lancé leur première start-up Velhome. Le principe est un gardiennage de vélo chez des particuliers. Encadrés par l’incubateur de l’EM Lyon, ces deux jeunes entrepreneurs souhaitent minimiser le vol de vélos, car près de 1000 vélos sont volés chaque jour en France ! Ils ont déjà réussi à dégoter une émission sur France 3 qui leur était consacrée  … Découvrez leur nouvelle interview pour PGE !

 

Bonjour à tous deux, est-ce que vous pouvez vous présenter ainsi que vos parcours ?

Paul Ravet : J’ai fait une prépa ECE à Gustave Flaubert puis j’ai khûbé et intégré l’EML. Je suis en dernière année de master en train de faire ma césure. J’ai intégré le parcours startup de « pré incubation » depuis 3 mois pour développer un projet que j’avais depuis quelques temps.

L’idée de mon projet m’est venue de ma passion : le vélo. Le vélo m’a beaucoup aidé en prépa, surtout la réparation de vélo et la mécanique. En même temps que le développement de savoir théorique j’aimais garder un côté artisanal. Et je me suis rendu compte qu’il y a une frustration vis-à-vis des vols de vélos. Ensuite il y a eu mon stage à Berlin chez un vendeur de vélos 8bar bikes qui m’a donné envie de continuer dedans.

Octave Kleynjans : J’ai fait une prépa ECE également au lycée Saint Croix à Neuilly-sur-Seine. Dès la prépa j’étais intéressé par les enjeux de développement durable. Quand j’ai intégré l’EM Lyon j’ai décidé de rejoindre le NOISE où j’ai plus découvert l’impact social et écologique ainsi que l’entrepreneuriat social. Comme Paul j’ai voulu rejoindre le parcours startup. J’ai rejoint le projet de Paul car ça m’intéressait et correspondait aussi au moment où je m’étais fait voler un vélo.

 

Quel est votre projet actuel Velhome ?

On a remarqué un problème lié à la sécurité des vélos lorsqu’ils sont garés. Même si on attache le vélo à un point fixe il peut se faire voler le reste et/ou dégrader. Dès le moment où je mets mon vélo dehors je prends un risque. Un vélo coûte en moyenne 566€, et encore plus les vélos électriques aujourd’hui qui peuvent coûter jusqu’à 3000 euros. Prenons quelques chiffres : 1000 vélos sont vélos chaque jour en France en 2020. Malgré le confinement il y a eu une hausse de 62% des vols de vélos en 2020. 50% des cyclistes ont déjà été victimes d’un vol.

On s’est aperçu que beaucoup de personnes étaient prêtes à accueillir des vélos gratuitement chez eux. C’est pourquoi on laisserait le choix à l’hôte de choisir si le service est payant ou gratuit. Notre projet est donc de mettre en relation des hôtes qui pourraient héberger les vélos de particulier, moyennant finance ou gratuitement ce sera selon leur volonté.

On a commencé à évaluer notre projet à Rouen. On a créé un groupe Facebook qui regroupe aujourd’hui 700 personnes depuis décembre, 60 hôtes à Rouen qui nous font confiance et autant de cyclistes. On cherche actuellement des contrats avec les métropoles et villes qui voudraient augmenter la sécurité des vélos.

 

Vous êtes passés sur France 3 avec le projet Velhome ?

Paul : Ça m’a surpris puisque je suis passé des cours que je suivais en ligne à une équipe de tournage qui vient chez moi. Cette expérience est arrivée au début de notre projet à Rouen. Ça a commencé sur France 3 Normandie puis on est passé sur France 3. La chaîne avait repéré notre projet, elle voulait mettre notre initiative en avant. Ce fut une très bonne expérience même s’il y avait de la pression car c’était à une plus grande échelle que Rouen.

On a fait également un 2e tournage sur France 3 qui est passé dans « ma vie notre idéal ».

Vous pouvez retrouver le lien de l’émission sur France 3 ci-dessous : 

 

Que répondez-vous au problème de confiance par rapport au fait de laisser son vélo chez des inconnus ?

On compte mettre en place une application mobile ainsi que le système de recommandation et notation avec des étoiles. Les bons profils seront tirés vers le haut et les mauvais hôtes pourront être signalés. Pour l’instant à notre échelle on garde une proximité avec nos utilisateurs donc ils nous font confiance, souvent des activistes attachés à notre cause.

 

En quoi votre formation à l’EM Lyon ainsi que vos stages précédents/actuels vous aident dans ce projet ?

Le programme startup nous a aidé en nous mettant en relation avec des entrepreneurs, des coachs d’incubateur. On rencontre des entrepreneurs toutes les semaines. Ça a été super utile dans la phase de début de projet. Il y a un parcours aménagé pour qu’on puisse se concentrer sur notre projet avec 2 jours de cours puis 3 jours de travail sur le projet. On découvre beaucoup le terrain, plus seulement le théorique des cours.

On a aujourd’hui un carnet d’adresse bien fourni ce qui nous aide beaucoup actuellement. En plus d’avoir le réseau de l’école on a le réseau d’entrepreneurs que le programme nous permet d’avoir. Le programme nous a aussi permis de d’obtenir beaucoup d’entretiens avec des cyclistes.

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie au départ d’entreprendre, qui plus est dans ce domaine ?

Octave : j’avais fait un premier stage en département RSE d’un grand groupe. Mais rapidement je me suis rendu compte que le pouvoir de décision dans un groupe prend beaucoup de temps ; il y a beaucoup de hiérarchie et il faut du temps pour faire bouger les choses. Je me suis dit alors que je voulais soit entreprendre soit aller dans une petite boite. J’ai choisi l’entrepreneuriat car aussi on est plus libre et on arrive à avoir un impact.

Paul : Je suis totalement d’accord avec ce qu’a dit Octave. Mon intérêt premier est celui du vélo donc j’ai voulu entreprendre dans ce qui me tenait réellement à cœur. J’avais envie d’avoir un impact maintenant plutôt que d’attendre 10 ans dans une boite avant de lancer la mienne. Le projet prend certes du temps mais quand on a une idée en tête il faut savoir se lancer.

 

Si vous aussi avez peur pour votre vélo, si vous souhaitez plus de sécurité pour celui-ci, vous pouvez contacter Paul et Octave directement pour rejoindre cette aventure entrepreneuriale.

Julien Bourbé