Christine Lagarde : parcours, carrière et salaire

Christine Lagarde : parcours, carrière et salaire

Elle est la première femme à avoir été ministre de l’Economie d’un pays du G8, et également la première femme à avoir été à la tête du Fonds Monétaire International et de la Banque Centrale Européenne. Retour sur la carrière de Christine Lagarde.

 

Christine Lagarde : origines et études

Christine Lagarde est née le 1er janvier 1956 à Paris. Son père est professeur au lycée François Ier du Havre et sa mère est agrégée de lettres classiques.

Elle a passé son enfance dans la ville du Havre (en Seine-Maritime). Elle étudie au lycée François Ier puis au lycée Claude-Monet de la même ville. Pratiquant la natation synchronisée, elle intègre l’équipe de France et remporte une médaille de bronze au championnat national à l’âge de 15 ans.

 

Après avoir obtenu son baccalauréat en 1974, elle décroche une bourse et décide de partir un an aux États-Unis grâce à l’association American Field Service. Elle est diplômée du lycée Holton-Arms School dans le Maryland, et effectue un stage au Capitole en tant qu’assistante parlementaire de William Cohen, représentant du Parti républicain du Maine.

De retour en France, elle est diplômée de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence en 1977. Elle prépare ensuite le concours d’entrée à l’École Nationale d’Administration (ENA), auquel elle échoue. Elle obtient finalement deux maîtrises en anglais et en droit des affaires, puis un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) de droit social à l’université Paris X-Nanterre.

 

Lire plus : Valérie Pécresse : parcours, fortune, avenir ?

 

Lagarde : Carrière et parcours politique

Après ses études, elle devient avocate au barreau de Paris en 1981, et rejoint le cabinet d’avocats d’affaires Baker McKenzie, un des premiers cabinets d’avocats mondiaux, dont elle gravit tous les échelons en 25 ans de carrière : associée du bureau parisien en 1987, associée-gérante en 1991, membre du comité exécutif mondial à Chicago en 1995 et enfin présidente de ce comité en 1999. Elle est alors à la tête d’un des plus grands cabinets du monde tout en devenant la première femme et première personnalité non américaine à ce poste.

Parallèlement, de 1995 à 2002, elle est membre du cercle de réflexion Center for Strategic and International Studies (CSIS). Jacques Chirac, président de la République Française, la nomme au grade de chevalier de la Légion d’honneur en juillet 2000. Elle entre en avril 2005, au conseil de surveillance de la multinationale néerlandaise ING.

 

Au milieu des années 2000, elle opère un tournant dans sa carrière et s’investit en politique. Christine Lagarde est alors nommée ministre déléguée au Commerce extérieur en 2005. Elle occupe ce poste pendant deux ans. Lors de la campagne présidentielle de 2007, elle s’engage aux côtés du candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy. Après l’élection de ce dernier à la présidence en mai 2007, elle est nommée ministre de l’Agriculture et de la Pêche. Mais après quelques semaines, elle est finalement nommée au ministère de l’Economie et des Finances au sein du gouvernement de François Fillon. Elle devient ainsi la première femme à être nommée ministre de l’Economie et des Finances.

En juillet 2011, elle devient directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), succédant ainsi à un autre français, Dominique Strauss-Kahn qui est alors en pleine tourmente. En juillet 2019, elle présente sa démission au FMI avant de prendre la tête de la Banque Centrale Européenne (BCE).

 

Lire plus : Nicolas Sarkozy : parcours, fortune et salaire

 

Quels sont les revenus de l’actuelle présidente de la BCE ?

Selon Ouest France, lorsqu’elle était à la tête du FMI, Christine Lagarde touchait un salaire de 551 700 dollars annuels (380 000 euros), avait annoncé l’institution. Son indemnité, se composait d’un salaire de base de 467 940 dollars par an. Elle bénéficiait en complément d’une allocation pour frais de représentation de 83 760 dollars par an. Au taux de change de l’époque, cela représentait environ 31 700 euros par mois. Par ailleurs, cette somme n’était soumise à aucun impôt, grâce au statut de fonctionnaire international des salariés du Fonds.

Le dernier salaire annuel que le FMI ait publié pour son prédécesseur, Dominique Strauss-Kahn, était de 521 000 dollars pour la troisième année de son mandat, soit environ 30 000 dollars de moins que le Christine Lagarde.

 

Le média Business AM nous informait en 2021 que le salaire dans la française était classé dans le top 5 de l’Union européenne mais qu’elle « ne perçoit pas les émoluments les plus élevés ». En effet, le média rapporte que celle qui est la tête de la BCE depuis 2019 perçoit 416.016 euros par année. Le site précise que « la présidente bénéficie d’une résidence, fournie à la place d’une indemnité de logement ».

 

Lire plus : La BCE demande aux banques de se préparer à une crise